Entrez dans la danse du lion-chat des Tày et des Nùng de Lang Son

Si la danse du lion est répandue parmi d’autres peuples, les Tày et les Nùng vivant dans la province septentrionale de Lang Son ont inventé une autre danse, celle du lion-chat.

Lang Son (VNA) – Si la danse du lion est répandue parmi d’autres peuples, les Tày et les Nùng vivant dans la province septentrionale de Lang Son ont inventé une autre danse, celle du lion-chat. Incontournable lors des fêtes printanières locales, cette création artistique a été inscrite au patrimoine culturel immatériel national.

Entrez dans la danse du lion-chat des Tày et des Nùng de Lang Son ảnh 1 La danse du lion-chat des Tày et des Nùng. Photo : VOV

Comme son nom le suggère, le lion-chat est un animal imaginaire ayant les caractéristiques des deux félins. Il est aussi puissant que le lion et aussi doux que le chat. D’un diamètre de 50 cm, sa tête est faite de terre cuite et peinte avec cinq couleurs principales, en l’occurrence le vert, le rouge, le noir, le jaune et le blanc. D’apparence agressive avec ses trois cornes, ce lion-chat  a de gros yeux, un gros nez et une large bouche. En revanche, ses oreilles sont petites et orientées vers l’arrière. Sa barbe est constituée de morceaux de tissu rouges, de même que son cou qui est assorti d’une crinière en laine verte.

Nông Van Hiên est un champion de la danse du lion-chat. Il a créé en 1986 la troupe de son village, Hop Tân. Le succès a été au rendez-vous et l’effectif de la troupe est rapidement passé de 18 à 60. Au dernier mois de l’année, Nông Van Hiên réunit sa troupe pour les répétitions en vue des prochaines fêtes printanières. 

 «C’est une danse qui requiert beaucoup de force physique et de dextérité manuelle. C’est en effet un réel exercice physique que de manipuler la tête du lion-chat», nous dit-il. «Les mouvements des mains et des jambes doivent être parfaitement synchrones. Les jeunes adorent apprendre cette danse et la population apprécie beaucoup nos représentations».

Musique, danse et arts martiaux… La danse du lion-chat est à la fois joyeuse, sportive et facile à apprendre. Une troupe de danse comprend de 8 à 16 percussionnistes et danseurs. Certains dansent avec la tête du lion-chat, d’autres portent des masques de singes et des armes telles que le trident, le sabre ou l’épée. Les mouvements essentiels de la danse ressemblent d’ailleurs à ceux des arts martiaux traditionnels. Les danseurs masqués ont un fil rouge dans leur bouche, ils approchent le lion-chat en dansant puis attachent le fil dans sa bouche. A l’occasion du Nouvel An lunaire, la troupe de danse du lion-chat se rend dans chaque famille du village pour lui souhaiter chance et prospérité, fait savoir Hoàng Van Pao, président de l’Association du patrimoine culturel de Lang Son.

 «Après avoir salué le maître de céans, les danseurs vont danser de la porte d’entrée à l’autel des ancêtres. Ils apportent la joie qui efface tout le labeur de l’année passée pour accueillir la nouvelle année. La danse du lion-chat n’est pratiquée qu’à l’occasion des grandes fêtes. Avant de descendre la tête du lion-chat de là où elle est accrochée, le chef de la troupe doit demander l’autorisation des divinités en leur présentant, en offrandes, un coq bouilli», précise-t-il.

La danse du lion-chat a dépassé les frontières des villages Tày et Nùng, pour être présentée partout dans la province de Lang Son, et ailleurs, se félicite Hoàng Thi Phuong Huê, responsable de la culture du district de Cao Lôc.

«Notre district compte actuellement 20 troupes de danse du lion-chat. La commune de Hai Yên a même pu créer une troupe avec des adolescents de 15-16 ans. Cette danse a été introduite dans le programme d’enseignement des collèges qui invitent souvent des danseurs professionnels lors de leurs activités extrascolaires», indique-t-elle.

