Des milliers de manifestants thaïlandais ont été autorisés à s'approcher des sièges du gouvernement et de la police métropolitaine de Bangkok, mardi 3 décembre.

Une tentative des autorités de calmer le jeu, au moins temporairement, à l'occasion de l'anniversaire du roi Bhumibol Adulyadej, jeudi.

La tension a baissé bien que la situation ne soit pas encore revenue à la normale, a déclaré le Premier ministre, Mme Yingluck Shinawatra, avant d'affirmer que les autorités ne recourraient pas à la force contre les manifestants.

Elle a également appelé l'opposition à se mettre dans les brefs délais au dialogue pour mettre fin à cette crise politique.

A ce jour, les manifestations contre le gouvernement ont fait quatre morts et 256 blessés.

Mercredi, le gouvernement a annoncé qu'il ne négocierait pas avec le meneur des négociations, Suthep Thaugsuban, si ce dernier ne capitulait pas. Le ministre des Affaires étrangèrse Surapong Tovichakchaikul a déclaré qu'il était temps à Suthep Thaugsuban de capituler car il a violé la loi thaïlandaise.

Lundi, la Cour pénale de Thaïlande a émis un mandat d'arrêt pour "insurrection" contre Suthep Thuagsuban. 

L'ancien député du Parti démocrate et ancien vice-Premier ministre est accusé d'actes inscontitutionnels et d'incitation à l'émeute. Auparavant, la Cour pénale avait déjà reproché à Suthep Thuagsuban d'avoir incité des milliers de manifestants à pénétrer dans les ministères des Finances et des Affaires étrangères, ainsi que dans plusieurs autres services publics le 25 novembre. -VNA