Espoir pour éliminer la tuberculose dans le monde

L’ensemble des travaux sous le nom de "Recherche et application de techniques avancées dans le diagnostic et le traitement des maladies respiratoires au Vietnam" a une grande valeur scientifique.
Espoir pour éliminer la tuberculose dans le monde ảnh 1Le professeur agrégé Nguyen Viet Nhung, ancien directeur de l'Hôpital pulmonaire national, chef du programme national de lutte contre la tuberculose, membre du groupe des scientifiques, représente le groupe des auteurs pour recevoir le prix. Photo : Vietnam+

L’ensemble des travaux sous le nom de "Recherche et application de techniques avancées dans le diagnostic et le traitement des maladies respiratoires au Vietnam" vient d’obtenir le Prix Ho Chi Minh pour les sciences et les technologies.

Il s'agit d'un ensemble de travaux d'une grande valeur scientifique, visant à résoudre un problème de santé publique très difficile que sont les maladies respiratoires, en particulier la tuberculose, au Vietnam.

Depuis des années, une équipe de scientifiques de nombreuses unités a mené cette recherche scientifique massive, aidant à faire reculer la tuberculose, sauvant des milliers de vies.

Selon le professeur agrégé Nguyen Viet Nhung, ancien directeur de l'Hôpital pulmonaire national, chef du programme national de lutte contre la tuberculose, membre du groupe des scientifiques, l'un des succès remarquables de ce projet est qu'après 40 ans d'histoire du traitement de la tuberculose, un groupe de scientifiques vietnamiens a collaboré avec des scientifiques du monde entier pour rechercher et développer avec succès un schéma thérapeutique de quatre mois contre la tuberculose. Il s'agit d'une avancée importante sur la voie de l'élimination de la tuberculose dans le monde.

Grâce à l'application d’un nouveau schéma thérapeutique et de nouveaux médicaments, cet ensemble de travaux a sauvé la vie de milliers de personnes atteintes de la tuberculose multi-/pré-ultra/ultra-résistante.

Ce projet a réuni les connaissances de grands scientifiques du pays mais aussi d'Australie, des États-Unis, des Pays-Bas et du Royaume-Uni.

Selon le professeur agrégé Nguyen Viet Nhung, l'un des aspects remarquables du projet est la détection précoce de la tuberculose permettant un traitement rapide avec des méthodes avancées, en vue d’une réduction de la mortalité.

L'étude a fourni des preuves montrant que l'application réussie de techniques avancées de dépistage, de diagnostic précoce et de développement de nouveaux schémas thérapeutiques pour le traitement de la tuberculose, avait contribué à réduire les cas de tuberculose au Vietnam et à économiser des milliers de milliards de dongs.

L’ensemble de travaux comprend 23 travaux de recherche et leurs résultats sont mis en application depuis plus de trois ans.

Espoir pour éliminer la tuberculose dans le monde ảnh 2Une femme médecin s'occupe d'un patient à l'Hôpital pulmonaire national. Photo : Vietnam+

Toujours selon le professeur agrégé Nguyen Viet Nhung, le premier échantillon avait une taille de 100.000 personnes. Après quatre ans d’études, la nouvelle méthode a montré une grande efficacité. Elle peut rapidement dépister un grand nombre de personnes à risque de tuberculose et le fait que le taux de détection a augmenté, en est une preuve.

Le projet consiste également en l'application d'un nouveau schéma thérapeutique pour le traitement de la tuberculose, dans le but de raccourcir la durée du traitement et d'avoir le taux de guérison le plus élevé.

Avec un schéma thérapeutique de quatre mois pour le traitement de la tuberculose, au lieu de 6 mois pour le schéma actuel, les risques d'effets secondaires graves diminuent et la qualité du traitement des patients s’améliore.

La recherche a également permis de faire un bilan des lacunes dans le domaine du traitement de la tuberculise, qui nécessitent une intervention de toutes les parties prenants (système de santé, communauté des patients, système politique, etc.). L’objectif étant de construire des modèles d'interventions plus efficacies et d’atteindre l'objectif de mettre fin à la tuberculose dans le pays.

 
Espoir pour éliminer la tuberculose dans le monde ảnh 3Les auteurs de l'ensemble de travaux reçoivent le Prix Ho Chi Minh pour les sciences et les technologies. Il s'agit d'un ensemble de travaux d'une grande valeur scientifique, visant à résoudre un problème de santé publique très difficile que sont les maladies respiratoires, en particulier la tuberculose, au Vietnam. Photo : Vietnam+

"Nous mettons activement en œuvre le projet, car si après quatre ans d'application, nous pouvons réduire les cas de tuberculose de 72% dans la communauté, il sera tout à fait possible d'en finir avec la tuberculose", a dit Nguyen Viet Nhung.

"Ce prix est une belle recompense pour tous ceux qui sont déterminés à mettre fin à la tuberculose dans le monde. Il va les encourager d’autant plus dans leurs recherches", a-t-il partagé.

Ces travaux de recherche constituent une force motrice pour que tout le pays travaille à l'objectif de mettre fin à la tuberculose./.VietnamPlus

Voir plus

Le professeur associé Le Thuong Vu (à gauche) effectue une bronchoscopie avec échographie endobronchique (EBUS) à visée de biopsie. Photos: NDEL

La médecine "ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à préserver l’espoir"

Après plus de trente ans de carrière, le docteur Vu conserve une foi intacte dans les progrès de la médecine. Pour lui, chaque nouvelle technique représente une opportunité supplémentaire pour les patients. Ce qui le rattache à son métier reste ce moment où un patient retrouve la santé et le sourire, preuve que la médecine ne se limite pas à soigner, mais qu'elle permet aussi de préserver l’espoir.

