Gros cubes, une passion vrombissante au Moto Club

Hô Chi Minh-Ville, 19 mai (VNA) - Les membres du Moto Club de Hô Chi Minh-Ville dévalant les rues de la ville au guidon de leurs engins ne laissent personne indifférent. Ils sont mobilisés chaque année pour encadrer le Tour du Vietnam cycliste.
Les membres du MotoClub de Hô Chi Minh-Ville dévalant les rues de la ville au guidon deleurs engins ne laissent personne indifférent. Ils sont mobilisés chaqueannée pour encadrer le Tour du Vietnam cycliste.

Fondé il y a30 ans, le Moto Club de Hô Chi Minh-Ville compte 80 membres, du«jeunot» jusqu’au sexagénaire. Tous ont un point commun : une passiondévorante pour les motos et plus largement pour les sports mécaniques. «Beaucoup de gens ne voient que l’aspect financier, le prix de la moto,les dépenses d’entretien… mais oublient que derrière tout cela il y aune passion très forte», confie Ngô Quang Vinh, le chef du club.

Courses en toute sécurité

Lors de la dernière étape du Tour du Vietnam cycliste 2012, tenuemi-décembre entre Cân Tho et Hô Chi Minh-Ville, il y avait foule sur lebord de la route. Parmi ces passionnés de la petite reine, beaucoups’extasiaient autant devant les coureurs que devant les motos suiveuses.Des engins hors de prix, encore rares sur les routes vietnamiennes,pilotés par des membres du Moto Club de Hô Chi Minh-Ville. Pour assurerla sécurité, ils avaient été divisés en plusieurs groupes : tête decourse (ouvreurs), transport des commissaires de course ou desjournalistes, «voiture» balais… Ceux à l’avant sont les plus sollicités,car ils doivent « nettoyer la route » avant l’arrivée du peloton. Armésd’un «bâton de gendarme» et de haut-parleurs, ils doivent avertir lepublic que les coureurs arrivent. « Parfois, je devient aphone à forcede crier. Notre job est le plus stressant car nous devons sécuriser latête de course, avertir les véhicules, faire face parfois à desconducteurs récalcitrants qui ne veulent pas laisser le passage, sansparler des troupeau de vaches qui traversent sans meugler gare »,explique M. Phuong.

Lorsqu’il est confronté à un troupeau debovins paissant tranquillement sur le bas-côté de la route ou leterre-plein central, spectacle des plus fréquents au Vietnam, M. Phuongklaxonne un bon coup et demande au pâtre, s’il y en a un, d’éloigner sesbêtes. Buffles et vaches errant sur les routes sont la première caused’accident pour ces ouvreurs, sans parler des chiens.

Lesmotos en arrière, par exemple celles transportant les commissaires decourse ou des reporters, sont aussi pilotées par des gars expérimentés.Car, ils doivent se faufiler entre les coureurs, ne pas les gêner et nepas les aider non plus en leur créant une protection contre le vent dontils pourraient profiter – ce qu’en jargon cycliste on appelle «sucer laroue»…

Un sport de nantis ?

Trân Tiên Quang,propriétaire d’une moto de 400 cm3, confie : « Ma moto vaut 6.000dollars, c’est la moins chère de l’équipe. Les engins les moins chersvalent 200 millions ; et les plus chers, de 1.000-2.000 cm3, jusqu’à 2milliards».

Il n’y a pas que l’achat de l’engin qui fasse«mal au portefeuille», l’entretien et la maintenance aussi. Ngô QuangVinh relativise : « La condition numéro un pour faire de la moto, cen’est pas la richesse, mais la passion. La vérité, c’est que 50% desmembres du club ont des revenus moyens, et que donc ils rencontrent pasmal de difficultés pour à la fois assouvir leur passion et nourrir leurfamille. Heureusement, leurs femmes les comprennent et sont indulgentes,dans une certaine limite tout de même!»

Mai Hông Phuongajoute : « Il y a plus d’une dizaines d’années, d’un point de vueprofessionnel, j’ai connu pas mal de hauts et de bas, passantsuccessivement comme dit le dicton +de l’éléphant au chien commemonture+. Je me suis endetté, j’ai même été obligé de vendre ma moto. Enplus de mon travail de réparateur de klaxons, j’ai fait pas mald’autres boulots à côté pour pouvoir assouvir ma passion. Le Tour duVietnam cycliste est pour nous, les membres du club, le grand événementde l’année. Mais quand je laisse à ma femme la charge de la maison etdes enfants, j’éprouve une certaine culpabilité quand même».

«Ma femme est jalouse de ma moto»

Le Tour du Vietnam cycliste dure plusieurs semaines, et pour laplupart des motards participants, qui ne roulent pas sur l’or, lesacrifice financier est réel. Lê Van Duong, réparateur de motos, estobligé de fermer sa boutique. « Trois semaines sans revenu, c’est ungros problème pour ma famille. Je dois donc préparer un petit pécule queje laisse à ma femme et à mes enfants».

Truong Cao Phiraconte une anecdote : « Lors du Tour 2012, ma femme a accouché. J’étaisdécidé à rester à côté d’elle, mais je ne pouvais m’empêcher de penser àmes collègues qui prenaient du bon temps. Ma femme a eu pitié et m’aencouragé à aller les rejoindre. J’ai finalement rejoint Cân Tho dans lanuit, et puis fait l’étape Cân Tho – Hô Chi Minh-Ville le lendemain.J’ai cette passion dans le sang. Quand je suis à la maison et quej’entends dans la rue rugir un gros cube, j’ai des fourmis dans lesjambes !»

Cependant, toutes les femmes de motards ne sontpas aussi compréhensives. Certaines, se sentant délaissées, jalousent lamonture préférée de leur mari. D’autres, ne sachant comment empêcherleur moitié de partir plusieurs semaines, en viennent à cacher les clésde l’engin ou la carte grise ! – VNA

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