2015, année exceptionnelle pour l’exportation de fruits vietnamiens

 2015 est une année qui fera date pour l’exportation de fruits vietnamiens - notamment litchi, caïmite, pitaya et longane - aux États-Unis, en Australie, en République de Corée et en Nouvelle-Zélande.
 2015 est une année quifera date pour l’exportation de fruits vietnamiens - notamment litchi,caïmite, pitaya et longane - aux États-Unis, en Australie, en Républiquede Corée et en Nouvelle-Zélande.

Lors de ce premiertrimestre, les exportations de fruits et légumes ont dégagé près de 370millions de dollars pour une croissance de 33% sur un an. Il s’agitd’une bonne nouvelle dans le contexte où l’exportation de plusieursproduits agricoles vietnamiens a tendance à baisser.

Parmiles 20 marchés d'importation, la Chine est en première place avec 131millions de dollars représentant un tiers des exportations nationales etune progression de 44,7% en variation annuelle. La République de Corée,le Japon et les États-Unis viennent ensuite, au bénéfice d’une nettecroissance. À présent, les principaux fruits d’export du Vietnam sontpitayas, longane, ramboutan, mangue, pamplemousse, caïmite, banane etdurian.

Les longanes et les litchis du Vietnam serontvendus sur le marché américain qui est considéré comme l’un des plusexigeants du monde compte tenu de sa réglementation stricte en matièrede sécurité alimentaire. Ces derniers temps, grâce aux efforts desgestionnaires et des entrepreneurs, les fruits vietnamiens ont conquisde nombreux nouveaux marchés dans le monde. Ainsi, la Nouvelle-Zélande,un des marchés extrêmement exigeants en matière de quarantainealimentaire, a autorisé l’importation de pitayas vietnamiens en 2014.Les États-Unis, connus pour leurs mesures protectionnistes, ont étéconquis par les longanes vietnamiens depuis l’exportation d’un premierlot en décembre 2014.

Et Washington vient d’autoriserl’importation du litchi vietnamien. Il y a peu, les États-Unis ont aussiautorisé l’importation des mangues et caïmites du Vietnam, etl’Australie, de même, pour les mangues et les pitayas. Cette année, leJapon pourrait autoriser la mangue vietnamienne.

Le faitque de nombreux fruits du Vietnam, tels que caïtier, pitaya, ramboutan,litchi et mangue, pénètrent ces marchés difficiles confirme les grandspotentiels des fruits vietnamiens sur le marché mondial. L’avenir deslitchis, longanes et papayes est grand ouvert maintenant que ces marchésexigeants les acceptent. Et la conquête de ces derniers ouvre denouvelles opportunités aux produits agricoles du Vietnam. Le ministèreaustralien de l’Agriculture autorise depuis le 18 avril 2015l’importation du litchi vietnamien. Selon les spécialistes, lesrèglements de quarantaine sont très stricts en Australie. L’autorisationde l’importation du litchi montre que les produits agricoles du Vietnamont la capacité de conquérir ce marché difficile, une bonne nouvellepour les producteurs d’autres fruits vietnamiens comme pitayas, longaneset mangues.

Deux milliards de dollars visés cette année

Selonle ministère vietnamien de l’Industrie et du Commerce, les exportationsnationales de fruits se sont établies à 1,5 milliard de dollars en2014, contre 1 milliard en 2013 et 827 millions en 2012. Chaque année,les fruits sont sur la liste des produits dont l’export atteint au moinsun milliard de dollars. L’objectif pour 2015 est de parvenir à 2milliards de dollars d’exportations. Pour cela, les entreprises devrontaccorder la plus grande attention au respect des normes d’hygiène et desécurité alimentaires, notamment au niveau du stockage, et veiller àraccourcir les temps de livraison.

Lors de ces deuxpremiers mois de l’année, les exportations nationales de fruits ont étéremarquables. Selon le Département de protection des végétaux duministère de l’Agriculture et du Développement rural, en janvier etfévrier, 945 tonnes de pitayas (fruits du dragon), de ramboutans, delonganes et de mangues ont été expédiées au Japon, aux États-Unis, enRépublique de Corée et en Nouvelle-Zélande. C’est le pitaya qui tient lehaut du pavé en représentant près de 80% de ces exportations, pourl’essentiel aux États-Unis qui conservent leur première place en termesde consommation de ce fruit avec 450 tonnes, devant le Japon et laRépublique de Corée. Le pays a également exporté 46,8 tonnes de mangueen République de Corée, soit l’équivalent de toute l’année 2014.

Toutrécemment, un programme pour l'exportation de fruits du dragon enNouvelle-Zélande a été signé par l'ambassadeur de Nouvelle-Zélande auVietnam, Haike Manning, et le chef du Département de protection desvégétaux du ministère de l'Agriculture et du Développement rural, NguyênXuân Hông. Il porte sur la procédure et les formalités pour la garantiedes normes de sécurité écologique et sanitaire avant l’exportation deces fruits vers le marché néo-zélandais. Le Vietnam est actuellement lepremier et l'unique pays à être autorisé à exporter des fruits du dragonen Nouvelle-Zélande, après avoir été autorisé en 2011 à y exporter desmangues.

Les autorités néo-zélandaises étudientactuellement la possibilité d'autoriser le ramboutan vietnamien. Enfin,pour s’assurer d’un futur plus certain, le Vietnam a lancé il y a peu unprojet de développement d’arbres fruitiers de qualité grâce à une aidefinancière du Programme de soutien de la Nouvelle-Zélande, lequelpermettra de trouver des solutions pour limiter les risques de maladiespour ces arbres. -CVN/VNA

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