Hanoi (VNA) – Le tourisme tire parti de la qualité et de la richesse du patrimoine naturel, en plus de celle des infrastructures. Aussi, les atteintes à l’environnement (qualité des eaux, dégradation des sites très fréquentés…) peuvent remettre en question la viabilité à long terme du modèle touristique sur certains territoires.
 
Une vue de la plage de My Khê, ville centrale de Dà Nang. Photo : VNA

La venue des visiteurs contribue à la préservation des zones et à l’amélioration des conditions de vie des habitants  grâce aux recettes générées par l’activité touristique. En effet, les recettes générées par les impôts sur le revenu,  les taxes sur les ventes... peuvent être investies dans des programmes de conservation, tels que le financement des salaires des gardes du parc ou l’entretien du site.

En revanche, la qualité de l’environnement est une donnée importante à prendre en compte dans l’activité touristique, car un environnement sain est l’assurance du succès du modèle touristique à long terme. Personne n’a envie d’aller sur des plages se baigner dans des eaux polluées, contempler des paysages bétonnés, ou se promener dans des lieux couverts de déchets et d’emballages plastiques.

De plus, la chute du nombre de touristes entraîne celle des prix puis à terme celle des profits. Les fonds disponibles pour l’entretien, les réparations ou la gestion des déchets risquent alors de ne pas être suffisants et d’augmenter les impacts néfastes sur l’environnement. De piètres installations et une faible qualité de service réduisent l’attractivité des destinations et fait chuter la demande. Pour mettre un terme à ce cercle vicieux, la prise en compte de la donnée environnementale devient essentielle.

Ces dernières années, comme toutes les industries, l’activité touristique a eu des conséquences sur l’environnement. Ce secteur consomme de nombreuses ressources naturelles telles que l’eau, le pétrole, l’électricité, et génère des quantités importantes de déchets et de rejets atmosphériques. Son développement  a pu nuire à l’environnement.

La haute saison touristique

La haute saison touristique se caractérise par une forte hausse de la fréquentation des visiteurs sur quelques mois de l’année dans quelques provinces du pays.

La haute saison touristique génère diverses nuisances environnementales dont l’intensité peut localement poser problème : production de déchets, rejets des eaux usées et des polluants atmosphériques (déplacements, activités…), consommation d’eau potable, perturbation des écosystèmes.
 
Des étudiants de l'Université d'Asie du Sud-Est ramassent des ordures au port Tiên Sa, ville de Dà Nang. Photo : NDOL
 
Tourisme et ressources en eau

Selon Hoàng Duong Tùng, ancien directeur adjoint du Département général de l'environnement (ministère des Ressources naturelles et de l'Environnement), la plupart des déchets générés par les activités touristiques ne sont pas traités correctement. Les eaux usées des zones touristiques non traitées sont déversées chaque jour dans la nature.

De nos jours, le développement de l’activité touristique et de l’activité économique maritime - qui se traduit par une surexploitation des ressources et une pollution accrue de l’environnement dans lequel elles évoluent - sont aujourd’hui un réel problème. Les méthodes de pêche destructrices comme l’utilisation d’explosifs et de produits chimiques dangereux, ainsi que l’absence de planification dans le développement touristique balnéaire ont entraîné l’appauvrissement rapide des ressources aquatiques et endommagé les écosystèmes marins. – CVN/VNA