Le Japon aide le Vietnam à traiter les séquelles de la dioxine

Le 16 janvier, le gouvernement japonais a officiellement remis au Corps chimique vietnamien un ensemble d'équipements modernes pour l'analyse de la dioxine et de l'environnement, financés par une aide non remboursable du Japon. Cette initiative vise à soutenir le Vietnam dans ses efforts pour surmonter les conséquences des produits chimiques toxiques laissés par la guerre.

Photo : VNA
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Hô Chi Minh-Ville, 17 janvier (VNA) – Le 16 janvier, le gouvernement japonais a officiellement remis au Corps chimique vietnamien un ensemble d'équipements modernes pour l'analyse de la dioxine et de l'environnement, financés par une aide non remboursable du Japon. Cette initiative vise à soutenir le Vietnam dans ses efforts pour surmonter les conséquences des produits chimiques toxiques laissés par la guerre.


Lors de la cérémonie tenue à Hô Chi Minh-Ville, Mme Miho Hanai, directrice de la société japonaise Crow, et le général de division Hà Văn Cử, commandant du Corps chimique et directeur général du Centre national d’action pour les produits chimiques toxiques et le traitement de l’environnement (NACCET), ont signé le procès-verbal de remise des équipements.


Ce laboratoire, équipé de 25 systèmes modernes d’analyse de la dioxine et de l’environnement, permettra de renforcer les capacités du NACCET et du Corps chimique dans l’évaluation et la surveillance des zones contaminées par les produits chimiques toxiques hérités de la guerre.


Le projet, mis en œuvre entre 2019 et 2023, représente un investissement total de plus de 2,8 millions de dollars, dont 2,7 millions de dollars sont issus d'une aide non remboursable du gouvernement japonais, complétés par un financement de contrepartie vietnamien. Le ministère de la Défense a assuré la gestion globale du projet, tandis que le NACCET a supervisé son exécution.


L’objectif principal de ce projet est de renforcer les capacités du Vietnam en matière d’investigation, d’évaluation et de traitement des zones contaminées par des substances toxiques, notamment l’agent orange/dioxine. Il prévoit également le transfert d’équipements, la formation technique du personnel et la modernisation des infrastructures de laboratoire de la branche sud du NACCET.


S’exprimant lors de la cérémonie, le général de corps d’armée Hoàng Xuân Chiên, vice-ministre de la Défense et chef du Bureau permanent du Comité directeur national pour le règlement des conséquences des munitions non explosées et des produits chimiques toxiques d’après-guerre (Comité directeur 701), a souligné que la gestion des zones contaminées par des produits chimiques toxiques est une mission urgente et profondément humanitaire.


Il a exprimé sa gratitude sincère envers le gouvernement et le peuple japonais, affirmant que ce soutien reflète l’étroite coopération entre les deux nations. Ce geste témoigne également d’un engagement commun à réparer les séquelles de la guerre et à protéger l’environnement au Vietnam.


Le général s’est dit convaincu que l’introduction de ces 25 systèmes modernes contribuera de manière significative à améliorer la capacité du Vietnam à analyser, évaluer et assainir les zones contaminées par la dioxine. Cette initiative accélérera également la mise en œuvre du plan national du Vietnam pour le traitement des produits chimiques toxiques et des dioxines sur la période 2021-2030, tout en consolidant le rôle du NACCET en tant qu’institution de premier plan dans ce domaine.


Pour maximiser les résultats du projet, le général Hoàng Xuân Chiên a appelé le NACCET à utiliser efficacement les équipements reçus, à intensifier les recherches et les activités de traitement des zones contaminées, et à renforcer la coopération internationale. Il a également encouragé le centre à attirer des experts de haut niveau et à appliquer des technologies avancées pour gérer les substances toxiques et lutter contre la pollution environnementale. - VNA

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