Toutefois, la prudence est de mise, a-t-il souligné lors d'un colloqueconsacré aux opérations de M&A lundi à Hanoi. En effet, environ 80%des entreprises acquéreuses ne sont pas satisfaites des résultats, carelles s'étaient insuffisamment préparées.
"Quand lesentreprises n'ont pas de stratégies précises, elles ne devraient paspayer un coût élevé pour les opérations de M&A", a conseillé leprofesseur Nigel Denscombe.
L'Asie du Sud-Est estactuellement un "point chaud" des opérations de M&A, a constaté deson côté le professeur Marc Djandji, vice-directeur de PetroVietnamSecurities Inc (PSI).
Les investissements directsétrangers continueront d'augmenter à Singapour, en Indonésie, au Laos,au Cambodge et au Vietnam... En 2012, la valeur totale des opérations deM&A en Asie du Sud-Est s'est élevée à environ 90 milliards dedollars, représentant 20% de celles en Asie et 4% de celles dans lemonde entier.
Au Vietnam, ces cinq dernières années, lafusion-acquisition s'est fortement développée avec près de 5 milliardsde dollars en 2012, soit une hausse de 70% sur un an. Pour environ 40%des opérations, les entreprises vietnamiennes étaient acquéreuses.
Selon les participants de ce colloque organisé par le journal "Dau tu"(Investissement) du ministère du Plan et de l'Investissement, lafusion-acquisition représente un moyen d'investissement important auVietnam, en aidant les entreprises à accélérer leur croissance. -VNA
De la quantité à la qualité : le virage des investissements étrangers
Le ministre des Finances, Nguyên Van Thang, insiste sur le fait que, pour atteindre l’objectif de devenir un pays développé à l’horizon 2045, le Vietnam doit prioriser les projets d’IDE à haute valeur technologique, innovants et respectueux de l’environnement, plutôt que de rechercher le volume de capitaux à tout prix. Le pays privilégiera les projets à forte valeur ajoutée, contribuant concrètement à la restruc-turation de l’économie et au développement durable.