New York (VNA) - L'Australie et le Timor-Leste ont conclu mardi 6 mars au siège de l’Organisation des Nations Unies (ONU) à New York, un traité sur la délimitation de leurs frontières maritimes dans la mer de Timor. L’événement a été honoré par la présence du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Cérémonie de signature d'un traité entre l'Australie et le Timor-Leste. Photo: AP

Cet événement historique marque la conclusion réussie de la toute première procédure de conciliation entre l’Australie et le Timor-Leste en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer 1982 (CNUDM).

Dans une déclaration donnée le 7 mars, la ministre australienne des Affaires étrangères Julie Bishop a souligné que Canberra saluait la signature de ce traité historique qui établissait des frontières maritimes entre l’Australie et le Timor-Leste, lequel permettra de mettre fin à un différend de dix ans sur les champs de pétrole et de gaz entre les deux pays.

"Le traité est une convention historique qui ouvrira un nouveau chapitre des relations entre les deux pays. Il détermine les frontières maritimes et permet aux deux pays d’exploiter le gisement gazier de Greater Sunrise", a déclaré Mme Julie Bishop.

En même temps, le ministre d'Etat chargé de la délimitation des frontières du Timor-Leste, Agio Pereira, s’est félicité de la signature de ce ​"traité équitable​".  Le traité est un jalon historique pour le Timor-Leste, mais aussi pour son amitié avec l’Australie. ​"Grâce aux engagements forts des dirigeants des deux nations sur la procédure de conciliation, nous sommes parvenus à un traité équitable sur la délimitation de nos frontière maritime, correspondant au droit international", a-t-il affirmé.   

L'Australie et le Timor-Leste ont commencé à négocier le règlement des différends territoriaux en 2002. En 2006, les deux parties ont signé des accords maritimes concernant la mer de Timor.

Le gisement de Greater Sunrise, qui se trouve à 150 kilomètres au sud-est du Timor-Leste et à 450 kilomètres au nord-ouest de la ville australienne de Darwin, est estimé renfermer 144 milliards de mètres cubes de gaz et 226 millions de barils de condensat, soit une valeur de 40 milliards de dollars. - VNA