Cù Gia Huy, créateur d’un électrocardiogramme vietnamien

Cù Gia Huy, 32 ans, a réussi à concevoir un électrocardiogramme innovateur. Ce petit appareil qui est porté régulièrement, permet d’appliquer une surveillance permanente de l'activité électrique du cœur.
Cù Gia Huy, créateur d’un électrocardiogramme vietnamien ảnh 1Cù Gia Huy et son électrocardiogramme innovateur. Photo : GH/CVN

Hanoi (VNA) - Cù Gia Huy, 32 ans, a réussi à concevoir un électrocardiogramme innovateur. Ce petit appareil qui est porté régulièrement, permet d’appliquer une surveillance permanente de l'activité électrique du cœur des malades.

L’initiative du jeune homme de fabriquer des équipements sanitaires a été nourrie tout le long de ses années scolaires. «Mon enseignant de mathématiques de la classe de sixième subissait une névropathie. Malgré sa santé fragile, il continuait d’enseigner avec tout son enthousiasme», raconte-t-il. Encouragé par la motivation de cet enseignant, il a entretenu l’ambition de produire des appareils pour aider à guérir la maladie de son enseignant.

Gia Huy était le premier lauréat du concours d’entrée à l’Université internationale en 2011 (relevant de l’Université nationale de Hô Chi Minh-Ville) en récoltant 29 points. À sa sortie de l’université, il était également en tête du palmarès de la Faculté du génie biomédical. Fort de ces excellents résultats, Huy est devenu enseignant dans cette faculté.

Dès sa seconde année universitaire, Cù Gia Huy a poursuivi des études sur la conception de l’électrocardiogramme. Ce dispositif est très efficace dans la surveillance et le diagnostic des maladies cardiaques. Trois ans plus tard, ce jeune vietnamien a réussi à fabriquer des prototypes.

«Au Vietnam, les patients cardiaques représenteront 20% de la population en 2017 selon les prévisions de la Fédération internationale de cardiologie. Les maladies cardiaques sont les principales causes de mortalité dans le monde», informe Gia Huy. Les symptômes de ces maladies évoluent si discrètement qu’elles sont difficiles à diagnostiquer.

L’appareil fabriqué par Gia Huy permet d’enregistrer, transférer, analyser et évaluer les données sur l’activité du cœur pendant une longue période et les envoie ensuite aux cardiologues. L’appareil est composé de microcircuits pour minimiser la gêne que peuvent ressentir les patients qui doivent le porter quotidiennement. Les résultats obtenus seront affichés via une application de Smartphone et donneront des conseils à l’utilisateur pour limiter les risques de crises.

Cet électrocardiogramme offre une surveillance cardiaque régulière envers les patients à haut risque comme les sportifs et les personnes âgées qui sont les plus touchés par les maladies cardio-vasculaires. L’appareil est capable d’avertir l’arrivée d’un ictus afin de prévenir les patients pour qu’ils puissent contacter à temps les services d’urgences.

Facilité de transport, clé de réussite du produit

 
Cù Gia Huy, créateur d’un électrocardiogramme vietnamien ảnh 2 Un électrocardiogramme innovateur de Cù Gia Huy. Photo : NQL/CVN

L’appareil de Cù Gia Huy a reçu le prix d’encouragement dans un concours réservés aux projets des start-ups organisé par la Zone de haute technologie de Hô Chi Minh-Ville en 2016. Cette initiative a également reçue la récompense d’encouragement du Prix pour la recherche des étudiants Eureka 2015. Gia Huy a réalisé des formalités afin d’acquérir le droit d’auteur de ce produit qui sera fabriqué à grande échelle.

La raison pour laquelle l’appareil de Gia Huy se démarque des autres appareils étrangers du marché vietnamien est sa facilité de transport. «Les appareils à surveillance cardiaques ont été étudié et conçu depuis longtemps par beaucoup de sociétés. Toutefois, ces appareils sont encombrants et sont installés dans les hôpitaux, ce qui entrave la surveillance régulière de la santé des malades, affirme-t-il. Avec ce nouvel appareil, les malades peuvent le porter sur eux grâce aux petites électrodes que l’on colle sur la poitrine. Cela ne gêne pas les activités quotidiennes».

«L’étape la plus difficile dans la production de cet appareil est l’écriture du logiciel de traitement des données sur les activités du cœur», confie le jeune scientifique. Il s’est découragé à plusieurs reprises lorsque ses prototypes ne donnaient pas des résultats assez satisfaisants et devait faire face au manque d’argent.

Cù Gia Huy rêve de décrocher une bourse pour ses études postuniversitaire. Dans un avenir plus lointain, il projette de créer une société spécialisée dans la recherche et la production des équipements sanitaires et il espère pouvoir un jour ouvrir un hôpital privé offrant des traitements gratuits pour les personnes démunies.-CVN/VNA

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