Expatriés : ils nous racontent leur intégration au Vietnam

Shyam Paudel, Philip Genochio, Lelané Schoeman et Akiko Gotoda, des étrangers résidant au Vietnam, partagent leurs impressions sur la vie locale après un certain temps d’installation et d’adaptation.
Hanoi (VNA) – Shyam Paudel, Philip Genochio, Lelané Schoeman et Akiko Gotoda, des étrangers résidant au Vietnam, partagent leurs impressions sur la vie locale après un certain temps d’installation et d’adaptation.

* Shyam Paudel, Canadien : «J’ai découvert le Vietnamien en moi »
Expatriés : ils nous racontent leur intégration au Vietnam ảnh 1Shyam Paudel

Arrivé en mission au Vietnam il y a trois ans, je me rappelle avoir eu une peur bleue à la vue du trafic routier. Je n’osais même pas traverser la rue. Et pourtant, une fois bien installé, je me suis rendu compte que je ne pouvais pas me passer de ma moto et je me déplace à présent principalement par ce moyen de transport !

Avant d’arriver au Vietnam, une de mes principales appréhensions était la communication avec les natifs, la barrière de la langue. Je n’ai cependant pas rencontré beaucoup de difficultés en la matière car les Vietnamiens sont vraiment des gens ouverts et toujours prêts à aider les autres.

Ce qui m’a choqué par contre en arrivant, c’est quand j’ai vu pour la première fois qu’on vendait du chien dans la rue. C’était assez éprouvant au début pour moi d’assister à quelque chose comme ça…

Au travail, tout va pour le mieux. Mes collègues sont amicaux et je me suis lié d’amitié avec eux dès la première semaine !

J’ai beau vivre à l’autre bout de la planète, je me suis facilement adapté à ma nouvelle vie. J’ai l’impression d’avoir découvert et adopté cette partie vietnamienne qui sommeillait en moi. J’aime la culture locale et la vie ici.

* Philip Genochio, Britannique : «Je ne comprends pas pourquoi on brûle les feux de circulation»
Expatriés : ils nous racontent leur intégration au Vietnam ảnh 2Philip Genochio

La première fois que j’ai visité le Vietnam, c’était en 2009 et j’ai ensuite décidé de m’y installer deux ans plus tard. Naturellement, j’ai trouvé que la vie ici était complètement différente de celle au Royaume-Uni, mais sans pour autant me choquer. Quand vous partez à l’étranger, vous partez un peu à l’aventure, vous découvrez les similitudes et différences entre les pays et les cultures. Alors, une fois sur place, vous essayez de comprendre et vous respectez la différence, c’est ça l’avantage de partir, c’est de découvrir des cultures différentes dans le but d’enrichir nos connaissances.

En vivant au Vietnam, pendant mon temps libre, je me balade souvent dans des rues et je prends pas mal de photos. Je me suis aperçu que les Vietnamiens sont plus ouverts que les gens des pays européens, photographier dans la rue est donc très facile.

Maintenant, je suis familier avec presque tous les aspects de la culture vietnamienne, mais il reste encore certains côtés que je n’arrive pas à comprendre. Par exemple, le fait que certaines personnes ne s’arrêtent pas au feu rouge, ou que des hommes prennent les trottoirs pour des toilettes publiques notamment !

* Lelané Schoeman, Sud-Africaine : Exprimer sa reconnaissance en respectant la culture
Expatriés : ils nous racontent leur intégration au Vietnam ảnh 3Lelané Schoeman

Il faut respecter la culture du pays où on est. Il ne faut pas dire de bêtises ni faire des choses qui peuvent insulter les autres dans les endroits publics. Et si un pays vous accueille, il faut exprimer votre reconnaissance en respectant ses caractéristiques culturelles.

Ce n’est pas un problème de montrer son mécontentement ou son désaccord. Du moment qu’il est exprimé dans le respect.

Je suis arrivée au Vietnam en 2016. Je ne vais pas cacher que mes premiers mois ici n’ont pas été faciles, j’ai mis du temps avant de comprendre la culture locale. L’adaptation a pris un certain temps mais me voilà maintenant !

Je dois ajouter que la culture vietnamienne est pour moi plus contraignante que d’autres, en particulier en ce qui concerne les femmes. Quand je ne me comporte pas comme "il le faut", comme une femme dite normale, je me sens jugée. Cela me gênait au début.

* Akiko Gotoda, Japonaise : Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise culture, il s’agit de différences culturelles 
Expatriés : ils nous racontent leur intégration au Vietnam ảnh 4Akiko Gotoda
J’habite à Hô Chi Minh-Ville depuis six ans et je me considère presque comme une Saïgonnaise. J’adore la différence culturelle. Jusqu’à présent, il n’y a rien auquel je ne puisse m’adapter.

Certains Japonais ont beaucoup de mal à s’adapter car les deux cultures sont on ne peut plus disparates. Par exemple, les Japonais sont très ponctuels. On arrive toujours à l’heure ou en avance, tandis que le fait d’être en retard de cinq minutes est complètement acceptable au Vietnam. Tout est une question de culture et de mode de vie. En France par exemple, si l’on est invité à dîner chez un ami, il vaut mieux être en retard car les hôtes doivent préparer le repas, d’où la fameuse "demi-heure de politesse".