Expression artistique traduisant la conception du monde et de la vie des Tày et des Nùng, la danse du lion-chat promet d’être une grande attraction touristique et par conséquent une source de revenus supplémentaire pour les locaux. – VOV/VNA

Voir plus

Numérisation de livres sur feuilles de latanier, financée par le Fonds canadien d'initiatives locales. Photo: VOV

Les sutras gravés sur feuilles de latanier entrent dans l’ère du numérique

Grâce à la numérisation et aux efforts de transmission, les sutras sur feuilles de latanier trouvent aujourd’hui de nouvelles voies pour être valorisés. Longtemps conservés dans les armoires en bois des pagodes, ces trésors de savoir et de spiritualité peuvent désormais être partagés avec un public plus large.

Des activités d'échange culturel ont lieu à l'Espace culturel Due Tam Tra. Photo: SGGP

Un échange culturel pour renforcer les liens entre les peuples de l'ASEAN à Ho Chi Minh-Ville

Un échange culturel intitulé "Connecter les peuples de l'ASEAN" s'est déroulé au sein de l'espace culturel Due Tam Tra, dans la commune de Chau Pha, où les convives ont été initiés à l'art ancestral du thé vietnamien. Les délégués ont pris part au rituel de l’invitation au thé dans un esprit d’amitié, et ont dégusté du thé ainsi que des pâtisseries traditionnelles.

L’ancien récif corallien de Hang Rai est reconnu par les scientifiques pour sa grande valeur géologique ainsi que pour son intérêt majeur dans l’étude de l’histoire naturelle de la région. Photo : VNA

À la découverte de Hang Rai, joyau naturel de Khanh Hoa

Situé dans la commune de Vinh Hai, dans la province de Khanh Hoa, le site de Hang Rai constitue l’un des joyaux naturels du parc national de Nui Chua, intégré à la Réserve de biosphère mondiale éponyme reconnue par l’UNESCO. Ce paysage d’exception se distingue par son ancien récif corallien fossilisé aux formes spectaculaires, façonné par le temps et les éléments, ainsi que par son relief grandiose mêlant falaises rocheuses escarpées et littoral sauvage. 

Andrey Tatarinov, ancien ambassadeur de Russie au Vietnam. Photo: VNA

Mise à l’honneur la langue vietnamienne à travers le 5e concours national de traduction en Russie

L’Institut d’État des relations internationales de Moscou (MGIMO) a accueilli à Moscou la finale de la 5ᵉ édition du concours national de traduction du vietnamien, un événement devenu incontournable qui témoigne de l’attrait croissant pour la langue et la culture vietnamiennes en Russie, tout en contribuant à former une nouvelle génération de spécialistes au service du rapprochement entre les deux pays.

Le festival offre un espace d’échanges et de rencontres entre artisans, entreprises, chercheurs et passionnés de gastronomie, au Vietnam comme à l’étranger. Photo : VNA

Le pho vietnamien, entre héritage et modernité, à l’honneur à Ninh Binh

Le Festival du Pho 2026, visant à honorer les racines historiques du métier du pho et à mettre en lumière le développement continu de ce patrimoine à travers les différentes régions du pays, a débuté le 20 mars dans l’espace piétonnier de Thien Truong (cité urbaine de Thong Nhat, quartier de Thien Truong, province de Ninh Binh). 

Ces tableaux sont méticuleusement composés à partir de grains de riz aux nuances variées. Photo : VNA

Un jeune de Can Tho et son modèle d’entrepreneuriat innovant à partir de grains de riz

Khuu Tan Buu, domicilié dans le quartier de Ninh Kieu à Can Tho, a concrétisé son projet d’entrepreneuriat en créant des tableaux artistiques à partir de grains de riz. Ses œuvres, d’une grande richesse thématique - paysages du terroir, scènes des marchés flottants de Can Tho, portraits du Président Ho Chi Minh ou encore commandes personnalisées - se distinguent par une signature esthétique singulière. Au-delà de la dimension entrepreneuriale, cette initiative contribue à valoriser le patrimoine culturel et à promouvoir l’image des habitants du delta du Mékong, en mettant en lumière un savoir-faire original ancré dans les traditions locales.