Face au coronavirus, les entrepreneurs doivent se serrer les coudes hinh anh 1

Contrôle de l'état de santé des travailleurs avant d'entrer à l'usine d'Hagimex. Photo: Vietnam+

Bien que la plupart des entrepreneurs s'efforcent d’aider les entreprises à surmonter le moment difficile causé par la pandémie, de nombreuses personnes commencent à préoccuper des mauvais scénarios qui pourraient se produire.

L’usine fonctionne toujours à pleine capacité. Toutefois, Nguyen Truong Nghia, président du conseil d'administration de la société de transformation des produits agricoles Viet Xanh (province de Ninh Binh), s’inquiète du manque de  prise de conscience des ouvriers en matière de prévention de l’épidémie.

Inquiétude ... de force majeure

M. Nghia a déclaré que sa société avait envoyé une lettre à tous les partenaires partageant la situation actuelle de l’épidémie au Vietnam et s'était engagée à réaliser les commandes d'exportation conformément aux contrats signés.

Cependant, la lettre prévoit également des cas de force majeure tels que les travailleurs peuvent être infectés par le coronavirus, l'usine sera fermée et arrêtera la production.

"L'usine a pris des mesures actives et sensibilisé les travailleurs sur la prévention de l’épidémie. Cependant, si les travailleurs sont infectés, l'usine sera bloquée et c'est un cas de force majeure", a déclaré M. Nghia.

Partageant la même opinion, Nguyen Tien Anh, directeur de la société d’import-export des produits artisanaux et produits agricoles Hagimex dans la province d’Ha Nam a affirmé que l’entreprise avait pris des mesures pour faire face à l’épidémie. Toutefois, il est fortement préoccupé par le fait que les partenaires annulent les commandes, dont un client sud-coréen qui a arrêté plus d'une douzaine de conteneurs de "melon en tranches" en raison du ralentissement des ventes dans les restaurants et hôtels. En outre, toutes les expéditions vers les marchés européens et américains sont ralenties, affectant la qualité des produits et augmentant les coûts des commandes.

Mme Le Thi Huong, directrice adjointe de la société de produits agricoles de Bac Kan, s’était également préoccupée de la vente du curcuma, principal produit de sa société, dans les supermarchés et les pharmacies. Actuellement, les principaux revenus de l'entreprise proviennent uniquement des canaux de vente en ligne.

"De plus, à partir du Têt traditionnel, nous n'avons aucune commande d'exportation de curcuma biologique, a-t-elle dit.

A court de capitaux


Etant directrice adjointe de la compagnie du poivre du Vietnam, Mme Le Thu Thuong a déclaré qu'en raison de l'épidémie, les expéditions vers le marché américain étaient mises en quarantaine, ce qui entraînait un retard de paiement par les partenaires. Les entrées d'argent de l'entreprise sont devenues très rares.

"Plus les marchandises sont exportées, plus le fonds de circulation augmente, tandis que le taux d'intérêt en dollars est également en hausse", a-t-elle partagé.

De même, Tran Van Hieu, directeur de la société de développement agricole et de consultation en environnement Dace, a déclaré que les activités commerciales de l’entreprise sont très difficiles car elle ne peut pas exporter en raison de la pandémie. Les stocks se sont élevés à 30-40%, entraînant une pénurie d'entrepôts et de capitaux.

Forcé à "hiberner"

Face au coronavirus, les entrepreneurs doivent se serrer les coudes hinh anh 2La production de nuoc mam. Photo: Vietnam+

L'impact de la pandémie de COVID-19 sur la production et les activités commerciales est différent dans chaque secteur. Vo Van Dai, directeur de la société des produits aquatiques Van Phan Dien Chau (province de Nghe An), a déclaré que la société avait décidé "d'hiberner" à partir du 1er avril.

Etant un producteur de "nuoc mam" (sauce de poissons), depuis le Têt traditionnel, la société doit baisser la production en raison de la pénurie de matières premières, les pêcheurs ne pouvant pas aller en mer. Son chiffre d’affaires a été chuté en raison de la baisse de demande de consommation. Parmi 100 travailleurs, 30 avaient un emploi avec des revenus réduits de 6 à 3 millions de dôngs par mois, les deux tiers n’avaient pas de travail, ni de revenu.   

"Mais depuis le 1er avril, l'usine a fermé ses portes et tous les travailleurs ont temporairement cessé de travailler. Si l'épidémie n’est pas terminée au deuxième trimestre, les employés n'auront pas non plus d'emploi", a-t-il dit.

En effet, les entreprises sont confrontées à trop de défis. Toutefois, selon les experts financiers, les entreprises doivent se concentrer davantage sur les flux de capitaux, car si le capital s'épuise, elles devront arrêter le "jeu". -Vietnam+