La santé pousse sur le mont Yên Tu au Nord-Est

Le mont Yên Tu qui culmine à 1.068 m , est le sommet plus élevé de la chaîne de montagnes de Dông Triêu, relevant de la province de Quang Ninh (Nord-Est). Berceau du courant bouddhique Truc Lâm, ce lieu sacré fait chaque année l’objet de nombreux pèlerinages.
Le mont Yên Tu quiculmine à 1.068 m , est le sommet plus élevé de la chaîne de montagnesde Dông Triêu, relevant de la province de Quang Ninh (Nord-Est).Berceau du courant bouddhique Truc Lâm, ce lieu sacré fait chaque annéel’objet de nombreux pèlerinages. Mais depuis quelques mois, il bénéficied’un nouvel attrait : un vaste espace dédié à la culture de plantesmédicinales.

Comme l’a recommandé l’Organisationmondiale de la santé (OMS), chaque pays devrait être équipé d’au moinsun jardin de plantes médicinales à l’échelle nationale, pour valoriseret développer les remèdes traditionnels. De nombreux États dans le mondes’appliquent à préparer des produits pharmaceutiques et de beauté àbase de ces plantes. « Au Vietnam, la médecine orientale s’exerce depuisplusieurs siècles. C’est donc une très bonne chose de voir ce projet dejardin national se réaliser », indique Trân Van On, Docteur enpharmacie et chef de la Section botanique de l’Université de pharmaciede Hanoi. Ce dernier est l’un des initiateurs et réalisateurs de cejardin, qui s’étendra dans l’avenir sur des centaines d’hectares.

Histoire, culture et nature

Ainsi,au pied du mont Yên Tu, un vaste terrain plat de 10 hectares nichéentre des montagnes vient d’être recouvert de végétations. Ici et là,des groupes de jardiniers s’affairent à soigner de jeunes plants. « YênTu est un endroit sacré où convergent culture, histoire et nature. Sesconditions géologiques et climatiques sont propices à créer ce lieu» ,insiste-il. Et d’expliquer qu’il y a presque 700 ans, le roi Trân NhânTông s’est retiré dans cet endroit. Il y a créé le courant religieuxTruc Lâm et étudié les remèdes traditionnels.
Pour accéderau sommet du mont Yên Tu, à plus de 1.000 m d’altitude, il fautemprunter un sentier escarpé de 6 km, parsemé de pagodes et de temples.Ou prendre le téléphérique. Quand on approche du sommet, le Chua Dông-un pagodon de bronze (3m de hauteur, 12 m² de superficie et 60 tonnes)-se dessine à l’horizon. Quelques mètres avant, à 900m d’altitude, sedresse également un bloc de pierre humanoïde. «C’est la statue d’An KySinh, un bouddhiste chinois », explique Trân Van On. Selon la légende,ce Chinois est venu prêcher le bouddhisme au Vietnam il y a 2000 ans. Depassage à Yên Tu, il fut fasciné par l’abondance d’espèces de plantesmédicinales qui poussaient même sur les versants les plus abrupts. Il adécidé d’y rester longtemps pour en étudier la «chimie». Il est ensuitedécédé sur cette «terre bénite». On l’a retrouvé pétrifié, le regardfixé vers son jardin.

Ce «jardin médicinal naturel» s’étend aucreux d’une forêt primitive. Nous y allons découvrir des espèces quenous n’avions jamais soupçonnées. Sur place, le docteur Trân Van On nousen décrit quelques-unes : " gung gio " (gingembre fou), "hoa tiên " , " toa duong " , " phong môt la "(érable à feuille unique), " sâm A " (gingseng), " ba bênh" (littéralement : capable de traiter toutes les maladies ; nom latin: Eurycoma longifolia )... De temps en temps, il marque un tempsd’arrêt pour arracher des feuilles ou ramasser quelques pousses, et lesmettre dans un grand sac en bandoulière. Et comme un homme de passion necesse jamais de travailler, il en profite également pour prendre desclichés et griffonner diverses annotations dans un cahier.

