Hanoï (VNA) - A l’heure actuelle, le Vietnam est un des 15 premiers exportateurs mondiaux de produits agricoles, et le 2e en Asie du Sud-Est. Ses produits sont vendus dans plus de 180 pays et territoires du monde.

Transformation de papaye. Photo: thanhnien

Cependant, il existe de grands défis auxquels ce secteur national doivent faire face, dont le fait que la plupart des produits vietnamiens sont exportés à l'état brut ou semi-traité, et que les technologies de traitement, de conservation et de transformation ne satisfont pas aux exigences et normes des pays importateurs.

Le Vietnam, en tant qu’une des puissances mondiales de produits agricoles et aquatiques, avec 40 milliards de dollars d’exportation par an, présente de nombreuses faiblesses dans la préservation des produits après récolte. Selon un rapport publié par le Département général de l’environnement, annuellement, le pays perd environ 5,75 millions de tonnes de produits en raison de l’absence d’une conservation optimale.

Raison pour laquelle la valeur ajoutée des produits agricoles et aquatiques demeure modeste, autrement dit le pays en bénéficie très peu.

C’est ce qui ressort du colloque «Développer l’industrie de transformation et de conservation des produits agricoles et aquatiques», tenu le 24 juillet à Hô Chi Minh-Ville.

De 25 à 30% des produits agricoles et aquatiques du Vietnam sont jetés, contre 15% en Asie du Sud-Est en moyenne. Pour la viande et les produits aquatiques, ce taux est respectivement de 14% et 12%. C’est vraiment une grande perte pour l’économie nationale, et aussi un défi environnemental, ont indiqué des experts.

Pour parvenir à l’objectif de  65 – 70 milliards de dollars de valeur à l’export de produits agricoles et aquatiques en 2030, il est nécessaire de renforcer les liens entre paysans, entreprises et organes compétents dans la formation d’une chaîne fermée allant de la production, l’élevage à la transformation et à l’exportation. Cela permettra de garantir les intérêts des parties concernés et d’améliorer la qualité des produits.

De plus, il est nécessaire d’intensifier les investissements dans la modernisation des usines de transformation et de la chaîne de logistique pour rehausser la valeur ajoutée des produits agricoles et aquatiques. -CPV/VNA