Le projet "Dépollution des zones gravement contaminées par la dioxine au Vietnam" a été signé lundi à Hanoi par le ministère vietnamien des Ressources naturelles et de l'Environnement et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Ce projet, d'un coût total de 5 millions de dollars, est financé par le Fonds pour l'environnement mondial (GEF) et le PNUD.

S'adressant à la cérémonie de signature, le ministre des Ressources naturelles et de l'Environnement Pham Khoi Nguyen a hautement apprécié la participation du PNUD et du GEF dans la dépollution des sites contaminés par la dioxine au Vietnam. "Ce projet est une bonne opportunité pour d'autres partenaires internationaux de participer à la dépollution systématique des zones polluées. Nous nous félicitons de la participation des organisations et des particuliers", a souligné Pham Khoi Nguyen.


Outre l'aéroport de Bien Hoa, ce projet assistera notamment la dépollution des aéroports de Phu Cat et de Da Nang, ainsi que de "points chauds" plus petits dans d'autres lieux, par les techniques internationalement reconnues.


Ce projet aidera le Vietnam à réduire la pollution dans les "points chauds". Avec 5 millions de dollars, il contribuera à assainir des terres cultivées et des sédiments pollués mais, plus important, cette action humanitaire mobilisera davantage de capitaux dans la dépollution systématique de tous les "points chauds" contaminés par la dioxine dans le pays.


Le Vietnam a fait beaucoup d'efforts pour régler les conséquences laissées par la guerre, dont l'assainissement des "points chauds", particulièrement l'aéroport de Bien Hoa, le site le plus contaminé, a estimé John Hendra, coordinateur permanent du PNUD au Vietnam.

Cependant, l'aéroport de Bien Hoa et d'autres "points chauds" nécessitent davantage d'efforts. La dépollution systématique de tous les "points chauds" revêt une signification majeure pour protéger les habitants locaux, les ouvriers et l'environnement. Cela figure dans la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants.

Selon le ministère des Ressources naturelles et de l'Environnement, pendant la guerre, les GI's américains ont déversé 72-80 millions de litres de défoliants au Sud Vietnam, dont le plus toxique était l'agent orange. Les anciens lieux de sockage des défoliants sont les lieux les plus contaminés. La teneur en dioxine dans trois "points chauds" principaux est très supérieure aux normes nationales et internationales. S'ils ne sont pas dépollués, ils continueront de polluer plus largement les zones environnantes et de porter atteinte sévèrement à la santé des habitants et des ouvriers. -AVI