Dans le cadre des projets d’échange éducatif que je réalise, les élèves japonais aiment également découvrir les différences entre les cultures des deux pays. Je leur dis souvent que le fait que les cultures se distinguent est tout à fait normal. Certaines personnes pensent que la culture japonaise est "la norme", ainsi, la ponctualité est très importante pour eux. Mais peut-être que cela est moins le cas pour des Français ou des Vietnamiens. Je voudrais que les jeunes japonais comprennent que les normes japonaises ne s’appliquent qu’aux Japonais, pas au monde. Ainsi, il n’est pas question de bonne ou de mauvaise, de vraie ou de fausse culture. Il s’agit simplement de diversité. Ce qui importe, c’est de respecter la culture des pays étrangers, respecter leurs règles et apprendre à s’adapter. – CVN/VNA

Voir plus

Un avion des Emirates Airlines à l'aéroport international de Noi Bai. Photo : Vietnam+

Conflit au Moyen-Orient : le Vietnam évite le survol des zones à risque

Le ministère de la Construction a demandé aux compagnies aériennes de suivre régulièrement les informations publiées par les autorités compétentes, l’Autorité de l’aviation civile du Vietnam, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) ainsi que les autorités aéronautiques des pays concernés, afin d’évaluer la situation et de décider de leurs plans d’exploitation des vols.

La Vieille ville de Prague autour de l'horloge astronomique (Orloj), en République tchèque. Photo: VNA

République tchèque : un regard de plus en plus favorable sur la communauté vietnamienne

L’enquête, menée entre le 16 et le 25 janvier auprès d’un échantillon de plus de 1 000 personnes en République tchèque, révèle que 73 % des sondés accepteraient désormais d’avoir des voisins d’origine vietnamienne. Ce chiffre marque une progression significative par rapport aux données d’il y a trente ans et place les Vietnamiens à un niveau d’acceptation comparable à celui des ressortissants d’Europe de l’Ouest.

Publication annuelle du niveau de vie minimum des travailleurs à partir de 2028

Publication annuelle du niveau de vie minimum des travailleurs à partir de 2028

À partir de 2028, le Vietnam publiera chaque année le niveau de vie minimum des travailleurs, qui servira de base à la définition des normes de politiques sociales. La décision, approuvée le 3 mars 2026 par le vice-Premier ministre Ho Đuc Phoc, vise à renforcer la fiabilité des données statistiques et à harmoniser les critères sociaux au niveau national.

Cérémonie commémorative et d’inhumation des restes des soldats volontaires vietnamiens tombés. Photo: VNA

« Campagne des 500 jours et nuits » pour rapatrier les Héros morts pour la Patrie

Pham Thi Thanh Tra, membre du Secrétariat du Comité central du Parti et vice-Première ministre, présidente dudit Comité, le général de corps d’armée Nguyên Van Gâu, vice-ministre de la Défense et Nguyên Thi Ha, vice-ministre de l’Intérieur, ont coprésidé une conférence, marquant le lancement officiel d’une « Campagne des 500 jours et nuits » visant à accélérer les travaux de recherche, de rassemblement et d’identification des restes de martyrs. 

Le personnel de la Compagnie générale d’électricité de Ho Chi Minh-Ville (EVNHCMC)

Plus de 5.000 sites électoraux à Ho Chi Minh-Ville sécurisés en électricité

La Compagnie générale d’électricité de Ho Chi Minh-Ville (EVNHCMC) a annoncé assurer ne alimentation électrique sûre, stable et continue au service de l’élection des députés à la 16e législature de l’Assemblée nationale et des membres des Conseils populaires aux différents échelons pour le mandat 2026-2031.

Pêche INN : un capitaine poursuivi pour organisation de sortie illicite vers les eaux philippines

Pêche INN : un capitaine poursuivi pour organisation de sortie illicite vers les eaux philippines

Les autorités de la province de Dak Lak ont engagé des poursuites contre le capitaine d’un navire de pêche pour avoir organisé l’entrée illégale de pêcheurs dans les eaux philippines, après une tentative de dissimulation du système de surveillance du bateau. L’affaire s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée.

Le chargé d’affaires de l’ambassade du Vietnam en Israël, Nghiem Xuan Hai Dang, répond à une interview de l'Agence vietnamienne d'information. Photo: VNA

Les ressortissants vietnamiens en Israël sont en sécurité, selon l’ambassade

Concernant la communauté vietnamienne en Israël, Nghiem Xuan Hai Dang a affirmé qu’à ce stade, l’ambassade n’avait enregistré aucun cas de décès ou de blessure parmi les citoyens vietnamiens lors des récentes attaques. Bien qu’Israël soit entré dans un « rythme de guerre », l’ordre public et le fonctionnement des services essentiels demeurent assurés.

An Giang renforce VMS, sanctions et traçabilité en vue de la levée du carton jaune

Pêche INN : An Giang renforce VMS, sanctions et traçabilité en vue de la levée du carton jaune

À l’approche de la cinquième inspection de la Commission européenne, la province d’An Giang redouble d’efforts pour renforcer la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). En mobilisant l’ensemble de son système politique et en durcissant les contrôles en mer comme dans les ports, elle entend contribuer activement à la levée du « carton jaune » imposé au Vietnam et consolider la crédibilité de ses exportations halieutiques.