Du haut de ses 80ans, Trịnh Thị Hữu Khoát est particulièrement fière d’être native de CựKhê, une commune rattachée au district de Thanh Oai. Il faut direqu’elle a belle allure, maintenant, cette commune, avec ses routes etses digues bétonnées : finis les chemins obscurs et fangeux, la nouvelleruralité est passée par là ! Bien que n’habitant plus à Cự Khê depuisbien longtemps, Trịnh Thị Hữu Khoát a tenu à apporter son obole, etmanifestement, elle est comblée : « Tout a changé ! Les routes ont étébétonnées et élargies. On a installé des réverbères. Maintenant, toutesles maisons sont accessibles en voiture, et ça, c’est vraiment unprogrès énorme ! »
Dès le lancement de la Nouvelleruralité, c’est à dire en 2010, le comité de pilotage du développementrural et de la Nouvelle ruralité de Hanoi a défini des orientations pourla période 2011-2015 en mettant délibérement l’accent sur laréorganisation des rizières, l’idée étant de gagner en efficacité grâce àune mécanisation rendue possible justement par la création de zones deproduction intensive. Il faut bien comprendre que cette réorganisationest véritablement infrastructurelle et qu’elle vise à un développementdurable de l’agriculture. Nguyễn Công Soái, chef du comité de pilotagedu développement rural et de la Nouvelle ruralité de Hanoi : « Nous noussommes employés à réorganiser les rizières et à créer desinfrastructures au service de la production. Bien sûr, cetteréorganisation ne correspond à aucun des critères prescrits, mais elleest absolument indispensable au réaménagement de la production. C’estpour cela que nous y avons mis autant d’ardeur ! »
Cetteréorganisation des rizières a d’abord été expérimentée dans une commune,puis dans trois communes et enfin dans l’ensemble des communes pilotes.Dans certain cas, l’option retenue a été d’abandonner la riziculture auprofit de l’horticulture, de la fruticulture ou encore de la culturemaraîchère. Đinh Quan San, président du comité populaire de la communede Đông Lỗ, district de Ứng Hoà : « Cette réorganisation des rizières apermis aux agriculteurs de créer des zones de culture intensive. Lesrizières profondes sont consacrées à la riziculture alternée avecl’élevage des poissons et des canards. Les rizières sèches sont quant àelles transformées pour y installer des cultures vivrières ou desplantations d’arbres fruitiers. Nous avons par ailleurs procédé à lamodernisation du réseau d’irrigation et à l’introduction de nouvellesvariétés dans la culture intensive. Avant la réorganisation, un hectarede rizières ne rapportait que 40 millions de dongs. Mais maintenant, ilrapporte plus de 70 millions de dongs. Et puis le travail est plusfacile. Du coup, les agriculteurs peuvent, le cas échéant, se consacrer àd’autres activités économiques ».
A ce jour, 100% descommunes de Hanoi disposent de voies bétonnées. 95% des axes reliant leshameaux ont également été bétonnés. 98% des communes organisent descollectes de déchets et plus de 90% des foyers ruraux ont accès à l’eaupropre. Un beau bilan dont Hanoi espère encore tirer profit pour allertoujours plus loin dans la Nouvelle ruralité. -VOV/VNA
Deux personnes recherchées pour entraves à la mise en œuvre des politiques de solidarité
Les fugitifs, Di (également connu sous le nom de Siu Di), né en 1941, et Dinh Yum (également connu sous les noms de Dinh Jum ou Ba Koih), né en 1963, issu de l’ethnie minoritaire Ba Na de la province de Gia Lai et sont de nationalité vietnamienne. Ils sont inculpés en vertu de l’article 116, paragraphe 1, du Code pénal pour entraves à la mise en œuvre des politiques de solidarité.