Des chercheurs mettent au point une puce reconnaissant le vietnamien

Coup de p(o)uce à la reconnaissance vocale vietnamienne

Un groupe de chercheurs vietnamiens ont réussi à mettre au point en laboratoire une puce reconnaissant le vietnamien sur la base de la technologie FPGA, après plus d’un an de travail.
Un groupe de chercheursvietnamiens ont réussi à concevoir en laboratoire une puceélectronique reconnaissant la langue vietnamienne sur la base de latechnologie FPGA (field-programmable gate array, réseau de portes programmables in situ), après plus d’un an de travail.

Ce circuit intégré peut reconnaître les chiffres de 0 à 9 et 20 mots simplesdifférents, ce qui est particulièrement réjouissant pour sesconcepteurs, le Docteur Hoàng Trang et des jeunes chercheurs de l’Université polytechnique de Hô-Chi-Minh-Ville(Sud).

Lors de ces dernières années, plusieurs grandes compagnies du secteurdes hautes technologies ont investi dans ce domaine sans pour autantaboutir à des résultats réellement concluants. Seules quelquescompagnies, comme Sony et Motorola, possèdent des puces électroniquesreconnaissant l’anglais, mais même celles-ci n’ont que de faiblescapacités en termes de lexique ou de fonctions, selon le Docteur HoàngTrang.

Lors d’un séjour professionnel dans plusieurspays européens et américains, il a trouvé que les chercheursuniversitaires et du privé dans le domaine de la reconnaissance deslangues bénéficiaient de crédits importants pour leurs travaux,notamment ceux du groupe Sony, de l’Université de Cambridge etl’organisme Aurona... De même, ces pays disposent de politiques desoutien de la recherche de technologies au service des handicapés baséesnotamment sur la reconnaissance vocale.

Le DocteurTrang a été ainsi amené à s’intéresser à la conception d’une puceélectronique reconnaissant le vietnamien. La recherche, lancée enjanvier 2012 après agrément du ministère des Sciences et desTechnologies, a donné de premiers résultats encourageants.

Defait, s’agissant de la langue vietnamienne, un produit efficace supposequ’il soit en mesure de reconnaître les différents accents des troisrégions du pays, et c’est dans cette optique que cette puce a étéconçue. Selon le Docteur Hoàng Trang, cette puce "made in Vietnam" estplus performante que celle de Motorola sur le plan de la vitesse dereconnaissance de mots et des variations tonales et accentuation de lavoix...

L’équipe de chercheurs coopèreactuellement avec plusieurs entreprises afin de porter cette puce dustade laboratoire à celui industriel afin qu’elle puisse faire l’objetd’applications. Sur ce dernier point, elle peut être utilisée pour deséquipements domestiques à commande vocale ou encore et surtout del’équipement d’assistance des handicapés.

LeDocteur Trang souhaite vivement que cette puce soit utilisée, dès 2016,dans la fabrication de robots pouvant lire les textes pour lesmalvoyants, pour conduire des équipements électroniques domestiques ouaider les handicapés à guider des équipements intelligents à la voix… -VNA

Voir plus

La 22e réunion ministérielle de l'ASEAN sur la science, la technologie et l'innovation (AMMSTI-22) s'est tenue à Vientiane, au Laos, le 26 juin. Photo : asean.org

Le Vietnam plaide pour une coopération scientifique renforcée au sein de l'ASEAN

À l'occasion de la 22e réunion ministérielle de l'ASEAN sur la science, la technologie et l'innovation, le Vietnam a appelé à renforcer la coopération régionale dans les technologies émergentes, estimant qu'elles constituent un levier essentiel pour accroître la compétitivité et favoriser une transformation numérique sûre et durable au sein du bloc.

 Au Centre R&D du Parc technologique de Ho Chi Minh-Ville. Photo : VNA

La coopération internationale, un levier pour mobiliser des ressources pour la science et la technologie

Le Vietnam renforce sa coopération internationale afin d’accéder à de nouvelles connaissances, de mobiliser des ressources pour la recherche et d’accélérer le développement de son écosystème scientifique et technologique. Des partenariats avec l’Australie, la Russie ou encore la République de Corée illustrent cette dynamique tournée vers les technologies stratégiques et les secteurs émergents.

Un représentant du Département de la sécurité politique intérieure de la Police de Can Tho dispense des informations sur la cybersécurité aux étudiants de l'Université de Can Tho. Photo : VNA.

Doter les jeunes d’un « bouclier numérique » face à la menace des deepfakes

À compter du 1er juillet 2026, la Loi sur la cybersécurité de 2025 entrera officiellement en vigueur, marquant une étape importante dans le perfectionnement du cadre juridique destiné à protéger le cyberespace au Vietnam. Fait notable, les questions liées à la sécurité des données, à la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA) et à la technologie des deepfakes y sont intégrées pour la première fois dans un dispositif de gestion spécifique, imposant des exigences accrues en matière de responsabilité aux organisations et aux individus dans l’environnement numérique.

Laboratoire des semi-conducteurs du Centre de recherche et de développement, basé au Parc de hautes technologies de Hô Chi Minh-Ville. Photo : CTV/CVN

Laboratoires de référence : clé de la maîtrise des technologies

Le Vietnam prévoit de créer entre 10 et 15 grands centres nationaux de recherche et laboratoires de grande envergure, spécialisés dans des domaines tels que l’intelligence artificielle (IA), les semi-conducteurs, les biotechnologies et les nouvelles énergies, afin de soutenir l’objectif de maîtrise des technologies stratégiques.

Le professeur associé et docteur Saaidal Razalli Bin Azzuhri (gauche), vice-doyen de la faculté des sciences informatiques et des technologies de l’information à l’Université de Malaya. Photo: VNA

Stratégies d’un expert malaisien pour que le Vietnam devienne un acteur majeur du numérique mondial

Pour dépasser le simple statut de pays consommateur ou de sous-traitant, le Vietnam doit adopter une stratégie globale et ambitieuse afin de construire sa souveraineté technologique, en s’appuyant sur l’attraction des talents, la réforme de l’éducation et le renforcement de la coopération internationale, a déclaré le professeur associé et docteur Saaidal Razalli Bin Azzuhri, vice-doyen de la faculté des sciences informatiques et des technologies de l’information à l’Université de Malaya.