Le chant alterné Sình ca, l’âme des Cao Lan

Le Sình ca consiste en de courts poèmes récités en musique par des jeunes hommes et femmes. Ces poèmes regorgent de métaphores que les interprètes utilisent pour exprimer leurs sentiments.

Quang Ninh (VNA) – Les Cao Lan sont l’un des deux sous-groupes de l’ethnie San Chay, l’autre étant les San Chi. Ils vivent dans différentes provinces du Nord. Les 500 Cao Lan qui habitent à Ba Che, un district rattaché à la province de Quang Ninh (Nord), préservent encore bien des traditions ancestrales, dont la pratique du chant alterné.

Le chant alterné Sình ca, l’âme des Cao Lan ảnh 1Directement inspiré de la vie quotidienne, le xinh ca occupe une place particulière dans la vie culturelle des Cao Lan. Photo: daidoanket.vn


Le chant alterné des Cao Lan s’appelle le Sình ca, qui consiste en de courts poèmes récités en musique par des jeunes hommes et femmes. Ces poèmes regorgent de métaphores que les interprètes utilisent pour se faire connaissance et exprimer leurs sentiments.

En général, un poème comprend quatre vers et à en croire Luc Van Binh, lui-même Cao Lan, grand connaisseur de la culture de son ethnie et vice-président du comité populaire de Thanh Son, les Cao Lan de Ba Che ont une façon qui leur est bien propre de chantonner ces poèmes.

«Disons que les Cao Lan de Ba Che ont inventé une musique autre que celle des autres Cao Lan, mais les vers restent les mêmes», explique-t-il. «Prenons quelques exemples. Dans un mariage, les garçons inviteront les filles à boire en chantant: ‘Si vous acceptez à boire avec moi, on fera un couple. Sinon, on se quittera sans bruit’. Et lorsqu’un garçon voit passer une fille qui lui plaît, il l’invitera à entrer chez lui en chantant: ‘Entrez, s’il vous plaît, joli passereau. Même s’il n’y a pas d’alcool, j’ai toujours un verre d’eau à vous offrir’».

Le chant alterné des Cao Lan s’effectue sans musique d’accompagnement, et à la différence d’autres peuples qui aiment chanter des devinettes, les Cao Lan chantent juste pour communiquer, comme l’affirme Luc Van Binh.

«Nous chantons pour le plaisir, et par le chant, nous exprimons ce que nous ne pouvons pas en parlant. Il n’y a pas de date ou d’occasion spéciale pour que les gens se communiquent en chantant», souligne-t-il.

Luc Van Binh s’est donné pour mission d’apprendre aux jeunes le répertoire du Sình ca, l’expression la plus fidèle de l’âme Cao Lan. – VOV/VNA

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