Quang Nam (VNA) - Hôi An, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1999, est une petite ville étendue au bord de la rivière Thu Bon qui se jette dans la Mer Orientale par l’estuaire de Cua Dai. 

Hoi An, remarquable manifestation de la fusion des cultures hinh anh 1Jusqu’au bord de la rivière Hoài, les maisons sont faites de bois précieux et décorées de panneaux de laque, de maximes en caractères chinois et de colonnes finement ciselées. Photo: Internet.

C’est dans cet estuaire que fut fondé, au 15ème siècle, un port du nom de Faifo (rue au bord de la mer). Des bateaux du monde entier (Portugal, France, Angleterre, Japon, Inde, Chine, Pays-Bas) y accostèrent pour commercer. Jusqu’au 18ème siècle, le port fut l’un des plus prospères d’Asie du Sud-Est et les négociants étrangers y installèrent leurs comptoirs et entrepôts et construisirent de belles et grandes demeures en bois.

En 1999, on dénombrait 1360 vestiges dans la région, soit 26 sites sur un kilomètre carré. Le vieux Hôi An est situé dans le quartier de Minh An et s’étend sur deux kilomètres carrés. Les vieilles demeures,  d’influence souvent chinoise ou japonaise, ont généralement deux étages, une façade étroite, des toits en pente, des murs en brique, des balcons en bois, soutenus par des colonnes en bois toujours finement gravés.

Les traditions sont encore très vivantes à Hôi An. La quinzième nuit du mois lunaire, les habitants de Hôi An utilisent des lanternes au lieu de l’électricité. Cette nuit-là, les vieilles rues retrouvent leur beauté d’antan. La nuit de la mi-automne (15e jour du 8e mois lunaire), les habitants déposent sur la rivière des petites bougies. S’offre alors aux visiteurs un spectacle d’une éblouissante beauté.

Quelques ouvrages architecturaux emblématiques de Hôi An :

Hoi An, remarquable manifestation de la fusion des cultures hinh anh 2Le pont-pagode a été construit au 17e siècle et est considéré comme le «cœur» de l'ancienne ville de Hôi An. Photo: VNP

- Pont japonais (Chua Câu, pont-pagode japonais): au bout de la rue Tran Phu, le seul ouvrage architectural de ce type qui reste à Hôi An, construit à la fin du 16e siècle par les commerçants japonais. 

Un toit en vielle tuile couvre le pont et le pagodon, tous deux en bois couvert de peinture rouge et finement gravé. À chaque extrémité du pont se trouve un couple de singes et de chiens, des animaux sacrés pour les Japonais. L’ouvrage a été restauré plusieurs fois (en 1763, 1817, 1865, 1915 et 1986). 

- Le halls d’assemblée Quang Dông (Guangdong) : 176 rue Tran Phu. Il a été construit par des Chinois originaires du Guangdong en 1855 comme lieu de culte des génies et de réunion. 

On y trouve plusieurs objets antiques comme quatre panneaux transversaux, un brûle-parfum en bronze haut de 1,6m, large de 0,6m, des piédouches en poterie.

- Le temple de Quan Công (Guan Yu): 24 rue Tran Phu, construit en 1653 est dédié à Quan Cong, un général chinois connu pour ses vertus. Très belle toiture avec des bas-reliefs en forme de dragon et un lionceau en mosaïque de céramique. 

Le temple abrite des objets précieux : copie du décret royal, 30 panneaux transversaux, 10 sentences parallèles, statues, des pierres tombales. Le temple a été restauré en 1827, 1864, 1904 et 1966.

-Le halls d’assemblée Phuc Kiên (Fujian): 46 rue Tran Phu, construit en 1759 par des Chinois originaires du Fujian comme lieu de culte des génies et de réunion. On y accède par un portique d’entrée qui dévoile une cour centrale et un bassin, des maisons secondaires, et une chapelle. 

Dans la salle principale, on pratique le culte de la déesse de la Mer, Quan Yin (Dame de la Miséricorde). Le foyer abrite plusieurs statues, tambours de bronze, brûle-parfum, panneaux transversaux et d’autres objets antiques de valeur. – VOV/VNA