À Son La, des technologies agricoles israéliennes aident à mieux récolter

Quand un jeune Mông de Son La applique des technologies agricoles israéliennes

Giàng A Day, d’ethnie Mông, applique des technologies agricoles israéliennes dans son village de Rung Thông, commune de Muong Bon, province de Son La (Nord). Un modèle qu’il cherche à développer.
Son La (VNA) – Giàng A Day, d’ethnie Mông, applique des technologies agricoles israéliennes dans son village de Rung Thông, commune de Muong Bon, province de Son La (Nord). Un modèle qu’il cherche à développer.
Les Mông de la commune de Muong Bon vivent depuis des générations de l’agriculture, surtout de la riziculture et de la culture du maïs. Leur production agricole dépend totalement des conditions climatiques. La culture se déroule à la saison de pluies, d’avril à octobre. À la saison sèche, les terres sont laissées en friche. 
Quand un jeune Mông de Son La applique des technologies agricoles israéliennes ảnh 1Giàng A Day cultive des jeunes végétaux destinés à être transplantés. Photo: baosonla

"Quand j’étais enfant, grâce aux journaux ou à la télévision, j’étais déjà conscient que les technologies avancées permettaient d’obtenir une production agricole élevée. À Rung Thông, commune de Muong Bon, nos techniques sont arriérées. Depuis longtemps, je rêvais d’y appliquer des modèles de production modernes", partage Giàng A Day.

En 2011, Day réussit l’examen d’entrée à l’Université Tây Bac (Oues-Nord). Quatre ans plus tard, il a la chance de suivre une formation en Israël. "Pour acheter les billets d’avion, mes parents ont dû emprunter 30 millions de dôngs (plus de 1.300 dollars)", se remémore-t-il.

Israël a su depuis longtemps développer une agriculture au fort substrat technologique et faire en sorte que ses agriculteurs profitent des innovations de ses centres de recherche. Israël est un important exportateur de produits frais et un leader des technologies agricoles, et ce malgré un climat peu propice à l'agriculture. 

Dans ce pays, Day a travaillé dans une pépinière. Il a essayé de mieux comprendre les technologies d’irrigation high-tech, la culture sous serre, les semis… En dehors de ses heures de travail, dans un jardin sablonneux, il a mis en pratique ces méthodes. En outre, il a reçu les conseils de nombreux experts locaux.

Après un an d’études, en août 2016, Day est retourné dans son village natal, bien décidé à y appliquer ses connaissances.

Changer les méthodes de production
Quand un jeune Mông de Son La applique des technologies agricoles israéliennes ảnh 2Son bonheur est dans le jardin maraîcher. Photo: baodantoc

Avec plus de 100 millions de dôngs, Giàng A Day a construit une ferme agricole appliquant des technologies israéliennes. Avec des matières locales comme bois, bambou… il a construit une serre de 4.000 m² pour la culture maraîchère doté d’un système d’irrigation israélien. De plus, il a injecté 30 millions de dôngs pour acheter une motopompe et installer des canalisations.

Il a conseillé aux villageois de cultiver des légumes sans utiliser de produits chimiques. Sur 15.000 m² de collines, il produit 25 tonnes de citrouilles par saison, qui lui rapportent plus de 200 millions de dôngs.

D’après Vàng A La, secrétaire de l’Union des jeunes communistes Hô Chi Minh de Son La, l’application des technologies avancées de Giàng A Day est un nouveau modèle qui mériterait d’être élargi. "Ce modèle permet aux villageois de produire plus et de meilleur qualité", affirme-t-il.

Giàng A Day souhaite créer une coopérative afin de resserrer les liens entre agriculteurs et de leur permettre de s’entraider dans la recherche de débouchés. – CVN/VNA

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