Des infrastructures pour l’essor économique du delta du Mékong

Riche en potentiels variés, le delta du Mékong passe pour être le plus grand exportateur de produits agricoles du Vietnam. Pourtant, la région reste peu attrayante aux yeux des investisseurs étrangers. Comment le delta du Mékong pourrait-il attirer davantage d’investissement direct étranger ?
Riche en potentielsvariés, le delta du Mékong passe pour être le plus grand exportateur deproduits agricoles du Vietnam. Pourtant, la région reste peu attrayanteaux yeux des investisseurs étrangers. Comment le delta du Mékongpourrait-il attirer davantage d’investissement direct étranger ?

Composé d’une ville de ressort central et de 12 provinces pour unepopulation de 17 millions de personnes, et ayant bénéficié d'unecroissance de plus de 11 % entre 2001 et 2010, il réunit tous lesfacteurs pour être une région économique de pointe au service dudéveloppement de l'agriculture vietnamienne.

La régionréalise toujours un excédent commercial important. L’an dernier, sesexportations se sont établies à 9,6 milliards de dollars, les plusimportantes étant de riz et de produits agricoles. Et pourtant, ceschiffres flatteurs et ces bonnes performances contrastent avec uneréalité tout aussi frappante : la région est de moins en moinsattrayante pour les investisseurs étrangers, situation qui appellel'élaboration de nouvelles stratégies et de bonnes politiques del’investissement.

Pour remédier justement à cettesituation, le Forum de coopération économique du delta du Mékong (MDEC2013) a récemment eu lieu dans la province de Vinh Long sur le thème «Ledelta du Mékong s’oriente vers une économie verte», en présence,notamment, du vice-Premier ministre Vu Van Ninh, chef du Comité depilotage du Nam Bô occidental.

M. Vu Van Ninh a soulignél’objectif de ce forum qui visait à renforcer la connectivité au sein dudelta du Mékong ainsi qu’entre ses localités et les autres villes etprovinces de l’ensemble du pays. Ce forum témoigne non seulement del’engagement des autorités des 13 villes et provinces du delta du Mékongmais aussi celui de Hanoi, d'Hô Chi Minh-Ville et des ministères etsecteurs concernés par l’élaboration d’un environnement d’investissementattrayant, stable et propice à un développement économique dynamique etdurable de la région.

À cette occasion, les localitésdu delta ont lancé un appel aux investisseurs pour 138 projetsreprésentant environ 21,6 milliard de dollars. Il s’agit de projets dedéveloppement des infrastructures au service de la production agricole,de l’agroalimentaire, de la construction de routes et de ponts, dedéveloppement de l’industrie et de services du tourisme. Lors d'uneconférence, 126 licences d’investissement ont été remises à des projetscumulant plus de 353,5 millions de dollars.

Le forumMDEC-Vinh Long 2013 a donné lieu à neuf conférences et séminaires quiont réuni quelque 4.000 personnes. Les évènements plus importantsétaient la conférence de promotion de l’investissement dans le delta duMékong 2013, et l’exposition «Semaine de l’environnement vert :technologies vertes et développement durable d’une économie verte».

Le delta du Mékong encourage l'investissement dans les infrastructures,l’industrie auxiliaire, les biotechnologies, l’agroalimentaire, laproduction agricole, le tourisme, les services, la formation deressources humaines, la construction d’écoles, d’hôpitaux, ainsi que lesprojets d’adaptation au changement climatique. Jusqu’à présent, larégion n’a drainé que 11 milliards de dollars d’investissement directétranger (IDE) dans 800 projets, soit 3% du total national.

Sur les neuf premiers mois de l’année, le delta du Mékong acomptabilisé 45 projets d’IDE représentant 269 millions de dollars et5,1% en nombre de projets et près de 3% de l'IDE reçu par le pays. Outreles faiblesses de ses infrastructures, le manque de main-d’œuvrequalifiée et des formalités administratives compexes sont autant de mauxqui découragent les investisseurs étrangers, a estimé M. Vo Hùng Dung,directeur de l’antenne de la Chambre de Commerce et d’Industrie duVietnam de la ville de Cân Tho.

Force est de constaterque ces derniers temps, les infrastructures de toute la région ont étémodernisées. Le terrain ici est beaucoup moins cher qu’ailleurs et lamain-d’œuvre est abondante. Voilà autant d’avantages comparatifspermettant au delta du Mékong d'attirer l'investissement étranger. Mais,tout cela ne suffit pas sans un environnement d’investissementfavorable. Ainsi, l’accent est toujours mis sur l’amélioration desqualifications de la main-d’œuvre. D’ici 2015, le delta du Mékong varéhabiliter ou construire 12 universités, 11 écoles supérieures et 300centres d’apprentissage supplémentaires pour fournir des ressourceshumaines compétentes aux entreprises étrangères implantées dans larégion.

Le delta du Mékong est exposé également auxrisques de pollution de l’environnement, aux effets du changementclimatique, à commencer par la hausse du niveau des océans. Cette régionproduit quotidiennement 780.000 tonnes de déchets dont seulement 69%sont traités. Le traitement des eaux usées, estimées à 150 millions demètres cubes par an, est nul, a déploré M. Nguyên Thê Dông,vice-directeur général du Département de l’environnement.

