Hanoï (VNA) - Vous trouverez une partie de la réponse dans l’exposition «Coutumes d’antan» qui a lieu actuellement au Musée de Hanoï. L’espace d’exposition est organisé sur le modèle d’un village ancien avec des allées sinueuses qui conduisent les visiteurs à travers différents espaces thématiques: villa, salon, salle de culte… le tout étant installé à la façon des familles hanoïennes aisées du 19e et de la première moitié du 20e siècle.
L’entrée de l’exposition n’est autre qu’une reproduction de la porte d’un village ancien de Hanoï. Le visiteur entre ensuite dans le salon, le regard capté par un tableau transversal doré sur lequel sont gravés deux caractères chinois signifiant «Énergie paisible», ce qui traduit un vœu de concorde familiale. En bas, ce sont des objets représentatifs d’une famille aisée de l’époque: des meubles en bois précieux et incrustés de nacre, des objets de table… La salle d’à côté est la salle de culte, soit l’espace le plus sacré de la maison, où sont installés un porte-encens, un plateau d’offrandes, une paire de vases, un panneau tranversal et des sentences parallèles vieillis par le temps. L’espace rappelle la célèbre maison de couture Phuc Trach de Hanoï, avec des tissus multicolores, mais aussi une couverture décorée de motifs de paons et une machine à coudre du type de celles que l’on trouvait chez les Hanoïens aisés au siècle dernier…
Pour ceux qui ont vécu cette période, l’exposition est un retour au passé, mais pour les jeunes, c’est une véritable découverte, comme nous l’indique Nguyên Thi Thuy Hang, étudiante à l’Université de Culture de Hanoï.
«L’exposition met en évidence les changements qu’a connus Hanoï. Je peux maintenant me faire une idée de ce qu’était le mode de vie de nos prédécesseurs. Plus j’apprécie le développement de la capitale, plus je chéris les traditions culturelles qui sont préservées et transmises de génération en génération», nous confie-t-elle.
Au rez-de-chaussée du Musée de Hanoï, 200 objets ont été installés de façon à reproduire un village ancien, aussi bien sur le plan architectural que sur les plans comportemental et vestimentaire, comme l’a remarqué Trân Minh Ngoc, un visiteur.
«Ça me fait vraiment plaisir de retrouver la tunique à quatre pans d’autrefois, ou ces tables et chaises gravées, qui montrent à quel point les artisans ont été minutieux dans leur travail», dit-il.
Les objets exposés ont été collectés dans le pays et à l’étranger, fait savoir Nguyên Thi Ngoc Hoà, responsable de la communication du Musée de Hanoï.
«Nous nous sommes renseignés auprès de familles hanoïennes qui maintiennent jusqu’à présent des coutumes anciennes, pour constituer l’histoire à raconter dans cette exposition. En fait, la façon dont les objets sont disposés dans une maison et dont celle-ci est décorée en dit long sur la personnalité du propriétaire, mais aussi sur le patrimoine culturel dont il est dépositaire», affirme-t-elle.
«Les coutumes d’antan» reste ouverte jusqu’au 31 décembre 2022. L’entrée est gratuite.-VOV/VNA
Le mois de mars resplendit d’élégance avec l’ao dài, tunique traditionnelle
Début mars, les scènes de femmes en ao dài prenant des photos de printemps au bord des lacs, dans les parcs, devant les bureaux, les temples et les sites historiques sont devenues un spectacle familier à Hanoi. Les réseaux sociaux regorgent également d’images et de récits autour de cette tenue élégante, devenue un symbole de la saison dédiée à la célébration des femmes.
