L’art écologique prend ses quartiers à Hanoï

“Be the change” (Soyez le changement) est le thème d’une exposition-installation qui s’est ouverte dans la rue du 19 décembre à Hanoï (dite "rue des livres")

Hanoi, 13 novembre (VNA) - “Be the change” (Soyez le changement) est le thème d’une exposition-installation qui s’est ouverte dans la rue du 19 décembre à Hanoï (dite "rue des livres") où les artistes présentent leurs œuvres faites d’objets recyclables, pour alerter, susciter une prise de conscience ou dénoncer une situation autour de la problématique de la protection l’environnement. L’événement se tient du 9 au 17 novembre.

L’art écologique prend ses quartiers à Hanoï ảnh 1L'auteure fait une pause avec la tortue en composite.

Une tortue en composite attire particulièrement l’attention des enfants. Une fillette de cinq ans, accompagnée de sa mère, en fait le tour. Elle la touche, à la fois surprise et intriguée.  Ce  reptile lui rappelle l’image d’une grosse tortue verte morte en Thaïlande après avoir ingurgité trop de plastique, qu’elle avait vue à la télévision. Son estomac avait gonflé en raison de tout le plastique ingurgité et elle ne pouvait plus s'alimenter.
 
Cette tortue composite est l'œuvre du plasticien Doan Hoàng Kiên et du photographe Trân Viêt Duc. Ses ongles sont très réalistes. Sa carapace se compose de clichés de sacs en plastique et autres déchets prises dans l’ensemble du pays par Trân Viêt Duc.  "Effrayant ! Car les déchets plastiques sont partout, surtout en ville", souligne Trân Viêt Duc.
 
Cette œuvre fait partie de la série d’activités annuelles “Davines Art Series”. Pour cette 7e  édition, l’événement porte sur le thème “Be the change”, ce qui signifie “Apportez les changements que vous souhaitez voir”.
 
Pour les Hanoïens, la tortue est un symbole de leur ville. C'est la fameuse tortue d'or de la légende de la restitution de l’épée au roi Lê Loi, après son combat victorieux contre les envahisseurs Ming (XVe siècle). Au Temple de la Littérature à Hanoï, la tortue est aussi l’unique animal portant les stèles des Docteurs. "Mais ce symbole culturel doit aussi porter sur son dos tous les déchets plastiques que l’homme déverse. L’existence ou la perte de ce symbole sont entre nos mains", explique le plasticien Doan Hoàng Kiên.

L’art écologique prend ses quartiers à Hanoï ảnh 2La figure de l'Oncle Têu d'une hauteur de 5 mètres composée de 10.000 pailles en plastique.

 
À quelques pas de cette tortue composite se trouve une figure d'une hauteur de 5 mètres de l’Oncle Têu, un personnage de l’art des marionnettes. Cette image familière de la culture du delta du fleuve Rouge est composée de 10.000 pailles en plastique de différentes couleurs. Selon Dô Hiêp, auteur de l’œuvre, si les sacs en plastique constituent un problème tant dans les zones urbaines que rurales, les pailles sont particulièrement les enjeux des cités.
 
Des plantes vertes dans de vieilles bouteilles

L’art écologique prend ses quartiers à Hanoï ảnh 3L'œuvre "Plantes de vie".  


Cette exposition-installation présente des idées intéressantes pour préserver la planète. Par exemple, des bouteilles de shampoing servent de vases à de jeunes plantes. Des bouteilles, des récipients de produits cosmétiques, sont combinés pour former des murs verts dans l’œuvre Plantes de vie de Flinh et Dang Thùy Anh. L’œuvre Nous mangeons du plastique de Pham Trân Quân se compose de trois personnages  aux regards sombres et fatigués à cause de la pollution plastique. Elle est composée de sacs, de bouteilles, de pailles en plastique...
 
L'exposition présente également trois courts métrages de l'artiste Nguyên Trung Kiên. Dans celui intitulé Je vends des fleurs, non des déchets, on peut voir des scènes de rejet, de ramassage et de transport d’ordures dans les grandes villes. "Je veux créer des espaces qui me correspondent. Avec des matériaux recyclés ou récupérés comme des morceaux de bois, des tables ou des chaises, j’ai crée cet espace", raconte Hoàng Huong Giang, propriétaire d’un café.

L’art écologique prend ses quartiers à Hanoï ảnh 4L’œuvre "Nous mangeons du plastique."


Ces films parlent de nombreux autres projets personnels, par exemple la fabrication de pailles en matériaux écologiques, de boîtes à repas de bureau pour dire non à celles en polystyrène à usage unique. Les personnages des films eux-mêmes admettent qu'ils doivent changer leurs habitudes de vie et cesser d'utiliser certains objets générateurs de pollution.
 
Le peintre Lê Thiêt Cuong, à l’origine de cette exposition, a déclaré qu'avec “Be the change”, les artistes souhaitent promouvoir un mode de vie sain et responsable.  Ils n'appellent pas au boycott du plastique mais désirent que les gens apprennent à vivre avec ce matériau, le recyclent et réduisent leur usage de produits jetables.- CVN/VNA

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