Le delta du Mékong possède de nombreuses zones industrielles etcomplexes industriels. Mais 57% des premières et 85% des seconds ne sontpas dotés de système de traitement des eaux usées. «C’est pour cetteraison que nous privilégions les projets écologiques, d’industrie propreet de fabrication de produits de recyclage», a déclaré M. Truong VanSau, vice-président du Comité populaire de la province de Vinh Long.-VNA

Voir plus

Les exportations de bois et de produits dérivés ont atteint 8,54 milliards de dollars au premier semestre, soit une progression de 4,4 % sur un an. Photo: VNA

Du volume à la valeur ajoutée : Le virage stratégique de l'industrie du bois vietnamienne

Après près de trois décennies de développement, l'industrie vietnamienne de la transformation du bois est devenue un secteur d'exportation de premier plan, ayant généré plus de 17 milliards de dollars américains de recettes en 2025. Le Vietnam occupe ainsi le 5e rang mondial, le 2e en Asie et le 1er en Asie du Sud-Est pour les exportations de bois et de produits dérivés, une position solide pour bâtir un modèle industriel moderne, durable et créateur de valeur ajoutée.

La mise en place réussie de la première cage d’armature du mur diaphragme de la station S3 de la ligne de métro n°5. Photo: VNA

Ligne 5 du métro de Hanoï : Pose réussie d'une cage d'armature de 38 tonnes à la station S3

La mise en place réussie de la première cage d’armature du mur diaphragme de la station S3 de la ligne de métro n°5 marque une nouvelle étape dans la réalisation des ouvrages souterrains du projet. Cette opération a été conduite en coordination avec le chantier du viaduc du périphérique 1 afin de garantir le respect du calendrier, de la qualité des travaux et des exigences de sécurité.

Photo d'illustration : VNA

Le Vietnam mise sur une croissance durable des exportations agricoles

Malgré un recul de l'excédent commercial du secteur agricole au premier semestre 2026, l'agriculture continue de jouer un rôle essentiel dans l'équilibre du commerce extérieur du Vietnam. Face à la baisse des prix des principaux produits d'exportation et à la hausse des importations de matières premières, les autorités appellent à renforcer la valeur ajoutée des produits et l'autonomie des filières afin de soutenir durablement les exportations.

Un coin de Buôn Ma Thuôt, à Dak Lak. Photo: VNA

Dak Lak accélère son développement par l’économie maritime et la logistique

La province dispose d’atouts considérables pour dynamiser son économie maritime grâce à son littoral de près de 189 kilomètres, la zone économique de Nam Phu Yên et un système portuaire susceptible de devenir une plateforme logistique reliant les zones de production des Hauts Plateaux du Centre aux marchés internationaux.

Photo d'illustration : VNA

L’investissement public se redresse et accélère progressivement

L’accélération des décaissements, conjuguée à l’amélioration de l’efficacité de la gestion des investissements publics, est considérée comme une priorité pour atteindre simultanément les objectifs de croissance économique et d’optimisation de l’utilisation des capitaux d’investissement social.

La Mission commerciale du Vietnam en Argentine (également accréditée auprès du Paraguay et de l’Uruguay) a tenu le 23 juillet une rencontre avec les représentants de CMA Paraguay (CMA), coentreprise argentino‑paraguayenne productrice des snacks de la marque Capitán Cuac, dont le siège et l’usine se situent au Paraguay.

Le Vietnam renforce sa promotion commerciale auprès des entreprises d'Amérique du Sud

À Buenos Aires, la Mission commerciale du Vietnam en Argentine a reçu le 23 juillet la société CMA Paraguay, incitant l’entreprise à profiter de VIS 2026 (3‑5 septembre, Hô Chi Minh‑Ville) pour présenter ses snacks, développer des partenariats de marque distributeur et préparer son implantation sur le marché vietnamien en pleine croissance.

La tendance du thé aux perles, ou bubble tea, cette boisson taïwanaise traditionnellement composée de thé, de lait et de perles gélatineuses de tapioca qu’on aspire avec une large paille, ne s’essouffle pas. Photo: thuonggiaonline.vn

Le marché vietnamien des boissons au thé modernes fait le plein

Selon le cabinet de conseil Momentum Works, le marché vietnamien des chaînes de salons de thé moderne a généré un chiffre d’affaires brut d’environ 617 millions de dollars américains fin 2025, soit une hausse de 28% par rapport à 2023. Avec les chaînes de cafés, le marché vietnamien des boissons de marque modernes devrait dépasser 1,3 milliard de dollars, ce qui en ferait le troisième plus important d’Asie du Sud-Est après l’Indonésie et la Thaïlande.

Son La possède la plus grande superficie et la plus importante production de café Arabica du Vietnam, avec plus de 30.000 hectares de plantations et une production annuelle moyenne de 40.000 à 50.000 tonnes de cerises de café. Photo: VNA

Traçabilité : le café vietnamien mise sur les données pour rester compétitif

Face à la baisse des prix mondiaux et au durcissement des exigences internationales en matière de traçabilité, les entreprises vietnamiennes misent sur la constitution de bases de données fiables des zones de culture. Cette démarche est désormais considérée comme un facteur déterminant pour préserver les débouchés à l’exportation, améliorer la compétitivité et accroître la valeur ajoutée du café vietnamien.