Besoin de prêts préférentiels dans le secteur agricole

Les entreprises et paysans du secteur agricole et de l’élevage du Vietnam demandent des politiques plus ouvertes pour leur permettre d’accéder plus facilement aux prêts bancaires.
Besoin de prêts préférentiels dans le secteur agricole ảnh 1Le forum pour la coopération et le développement des fermes du Vietnam, organisé le 15 juin, à Hô Chi Minh-Ville. Photo : CVN
 

Hanoï (VNA) - Les entreprises et paysans du secteur agricole et de l’élevage du Vietnam demandent des politiques plus ouvertes pour leur permettre d’accéder plus facilement aux prêts bancaires.

La réclamation a été émise par la plupart des entreprises, des particuliers et des coopératives agricoles présentes lors du 2e Forum pour la coopération et le développement des fermes du Vietnam,  organisé le 15 juin dans la mégapole du Sud par l’Association des entreprises et des fermes du Vietnam.

Lors du forum,  Lê Duy Minh, président de ladite association, a révélé que les entreprises agricoles et fermiers font face à de nombreux d’obstacles et défis, notamment en ce qui concerne   l’organisation des activités fermières, l’accès aux politiques avantageuses destinées aux entreprises, coopératives agricoles et propriétaires de fermes.

Selon   Doàn Minh Chiên, propriétaire d’une ferme de 54 ha dans la province de Binh Duong (Sud), «le gouvernement vietnamien a lancé plusieurs programmes prioritaires pour développer l’élevage et la culture fermière. Néanmoins, l’accès aux prêts bancaires est difficile en raison des formalités administratives complexes». Pour sortir de cette impasse, beaucoup d’entreprises et de  propriétaires de  fermes sont obligés d’accepter des prêts à des taux d’intérêt élevés, de l’ordre de 24% contre 5-7% pour les taux préférentiels. M. Chiên a proposé aux banques d’être plus souples dans le traitement des dossiers.

Une autre problématique complique également les activités de commercialisation des fermiers particuliers, c’est d’être soumis à l’obligation de déclaration des modes de paiement dans les échanges commerciaux. «Si l’on demande à un paysan de fournir des papiers de TVA pour tout travail, ce n’est pas possible ! Dans ce cas, sera-t-on considéré comme des évadés fiscaux ?", a lancé M. Chiên.

Mesures à prendre

Besoin de prêts préférentiels dans le secteur agricole ảnh 2Les entreprises et paysans agricole et de l’élevage du Vietnam souhaitent d’accéder plus facilement aux prêts bancaires. Photo : VNA

Selon Nguyên Hoàng Minh, représentant de la Banque d’État, succursale à Hô Chi Minh-Ville, «la Banque d’État a demandé aux banques commerciales de renforcer la surveillance des risques de sorte qu’elles puissent accorder des crédits sans demander d’hypothèque ».

Selon M. Minh, à l’heure actuelle, les banques commerciales peuvent prêter de 50 à 100 millions de dôngs aux fermiers particuliers, et jusqu’à trois milliards de dôngs aux entreprises sans demander d’hypothèque. En outre, en se basant sur les activités des entreprises et des particuliers, les banques ne demandent pas de remboursement ou de  créances avant l’échéance et les taux d’intérêts planchers sont appliqués.

Depuis 2000, la Banque d’État a déboursé 500.000 milliards de dôngs dans 200.000 entreprises à travers le programme « Liaison entre  entreprises », lancé par le Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville. Fin 2013, ce type de prêt a été appliqué aux paysans particuliers.

Besoin de prêts préférentiels dans le secteur agricole ảnh 3 Nguyên Hoàng Minh, représentant de la Banque d’État, succursale à Hô Chi Minh-Ville. Photo : CVN

«En 2017, la Banque d’État prévoit de décaisser 300.000 milliards de dôngs à ce programme. Les  entreprises appliquant les hautes technologies et de bonnes pratiques agricoles seront privilégiées», a souligné M. Minh.

Selon le Docteur Duong Hoa Xô, directeur adjoint du Service municipal de l’agriculture et du développement rural, «le niveau d’application des hautes technologies dans l’agriculture et l’élevage ne répond pas encore aux potentiels. Les paysans sont peu à bénéficier de ces technologies».

Le manque de capital  et le faible nombre d’entreprises spécialisées dans la production agricole de hautes technologies font partie des difficultés. Pour ce faire, il  a appelé à l’augmentation des investissements et à la professionnalisation du contingent de travailleurs.-CVN/VNA

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