Flavie Goutard, vétérinaire épidémiologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) de France. Photo : VNA

Le Vietnam reconnu pour son approche intégrée de prévention des épidémies

Plusieurs experts internationaux participant au Sommet « One Health » (Une seule santé) en cours à Lyon, en France, ont estimé que le Vietnam figurait parmi les pays pionniers dans la mise en œuvre d’une approche intersectorielle visant à contrôler les épidémies et à protéger la santé humaine, animale et environnementale.

e séquençage du génome consiste à lire et à décrypter l’intégralité de l’ADN d’un individu, afin de repérer d’éventuelles variations pouvant expliquer sa maladie. Photo: pngtree.com

Des scientifiques vietnamiens identifient les mutations génétiques de maladies rares

Le professeur-Docteur Nguyên Huy Hoàng, directeur adjoint de l’Institut de biologie de l’Académie vietnamienne des sciences et technologies, et son équipe de recherche ont mené un projet intitulé « Analyse des mutations génétiques chez des patients vietnamiens atteints de maladies rares sélectionnées à l’aide de la technologie de séquençage de l’exome entier ». Ce projet, réalisé de 2022 à 2024, vise à élucider les causes génétiques de ces maladies au sein de la population vietnamienne.

Une équipe de santé de la commune de Dat Do effectue des consultations médicales à domicile pour les habitants. Photo : VNA.

Ho Chi Minh-Ville déploie un modèle de soins de santé continus de proximité

Ce programme novateur, fondé sur les principes de la médecine familiale, ambitionne d’instaurer un suivi médical continu, proactif et global pour chaque citoyen. Ces équipes mobiles se rendent désormais directement au domicile des habitants, en accordant une attention prioritaire aux personnes âgées, aux malades chroniques, aux personnes en situation de handicap ainsi qu’aux populations les plus vulnérables.

Au siège du Comité populaire du quartier de Xuan Hoa, des médecins des hôpitaux de Dermatologie et d’Ophtalmologie de Saïgon, en collaboration avec le centre de santé local, ont examiné 250 personnes âgées. Photo: VNA

Hô Chi Minh-Ville : 16 000 examens gratuits et soins de proximité renforcés

Le Déparrtement de la Santé de Hô Chi Minh-Ville a lancé, le 5 avril, une campagne inédite de dépistage gratuit déployée simultanément sur 64 sites au profit de 16 000 habitants. Cette opération d'envergure marque un tournant stratégique pour la mégapole, qui ambitionne de passer d'une médecine curative passive à une gestion proactive de la santé.

La vice-présidente de l’Assemblée nationale Nguyen Thi Thanh, la ministre de la Sané Dao Hong Lanet les délégués lors de l'événement. Photo d'illustration : Nhan dan.vn

Renforcer les soins de base et améliorer la santé communautaire

Le ministère de la Santé, en coordination avec la Télévision vietnamienne, a organisé le 5 avril au soir, à Hanoï, un programme politico-artistique intitulé « Une population en bonne santé – un pays prospère », en réponse à la première Journée de la santé pour tous (7 avril).

Dans la zone de mesure de la pression artérielle. Photo: VNA

Dépistage du cancer et examen médical gratuits pour 10.000 personnes à Hanoi

Les participants bénéficieront d’un bilan de santé complet grâce à un processus simplifié en un seul lieu, comprenant la mesure de la tension artérielle, l’évaluation de la taille et du poids, le calcul de l’IMC et l’évaluation du risque cardiovasculaire, des analyses de sang, un examen général et des consultations spécialisées en médecine interne, pédiatrie, obstétrique, ophtalmologie, ORL, dentisterie et oncologie.

Au cours des trois premiers mois de 2026, le Vietnam a enregistré plus de 25.000 cas de syndrome pieds-mains-bouche. Photo: VNA

Le Vietnam renforce le diagnostic et le traitement du syndrome pieds-mains-bouche

Face à plus de 25.000 cas de syndrome pieds-mains-bouche enregistrés au premier trimestre 2026, les autorités sanitaires vietnamiennes renforcent la formation médicale, actualisent les protocoles de traitement et appellent à une vigilance accrue, notamment sur l’approvisionnement en médicaments et les mesures de prévention.

L’intelligence artificielle s’impose comme un levier majeur pour renforcer le dépistage précoce des maladies non transmissibles au Vietnam. Photo: VNA

Maladies non transmissibles : l’IA, un tournant pour le dépistage au Vietnam

L’intelligence artificielle s’impose comme un levier majeur pour renforcer le dépistage précoce des maladies non transmissibles au Vietnam, dans un contexte où ces pathologies, responsables de plus de 70 % des décès dans le monde, connaissent une progression rapide. En combinant politiques publiques et transformation numérique, le secteur de la santé accélère sa transition vers une approche préventive, visant à améliorer la qualité des soins et à réduire durablement la charge sanitaire.

La vice-ministre Nguyên Thi Liên Huong se rend au chevet des enfants hospitalisés pour la maladie main-pied-bouche à l’Hôpital pour enfants n°2. Photo : suckhoedoisong.vn

Le Vietnam se mobilise pour contenir l’épidémie de main-pied-bouche

Selon le Centre de contrôle des maladies de Hô Chi Minh-Ville, les établissements de santé locaux ont recensé 10.886 cas de syndrome main-pied-bouche au cours des douze premières semaines de 2026, dont 1.992 hospitalisations et 221 cas graves. Il est à noter que le nombre de cas graves a augmenté rapidement, certains patients présentant une détérioration rapide nécessitant une intervention médicale intensive.