Originaire de la province de Thai Nguyên (au Nord), Trân Van On étaitl’un des seuls étudiants de l’Université de pharmacie de Hanoi issud’ethnie minoritaire. Diplômé en 1988, il a continué ses étudespost-universitaires pour devenir, quelques années plus tard, le premierDocteur en pharmacie de l’ethnie San Chay. Fin 2012, lors d’un séminaireinternational sur les produits pharmaceutiques végétaux, organisé àHanoi, le Docteur Trân Van On a, dans un anglais qui force l’admiration,présenté son sujet de recherche : la préservation des espèces végétalesmédicinales utilisées par les ethnies minoritaires.

Selon sespropres termes, il fait d’une pierre deux coups avec ce jardin. « Yên Tuétait déjà très fréquentée par les touristes. Mais aujourd’hui, avecles visites et les remèdes préparés sur place, on gagnera assez pourassurer la pérennité de ce lieu et contribuer à la préservation desplantes médicinales dans le pays». - VNA

Voir plus

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. Photo: VNA

L’Hôpital central de Huê établit un record : un rein conservé 18 heures avant une transplantation à longue distance

L’hôpital central de Huê a réalisé avec succès deux transplantations rénales consécutives grâce au système de conservation LifePort, portant à cinq le nombre total de greffes utilisant cette technologie. L’une d’elles a notamment permis de transporter un rein sur plus de 1 800 km, avec environ 18 heures d’ischémie froide, illustrant les progrès de la médecine vietnamienne en matière de conservation des organes et de coordination des équipes médicales.

Le 13 mars 2026, l’hôpital Việt Đức a réalisé une série de transplantations à partir d’un donneur en état de mort cérébrale. Photo : VNS

Transplantation d’organes : la médecine vietnamienne franchit de nouveaux caps.

Avec 34 centres spécialisés et la maîtrise de techniques complexes, notamment les transplantations de plusieurs organes et les greffes en « domino », le Vietnam renforce ses capacités dans le domaine de la transplantation, tout en poursuivant le développement de la recherche et le transfert de technologies médicales de pointe.

Chirurgie robotique de transplantation d’organes à l’hôpital Binh Dân. Photo: VNA

La médecine vietnamienne consacre son expertise dans les greffes multiples

Grâce à son réseau de 34 centres de transplantation actifs, le système de santé national a dépassé le stade des greffes d’organes isolés et maîtrise désormais des interventions d’une grande complexité. Ces avancées médicales et les recherches associées sont aujourd’hui en lice pour le prestigieux Prix Hô Chi Minh des sciences et technologies.

Vaccination des enfants contre la grippe pour réduire le risque de propagation de la grippe A. Photo: VNA

Forte hausse des cas de grippe A au sein de la communauté

Hô Chi Minh-Ville a recensé 34 664 cas d’infections respiratoires aiguës au cours de la première semaine d’octobre, soit une hausse de plus de 64 % par rapport à la moyenne des quatre semaines précédentes. Face à la progression de la grippe A, les autorités sanitaires appellent la population à renforcer les mesures de prévention, notamment auprès des personnes vulnérables.

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. Photo: VNA

Le Vietnam entend développer une médecine traditionnelle globale, moderne et scientifique

Le Vietnam entend faire de la médecine traditionnelle un pilier de son système de santé et un secteur économique à forte valeur ajoutée. La stratégie nationale adoptée à l’horizon 2030, avec une vision jusqu’en 2045, mise sur l’intégration des soins traditionnels et modernes, le développement de l’industrie des plantes médicinales, l’innovation scientifique et la valorisation des savoirs ancestraux, tout en renforçant le rayonnement international du pays.

Le camélia doré, une plante médicinale précieuse, est largement cultivé dans la province de Thai Nguyen. Photo diffusée par la VNA

La science et la technologie révolutionnent la filière des plantes médicinales

Fort de ses riches ressources médicinales et d’une longue tradition en la matière, le Vietnam possède le potentiel de développer une filière de plantes médicinales compétitive à l’échelle internationale. Toutefois, pour concrétiser ce potentiel, il est nécessaire de mettre en œuvre des politiques plus vigoureuses et de recourir davantage à la science et à la technologie.