Deux manuels de vietnamien pour les Viêt kiêu

Le ministère de l’Éducation et de la Formation vient de demander aux Éditions de l’éducation du Vietnam de rééditer deux manuels expérimentaux pour enseigner le vietnamien aux Viêt kiêu.

Hanoi (VNA) - Le ministère de l’Éducation et de la Formation vient de demander aux Éditions de l’éducation du Vietnam de rééditer deux manuels expérimentaux pour enseigner le vietnamien aux Viêt kiêu. Une version numérique sera publiée en ligne.

Deux manuels de vietnamien pour les Viêt kiêu ảnh 1Les enseignants utilisent souvent des manuels expérimentaux comme Tiêng Viêt vui ou Quê Viêt. Photo : CTV/CVN

Tiêng Viêt vui (Le vietnamien en s’amusant) et Quê Viêt (Campagne Viêt) ont été les deux premiers manuels conçus par des spécialistes pour enseigner le vietnamien, en tant que langue étrangère, aux Viêt kiêu. Plus de cinq ans après leur parution, le ministère de l’Éducation et de la Formation a prié les Éditions de l’éducation du Vietnam d’actualiser et de rééditer ces deux manuels. Le ministère a également demandé une version numérique et téléchargeable gratuitement sur le site http://www.moet.gov.vn, qui devrait être prochainement disponible. Une initiative utile à tous les Vietnamiens résidant à l’étranger, comme aux enseignants.

Compétences langagières prises en compte

«Dans le cadre d’un projet gouvernemental d’assistance de l’apprentissage du vietnamien aux Vietnamiens résidant à l’étranger, nous avions élaboré en 2005 deux programmes. Le premier était destiné aux enfants de 9 à 18 ans, et le second, aux adultes», se souvient le professeur Nguyên Minh Thuyêt, rédacteur général de l’ouvrage Tiêng Viêt vui. Et d’ajouter : «Une fois ces programmes validés, nous avions commencé à rédiger les deux manuels Tiêng Viêt vui et Quê Viêt entre 2006 et 2010. L’ensemble comprend 18 volumes divisés en six niveaux différents. Il a deux éditions, l’une pour l’apprenant, et l’autre, pour l’enseignant, en plus d’un cahier d’exercices. Par ailleurs, quelques sujets ou thèmes présents dans les titres ont été édités sur CD».

Deux manuels de vietnamien pour les Viêt kiêu ảnh 2Un cours de vietnamien pour des enfants de Viêt kiêu en Allemagne. Photo : CTV/CVN

Selon lui, sur la base du bilan annuel de l’enseignement du vietnamien à l’étranger, Tiêng Viêt vui et Quê Viêt ont été réactualisés et améliorés, notamment sur le plan méthodologique. Les quatre compétences langagières sont travaillées, et plus particulièrement celles de compréhension orale et écrite.

«Tiêng Viêt vui et Quê Viêt privilégient l’acquisition de capacités communicationnelles. Toutes les leçons comme tous les exercices plongent l’apprenant dans une situation concrète afin qu’il développe la compréhension orale et écrite. Les thèmes abordés sont familiers, puisqu’ils sont fondés sur la vie quotidienne des communautés vietnamiennes à l’étranger», insiste Nguyên Minh Thuyêt.

Toujours selon lui, pour des apprenants qui ne sont pas au Vietnam, le plus difficile reste les accents. Raison pour laquelle, contrairement aux manuels pour les jeunes au Vietnam, qui travaillent les six accents en même temps, chaque leçon de Tiêng Viêt vui et de Quê Viêt n’en présente que deux. Par ailleurs, ces deux manuels consacrent une place importante à la présentation des paysages, des coutumes, de la culture et de l’économie du Vietnam.

Deux manuels de vietnamien pour les Viêt kiêu ảnh 3Tiêng Viêt vui et Quê Viêt aideront les professeurs vietnamiens à l’étranger à améliorer leur enseignement. Photo : CTV/CVN

Le budget total pour ces nouvelles éditions - livre de l’apprenant, exercices, livre de l’enseignant et guide pédagogique, niveaux débutant, intermédiaire et avancé - est de 1,6 milliard de dôngs.

Les Éditions de l’éducation du Vietnam doivent remettre 400 manuels Tiêng Viêt vui et 350 Quê Viêt au Département de la formation continue du ministère de l’Éducation et de la Formation, en outre de la version numérique.

Manque de manuels d’enseignement

Actuellement, il n’y a pas de manuel officiel pour les Vietnamiens de l’étranger. Les cours sont fréquemment assurés par des enseignants amateurs, dont beaucoup ne sont pas simplement formés ou insuffisamment formés pour cet enseignement. Ils utilisent les manuels scolaires publiés au Vietnam ou des manuels expérimentaux comme Tiêng Viêt vui ou Quê Viêt, quand il ne s’agit pas de rechercher des documents pour concevoir eux-mêmes leurs leçons.

Remédier à cette situation implique une collaboration plus étroite entre le ministère des Affaires étrangères et celui de l’Éducation et de la Formation, afin d’assurer le succès d’une édition de manuels destinés aux Viêt kiêu. Par ailleurs, il faut mobiliser davantage les autorités du pays de résidence où vivent un grand nombre de Vietnamiens afin de faciliter, par l’intermédiaire d’accords de coopération, l’enseignement de la langue, de la culture et de l’histoire du Vietnam dans les programmes scolaires. -CVN/VNA

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