Ce 1er lieu de traitement de la dioxine au Vietnam construit avecl'aide financière du Fonds global de l'Environnement (GEF), parl'intermédiaire du Programme des Nations unies pour le Développement(PNUD), vise à régler définitivement la pollution par l'agentorange/dioxine dans cet aéroport.
Concrètement, une fossede 5.600 m² dont la conception est assurée par le Commandement de lachimie du ministère de la Défense sera construite. Située à grandedistance de toute zone habitée, elle recevra 5.400 m3 de terrescontaminées de l'aéroport de Phu Cat d'ici fin 2012, lesquelles subironten outre un traitement chimique.
Cetaéroport est l'un des trois sites les plus gravement contaminés parl'agent orange/dioxine au Vietnam, avec l'aéroport de Bien Hoa dans laprovince de Dong Nai (Sud) et celui de Da Nang. Ceux-ci étaient lesbases principales utilisées par l'Armée américaine pour le stockage etl'approvisionnement en défoliants au Sud du Vietnam.
Lacoordinatrice permanente de l'ONU au Vietnam et représentante en chef duPNUD au Vietnam, Mme Pratibha Mehta, a déclaré qu'environ 200.000 m3 deterres contaminées demeurent à Phu Cat, Da Nang et Bien Hoa, lesquellesprésentent des risques pour la santé des populations locales comme del'environnement de ces lieux.
Les résultats de cettepremière opération permettront ensuite de traiter les aéroports de BienHoa et de Da Nang, ainsi que d'autres zones contaminées, a dit leprofesseur associé-docteur Le Ke Son, directeur du projet de traitementde la dioxine dans les zones gravement contaminées, et chef adjoint duDépartement général de l'Environnement.
Le projet de"Traitement de la dioxine dans les zones gravement contaminées"bénéficie d'un budget total de 4,9 millions de dollars. -AVI
À Lao Cai, l’espoir de rendre leur identité aux martyrs après plus d’un demi-siècle d’attente
Dans le cadre de la « Campagne des 500 jours et nuits » visant à accélérer la recherche, le rassemblement et l’identification des restes des martyrs, la province de Lao Cai a achevé le prélèvement d’échantillons biologiques sur les tombes et lancé une opération de collecte d’ADN auprès de plus de 3.400 proches de martyrs encore sans identité connue. Chaque échantillon représente un nouvel espoir pour les familles qui attendent depuis des décennies de retrouver leurs proches tombés pour la Patrie.