Chine : entre dire et faire, il y a la Mer Orientale

L’implantation illégale par la Chine de la plate-forme pétrolière Haiyang Shiyou-981 début mai dans la zone écononomique exclusive et le plateau continental du Vietnam scandalise et jette une lumière crue sur la manière dont ce pays bafoule le droit international.
L’implantation illégale parla Chine de la plate-forme pétrolière Haiyang Shiyou-981 début mai dansla zone écononomique exclusive et le plateau continental du Vietnamscandalise et jette une lumière crue sur la manière dont ce pays bafoulele droit international.

La Chine a violé laConvention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 (CNUDM) dontelle est signataire, a indiqué le chercheur vietnamien Vu Khanh dansson article intitulé "Où est la responsabilité de l’Etat partie".

"L’emplacement de cette plate-forme se trouve au sud de l’île de TriTôn de l’archipel de Hoàng Sa
(Paracel) du Vietnam, 80 milles marins àl’intérieur de la zone économique exclusive du Vietnam, à 119 milles del'île de Ly Son", a-t-il noté, affirmant que cet acte a violé lesprincipes fondamentaux, les droits souverains et la juridiction duVietnam reconnus par la CNUDM.

Selon l’article 55de la CNUDM, "la zone économique exclusive est une zone située au-delàde la mer territoriale et adjacente à celle-ci, soumise au régimejuridique particulier établi par la présente partie, en vertu duquel lesdroits et la juridiction de l'Etat côtier et les droits et libertés desautres Etats sont gouvernés par les dispositions pertinentes de laConvention".

L’article 57 énonce que la zoneéconomique exclusive ne s'étend pas au-delà de 200 milles marins deslignes de base à partir desquelles est mesurée la largeur de la merterritoriale.

Dans la zone économique exclusive, envertu de l’article 58, "tous les Etats, qu'ils soient côtiers ou sanslittoral, jouissent, dans les conditions prévues par les dispositionspertinentes de la Convention, des libertés de navigation et de survol etde la liberté de poser des câbles et pipelines sous-marins visées àl'article 87, ainsi que de la liberté d'utiliser la mer à d'autres finsinternationalement licites liées à l'exercice de ces libertés etcompatibles avec les autres dispositions de la Convention, notammentdans le cadre de l'exploitation des navires, d'aéronefs et de câbles etpipelines sous-marins."

Aux termes de l’article 56, "dans la zone économique exclusive, l'Etat côtier a des droitssouverains aux fins d'exploration et d'exploitation, de conservation etde gestion des ressources naturelles, biologiques ou non biologiques,des eaux surjacentes aux fonds marins, des fonds marins et de leursous-sol, ainsi qu'en ce qui concerne d'autres activités tendant àl'exploration et à l'exploitation de la zone à des fins économiques,telles que la production d'énergie à partir de l'eau, des courants etdes vents".

L'Etat côtier a "juridiction,conformément aux dispositions pertinentes de la Convention, en ce quiconcerne la mise en place et l'utilisation d'îles artificielles,d'installations et d'ouvrages; la recherche scientifique marine; laprotection et la préservation du milieu marin".

La plate-forme deforage Haiyang Shiyou-981 est un ouvrage flottant en mer, la Chine qui afait entrer et intallé cette plate-forme dans le plateau continental duVietnam sans son consentement exprès, a violé la juridiction duVietnam, a expliqué le chercheur.

Lechercheur Vu Khanh a également constaté que la Chine a trangressé laDéclaration sur la conduite des parties en Mer Orientale (DOC) signée ennovembre 2002 dans la capitale cambodgienne Phnom Penh par elle etl’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN).

"Il est fort regrettable que la Chine, un grand pays, un signataire dela DOC, semble +avoir oublié+ les responsabilités d’un Etat partie, nefait que tenir les discours mais sans passer aux actes pour le processusd’édification de la confiance entre les parties en Mer Orientale",
adéploré l’agrégé Vu Khanh.

La Chine maintienttoujours son point de vue divergent sur la question de souveraineté enMer Orientale et n’est pas sincère sur le développement commun desressources naturelles dans cette zone. En plus, depuis sa signature dela DOC avec l’ASEAN, la Chine a mené une série d’activités quipréoccupaient d’autres pays.

Selon le chercheur VuKhanh, la Chine semble "immune" aux protestations du Vietnam et de lacommunauté internationale contre sa revendication de souveraineté surune zone en forme de langue de boeuf qu’elle appelle +la ligne à neufpointillés+ qui englobe 80% de la superficie de la Mer Orientale.

L’Empire du Milieu a ouvertement déclaré ses prétentions territorialesen Mer Orientale et accéléré ses activités militaires, complexifiantdavantage la situation dans cette mer par laquelle transite une grandepartie du fret mondial.

