Manille (VNA) – Les militaires philippins ont indiqué dimanche 22 octobre avoir sauvé les 20 derniers otages des mains des terroristes de l’Etat islamique dans la ville de Marawi qui était occupée partiellement depuis mai dernier par des combattants islamistes.

Une vue de Marawi le 17 septembre 2017 lors de bombardements par l'aviation philippine de positions de militants islamistes dans cette ville du sud des Philippines. Photo : AFP

Le colonnel de l’armée philippine Romeo Brawner Jr. a indiqué à la presse que la libération de tous les 20 otages a permis à l’armée de lancer un assaut total contre une trentaine de combattants du Maute (lié à l’État islamique, IS), y compris leurs femmes.

Il a déclaré que les forces gouvernementales ont utilisé des haut-parleurs pour appeler à se rendre les combattants restants qui restaient retranchés dans un bâtiment situé dans la zone de combat principale.

Le président philippin Rodrigo Duterte a annoncé, mardi 17 octobre la libération de de Marawi, une ville de près de 200.000 habitants située sur la grande île du sud du pays, Mindanao, au lendemain de la mort de deux chefs de la rébellion.

Le chef de l’État philippin a déclaré le 20 octobre qu’il n’allait pas abroger la loi martiale intauré le 23 mai sur Mindanao après une journée de combats en zone urbaine entre l’armée et des groupes ayant prêté allégeance à l’IS.

L’extrême sud des Philippines est en proie depuis les années 1990 aux attaques de groupes criminels se réclamant de l’islam radical et se finançant avec les prises d’otages et la piraterie maritime. 

Selon le colonnel Brawner, plus de 919 rebelles, près de 100 civils et 165 soldats ont été tués depuis mai dans les affrontements. – VNA