La dengue sévit, la lutte s’intensifie au Vietnam

La lutte contre la dengue ne connaît toujours pas de répit au Vietnam

L’incidence de la dengue a progressé au cours des derniers mois au Vietnam, malgré les campagnes de sensibilisation et les actions de démoustication.

Hanoi (VNA) – L’incidence de la dengue a progressé au cours des derniers mois au Vietnam, avec une prédilection pour plusieurs régions des Hauts Plateaux du Centre et du Sud, malgré les campagnes de sensibilisation et les actions de démoustication.

La lutte contre la dengue ne connaît toujours pas de répit au Vietnam ảnh 1Un médecin de l'Hôpital  de pédiatrie 1, à Hô Chi Minh-Ville (Sud) examine un petit patient atteint de la dengue. Photo: VNA

La province de Dak Nông, dans les Hauts Plateaux du Centre, a enregistré depuis début janvier jusqu’au 7 août 2016 près de 1.400 cas de dengue et 43 foyers d’épidémie dans 61 des 71 communes des 8 districts et cité municipale, a rapporté le 10 août le Service provincial de la Santé.

Tant le nombre de personnes infectées que celui de zones touchées ont augmenté par rapport à la même période de 2015, respectivement de 1.200 cas, 34 foyers d’épidémie et 35 communes, a-t-il précisé, déplorant un décès dû à la dengue.

Dans la province centrale de Binh Dinh, la dengue a touché 3.081 personnes depuis janvier, dont 66 entre le 28 juillet et le 3 août. La maladie sévit notamment dans la ville de Quy Nhon, la cité municipale d’An Nhon, les districts de Phu Cat, Tây Son, Tuy Phuoc et Phu My.

À Hô Chi Minh-Ville (Sud), le nombre de cas d’infection a grimpé de 54% par rapport à la même période de 2015, à 9.301, dont deux décès, selon le Centre municipal de la santé préventive. 256 cas d’hospitalisation ont été recensés du 29 juillet au 4 août, soit une hausse de 20 cas comparé aux semaines précédentes.

Non seulement le nombre de cas augmente à mesure que la maladie infectieuse virale potentiellement grave se propage à de nouvelles zones, mais l’on assiste également à une évolution complexe de la maladie, selon les autorités sanitaires locaux.

La dengue est une infection virale transmise par un moustique de la famille des Aedes. Cette infection provoque un syndrome de type grippal et peut évoluer à l’occasion vers des complications potentiellement mortelles, appelées dengue sévère.

La lutte contre la dengue ne connaît toujours pas de répit au Vietnam ảnh 2Le moustique Aedes aegypti étant le principal vecteur de la dengue, l'urgence est de s'attaquer aux lieux de ponte . Photo: VNA

Les symptômes varient selon l’âge et la condition physique du patient et apparaissent soudainement, après une période d’incubation de 5 à 8 jours : forte fièvre, maux de tête, éruption cutanée, nausée, vomissements, perte d’appétit, douleur derrière les yeux, douleurs musculaires et articulaires.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il n’existe pas à l’heure actuelle de traitement spécifique pour la dengue ou la dengue sévère, mais la détection précoce et l’accès à des soins médicaux adaptés permettent de sauver des vies en ramenant le taux de mortalité à moins de 1%.

La prévention et la maîtrise de la dengue reposent uniquement sur des mesures efficaces de lutte antivectorielle, incluant la protection personnelle, des mesures antivectorielles s’inscrivant dans la durée et la lutte chimique. – VNA

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Le pourcentage de personnes pratiquant régulièrement une activité physique a augmenté de 10 %. Photo : Vietnamplus

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"Dans une ferme de vaches laitières à Gia Lai. La fièvre aphteuse est une maladie virale très contagieuse qui touche les animaux à onglons, notamment les bovins, les porcins, les ovins, les caprins et diverses espèces sauvages. Photo: VNA

Les mesures se renforcent pour empêcher l’entrée du virus de la fièvre aphteuse

Bien que le Vietnam n’ait pas encore enregistré de cas de SAT1, les autorités mettent en garde contre un risque élevé d’introduction, notamment par le biais du commerce illégal d’animaux transfrontalier. Les vaccins nationaux existants ne protègent que contre les sérotypes O, A et Asia1, laissant le bétail vulnérable à la souche SAT1, ce qui pourrait entraîner des pertes importantes, en particulier dans les élevages de bovins et de buffles.

Un médecin de l'Hôpital pour enfants n°1 de Hô Chi Minh-Ville examine un enfant atteint du syndrome pieds-mains-bouche. Photo : VNA

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