Les producteurs de noix de cajou du Vietnam sont encouragés à pénétrer davantage les marchés du Proche-Orient et d’Afrique.

Hanoi (VNA) - La filière vietnamienne de la noix de cajou a affiché un chiffre d’affaires de 1,2 milliard de dollars à l’exportation pour les cinq premiers mois de l’année, soit une hausse de près de 8% en termes de volume par rapport à la même période l’an dernier, selon l’Association des producteurs et exportateurs de noix de cajou du Vietnam (VASEP).

Lors du colloque intitulé "Perspectives dans la coopération et le développement commercial au Proche-Orient et en Afrique", organisé le 21 juin dans la mégapole du Sud par le ministère de l’Industrie et du Commerce, Pham Hoài Linh, chargé des marchés du Proche-Orient et d’Afrique dudit ministère, a insisté sur la nécessité de renforcer les exportations de noix de cajou vers ces marchés.

Marchés potentiels

Avec une population de 320 millions de personnes, une des économies les plus dynamiques au monde et vu que le revenu moyen par personne a atteint 66.000 dollars/personne/an, le marché du Proche-Orient est clairement une cible pour les professionnels du secteur. En 2018, la valeur des échanges commerciaux bilatéraux entre le Vietnam et le Proche-Orient s’est élevée à 14 milliards de dollars, dont 8,7 milliards de dollars d’exportations vietnamiennes, a informé Pham Hoài Linh.

Quant à l’Afrique, selon Nguyên Minh Phuong, cheffe du bureau d’Asie de l’Ouest et d’Afrique dudit ministère, ce marché est prometteur pour les exportateurs vietnamiens spécialisés dans la production agricole, dont la noix de cajou ainsi que le café, le riz et les produits aquatiques. Les exportations en la matière augmenteraient de 10% à 20% dans les temps à venir, a estimé Mme Phuong.

Afin de pénétrer ce marché de manière efficace, elle a recommandé aux entreprises vietnamiennes de mettre à jour les informations utiles à travers les programmes de promotions commerciales, d’élaborer des stratégies à long terme ou d’ouvrir des bureaux de représentation en Afrique sans oublier d’approfondir les connaissances concernant les us et coutumes sur la culture, les tendances de consommation des clients et les préférences des partenaires africains. -CVN/VNA