"L’acte de la Chine est uneviolation de l’Accord sur les principes fondamentaux guidant lerèglement des problèmes maritimes entre le Vietnam et la Chine, signé enoctobre 2011, aux termes duquel les deux pays se sont entendus pouraccorder la plus grande importance à la +grande œuvre+ de la relationbilatérale, partant de la hauteur stratégique et de l’ensemble et guidéspar la devise +voisinage amical, coopération intégrale, stabilitédurable, orientation vers l’avenir+ et dans l’esprit de +bon voisinage,bonne amitié, bonne camaraderie et bon partenariat+", a ajouté lechercheur.

Les deux pays ont convenu de régler defaçon convenable les différends et à travers des négociations pacifiquessur la base du droit international, notamment la CNUDM, la DOC et parvenir à la signature du Code deconduite en Mer Orientale. Mais ce que la Chine a fait ces dernierstemps est la conduite du "grand poisson qui mange le petit".

"En sa qualité de grand pays de la région et d’un des cinq membrespermanents du Conseil de sécurité de l’ONU, la Chine se doit derespecter scrupuleusement le droit international", a souligné lechercheur Vu Khanh.

"Pékin se doit se comporter en nation responsablevis-à-vis de la paix et de la sécurité dans la région, en partenaireresponsable de ses engagements internationaux et régionaux", a-t-ilconclu. – VNA

Voir plus

Le secrétaire général To Lam assiste à la réunion inaugurale du Conseil de la paix sur Gaza à Washington D.C., États-Unis. Photo : VNA

Le Vietnam élève sa diplomatie multilatérale dans la nouvelle ère

La participation du secrétaire général To Lam à la réunion inaugurale du Conseil de la paix sur Gaza, aux côtés de dirigeants de plus de 50 pays, illustre l’engagement actif et responsable du Vietnam en faveur de la paix mondiale et marque une étape importante dans l’élévation de sa diplomatie multilatérale à l’ère nouvelle.

Le secrétaire général To Lam et les chefs de délégation assistent à la réunion inaugurale du Conseil de la paix sur Gaza. Photo: VNA

📝Édito: Le Vietnam affirme son rôle et sa stature sur la scène internationale

Avec des résultats concrets, le voyage d’affaires à Washington D.C. du secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV), To Lam, du 18 au 20 février (heure locale), pour participer à la réunion inaugurale du Conseil de la paix sur Gaza, consolide une nouvelle ère de la diplomatie vietnamienne : proactive et responsable sur le plan multilatéral, pragmatique et efficace dans les relations bilatérales.

Le ministre vietnamien des Affaires étrangères, Lê Hoài Trung (à droite) avec le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Abdullah bin Zayed Al Nahyan. Photo : VNA

Le ministre des Affaires étrangères rencontre ses homologues émirati, égyptien et turc

Lors de sa rencontre avec le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Abdullah bin Zayed Al Nahyan, le ministre Lê Hoài Trung a salué les progrès substantiels accomplis dans la mise en œuvre du partenariat global Vietnam-Émirats arabes unis, en soulignant notamment le projet de centre de données hyperscale de plus d’un milliard de dollars récemment dévoilé à Hô Chi Minh-Ville, fruit d’une collaboration entre le G42 et un consortium d’investisseurs vietnamiens.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam, To Lam, et le président américain Donald Trump. Photo : VNA

Le secrétaire général To Lam rencontre le président américain Donald Trump

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam, To Lam, a rencontré le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche. Dans une atmosphère ouverte et cordiale, les deux parties ont échangé sur de nombreux aspects de la coopération bilatérale ainsi que sur des questions internationales et régionales d’intérêt commun.

Le ministre des Affaires étrangères du Vietnam Le Hoai Trung et le secrétaire d'État américain Marco Rubio (droite). Photo: ministère des Affaires étrangères

Le Vietnam et les États-Unis cherchent à approfondir leurs relations bilatérales

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a félicité le Vietnam pour le succès du 14e Congrès national du Parti et a réaffirmé le soutien des États-Unis à un Vietnam fort, indépendant, autonome et prospère. Il a apprécié les réalisations socio-économiques du pays et affirmé que le modèle de développement vietnamien était applicable à de nombreux pays.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam, To Lam (droite) et le représentant américain au commerce (USTR), l’ambassadeur Jamieson Greer. Photo: VNA

Le leader du Parti vietnamien rencontre le représentant américain au commerce

Le leader du Parti communiste du Vietnam To Lam s’est félicité des résultats positifs enregistrés dans le processus de négociation de l’accord commercial réciproque, saluant le rôle du Bureau du Représentant américain au commerce ainsi que l’attention et le soutien personnel de l’ambassadeur Jamieson Greer.