La restructuration agricole, élément clé de la modernisation des campagnes

La restructuration agricole conditionne l'industrialisation et la modernisation des campagnes

C'est sur la restructuration agricole et la nouvelle ruralité que repose le programme d’industrialisation des campagnes. La première passe pour être la condition essentielle au succès de la seconde.

Hanoi (VNA) - C'est sur la restructuration agricole et la nouvelle ruralité que repose le programme d’industrialisation et de modernisation des campagnes vietnamiennes. La première passe d’ailleurs pour être la condition essentielle au succès de la seconde, en tout cas dans la période 2016-2020.

La restructuration agricole conditionne l'industrialisation et la modernisation des campagnes ảnh 1Le mouvement d’édification de la nouvelle ruralité aide à changer la physionomie des villages et à améliorer la vie des gens. Photo: dantri

Une nouvelle physionomie de la campagne

Lancé en 2011, le programme national d’instauration de la nouvelle ruralité a fait changer la physionomie des campagnes vietnamiennes. En témoignent les 47.000 nouveaux kilomètres de routes et les 80% de communes qui ont été électrifiées. Les conditions de vie s’améliorent, la production agricole marchande progresse... De nombreuses localités ont constitué, en assemblant de petites parcelles de terre, de grands champs, réorganisé leurs réseaux hydrauliques et de circulation entre les champs, de manière à favoriser la mécanisation des travaux agricoles... 

“Ce programme global et pertinent contribue, pour une part importante, à la mise en œuvre de la résolution du Parti communiste du Vietnam relative à l’agriculture, à la paysannerie et à la ruralité. Il permet d’élever le niveau de vie matérielle et spirituelle de la population” s’est félicité Dang Hoang Tuan, député de la province de Long An (Sud).

En 2013, le Premier ministre a ratifié un plan de restructuration agricole destiné à élever la valeur ajoutée de l’agriculture et à garantir son développement durable. Le plan en question aura permis d’accélérer l’instauration de la nouvelle ruralité, d’élever les revenus, de réduire le taux de pauvreté, de réorganiser la main d’œuvre agricole et de créer plus d’emplois. Cependant, les résultats sont très différents d’une région à l’autre.

Quand nouvelle ruralité rime avec restructuration agricole

Pour la période 2016-2020, l’objectif du programme national d’instauration de la nouvelle ruralité est de permettre à la moitié des communes de répondre aux normes néo-rurales. Il s’agit notamment des normes relatives aux infrastructures routières, à l’approvisionnement en eau et en électricité, à la mise en place d’écoles et de dispensaires communaux et à la création de nouveaux modèles de production susceptibles de garantir des emplois plus stables. Quant au revenu moyen, il devrait être de 180% supérieur à celui de 2015.

La solution essentielle réside dans une restructuration fondamentale de l’agriculture, qui passe d’abord par une réforme scientifico-technologique radicale, l’idée étant d’améliorer la productivité et la compétitivité des produits agricoles. 

La priorité doit être accordée à l’application de nouvelles technologies relatives aux semences, aux animaux de souche, à l’irrigation, à la conservation et au traitement après-récolte, selon Doan Van Viet, député de la province de Lâm Dông (Hauts Plateaux du Centre).

“Une technologisation massive, a fortiori en termes de biotechnologie, est une condition importante pour le renouvellement du modèle de croissance agricole, puisqu’elle permettrait d’augmenter le rendement”, a-t-il estimé.

“Dans la province de Lâm Dông, seules 16% des superficies agricoles appliquent de hautes technologies, mais la valeur de leur production occupe plus de 30% du volume total. Par conséquent, le rendement d’un hectare à Lâm Dông s’élève à près de 150 millions de dongs, contre 78 millions à l’échelle nationale. Autre exemple: la culture maraîchère de haute technologie rapporte de 400 à 500 millions de dongs par hectare et par an, mais si nous options pour l’horticulture, nous récolterions 800 millions, voire un milliard de dongs ou plus”, a-t-il fait savoir.

L’urgence est donc d’attirer autant que possible d’entreprises dans la production agricole, a affirmé Nguyên Tuân Anh, député de la province de Binh Phuoc (Sud). 

“Les entreprises qui s’engagent dans l’agriculture seront capables d’orienter ce secteur de manière à trouver de nouveaux débouchés, à créer des produits de haute qualité en quantité suffisante et à valoriser les atouts de chaque localité. Mais pour attirer les entreprises, il faut que soient prévues, dans le programme national d’instauration de la nouvelle ruralité, des mesures permettant de résoudre les difficultés que ces mêmes entreprises pourraient rencontrer en ce qui concerne le foncier et les formalités administratives”, a-t-il indiqué.

D’ici à 2020, le Vietnam s’est fixé pour objectif de créer des infrastructures socio-économiques nécessaires au développement parallèle de l’agriculture, de l’industrie et des services en zones rurales. – VOV/VNA

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