La formation en ligne: quelle efficacité?

Les cours en ligne ont donc remplacé les cours magistraux, le «distanciel» s’est imposé au détriment du «présentiel». Oui, mais pour quelle efficacité?
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Hanoï (VNA) - Les mesures de distanciation sociale sont levées. Les écoles et les universités, elles, n’ont toujours pas rouvert: elles sont à l’arrêt depuis les congés du Têt. Les cours en ligne ont donc remplacé les cours magistraux, le «distanciel» s’est imposé au détriment du «présentiel». Oui, mais pour quelle efficacité? C’est à cette question que les participants à la visioconférence organisée par l'Agence universitaire de la Francophonie jeudi dernier ont tenté d’apporter une réponse.

L'évènement a réuni plus de 130 participants venant de 40 universités de tout le pays, parmi lesquelles l'Université nationale de Hanoï, l'Université de Cân Tho, l'Université de pédagogie de Hô-Chi-Minh-ville...

Selon les chiffres publiés par le ministère de l'Éducation et de la Formation, 63 établissements publics et 42 établissements privés ont adopté la formation en ligne. C'est évidemment une innovation, mais pour des résultats encore bien difficiles à évaluer, à ce stade. Vo Trung Hùng, le recteur adjoint de l'Université de pédagogie de Dà Nang, a ainsi recensé plus de 2700 étudiants, soit les sept dixièmes des effectifs, qui suivent cette nouvelle formule. Quant aux autres…         

«Le problème d’une formation en ligne, c’est justement qu’il faut pouvoir être en ligne!... Pour les étudiants qui habitent des régions montagneuses et reculées, ça n’a rien d’évident! Et puis il y a tout de même des choses qui ne marchent pas à distance. Je pense notamment aux séances expérimentales… Force est de reconnaître que rien ne remplace le direct, dans ces cas-là!», nous dit-il.    

Lê Vu Nam, qui est quant à lui recteur adjoint de l'Université d’économie et de droit de Hô Chi Minh-ville, constate un manque de supports pédagogiques ou de didacticiels pour les cursus en ligne.     

«Le problème, c’est qu’il n’existe pas vraiment, en tout cas à l’heure actuelle, de bases de données», déplore-t-il. «Certains étudiants se retrouvent complètement désemparés. On a beau essayer de leur scanner des documents… Et puis ça prend beaucoup de temps, ça! À tous ces problèmes, s’ajoute celui des frais de scolarité.  Là, on est vraiment en terra incognita…»    

D'après l'Université de Huê, il existe aussi un problème de qualité de l'enseignement. Les professeurs ont parfois du mal à assurer le bon déroulement de leurs séances virtuelles et surtout à faire en sorte que les étudiants puissent participer.    

Un certain nombre de solutions ont été envisagées, parmi lesquelles une réduction des frais scolaires, la création d'un fonds pour les étudiants en difficulté ou le recyclage de vieux ordinateurs. Mais, comme nous l’explique ce professeur de l'École polytechnique de Hanoi, il reste surtout à mettre en place une concertation digne de ce nom.

«Notre établissement met beaucoup d'archives en ligne, que d’autres établissements peuvent utiliser, au besoin. Je pense qu’il serait tout à fait possible de créer une sorte de réseau d’archives auquel les universités pourraient contribuer, ce qui permettrait de réaliser des économies substantielles. Reste la question des applications, des supports. Là encore, je pense que la solution réside dans une concertation globale, de façon à pouvoir définir des standards», fait-il observer.  

Ce qui est sûr, c’est qu’Internet reste l’outil du 21e siècle, et que beaucoup de choses se font et se feront en ligne, désormais. En d’autres termes, cet épisode de formation en ligne aura au moins eu le mérite de faire avancer la réflexion sur le sujet. De là à s’en féliciter…   - VOV/VNA        

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