La BAD envisage uneinflation de l'ordre de 7% au 4e trimestre de l'année, soit 9,1% pour latotalité de l'année 2012, et donc en-deçà de ses prévisionsantérieures. Un recul lié à la baisse des cours des aliments et auxbesoins domestiques moindres.
Selon Tomoyuki Kimura,directeur de la BAD au Vietnam, l’engagement crédible du gouvernementsur le parcours des réformes, avec des actions concrètes à terme,pourrait doper les prêts et améliorer la confiance du marché.
Dominic Mellor, économiste de la BAD au Vietnam, a estimé qu'après lesmesures de maîtrise de l’inflation et de stabilisation économique en2011, le gouvernement vietnamien avait légèrement relâché ses politiquesmonétaires et budgétaires pour soutenir la croissance.
La BAD soutient les plans de réforme du secteur financier et desentreprises d’Etat que le gouvernement vietnamien a approuvé, a indiquéM. Mellor. Il a ajouté ensuite que son établissement avait apprécié lesétapes importantes mises en route jusqu’ici, parmi lesquelles la fusiondes banques les plus faibles.
Pour surmonter les défisqui attendent le pays, l’économiste de la BAD a préconisé de régler laquestion des créances douteuses et du maintien des capitaux des banques.
La publication des informations concernant l’évolutiondes réformes conforterait le crédit placé à l'égard de la déterminationdu gouvernement de procéder à la restructuration de l'économie du pays,a-t-il par ailleurs conseillé. - AVI
D’ici 2030, le Vietnam ambitionne d’attirer entre 200 et 300 milliards de dollars d’IDE enregistrés
La résolution n°10-NQ/TW du Bureau politique sur le développement du secteur économique à capitaux étrangers, récemment signée par le secrétaire général du Parti et président de la République, To Lam, fixe comme objectif de faire figurer le Vietnam, d’ici 2030, parmi les pays les mieux classés de l’ASEAN en matière de climat des affaires, de compétitivité, d’innovation, de qualité des services publics et de capacité à accueillir des projets d’investissement étranger de haute qualité. Le pays ambitionne d’attirer entre 200 et 300 milliards de dollars d’IDE enregistrés (40 à 50 milliards par an) et entre 150 et 200 milliards de dollars d’IDE décaissés (30 à 40 milliards par an). Parmi ces investissements, 75 % devraient provenir d’économies développées disposant d’importantes capacités technologiques, financières et managériales.