Une «vietnamité» profonde

Parmi les écrivains vietnamiens vivant à l’étranger, plusieurs font carrière non pas avec leur langue maternelle, mais avec celle de leur pays d’accueil.

Hanoï (VNA) - Parmi les écrivains vietnamiens vivant à l’étranger, plusieurs font carrière non pas avec leur langue maternelle, mais avec celle de leur pays d’accueil. Ceci étant, l’identité vietnamienne reste «le» principal ingrédient de leur succès.

Quels sont les éléments constituant une belle œuvre littéraire qui puisse parler aux lecteurs de tous horizons? D’après Giap Van Chung, qui a traduit plusieurs œuvres hongroises en vietnamien, l’un de ces éléments est l’identité nationale de l’auteur. Il faut que l’œuvre soit «un certificat de l’identité nationale que l’auteur souhaite présenter aux lecteurs du monde», dit-il. Et cela vaut pour toutes les cultures, affirme Giap Van Chung.

 Une «vietnamité» profonde ảnh 1Le traducteur Giap Van Chung. Photo: Phi Hà-VOV

«Il est dans le monde certains auteurs qui n’écrivent pas dans leur langue maternelle mais qui réussissent quand même", constate-t-il. "C’est le cas de Kazuo Ishiguro, prix Nobel en 2017. D’origine japonaise et immigré au Royaume-Uni à l’âge de 6 ans, il écrit en anglais, une langue qu’il maîtrise certainement mieux que le japonais. J’ai eu l’occasion, il y a une bonne dizaine d’années, de traduire une très longue interview de lui en vietnamien. Il ne niait pas son origine asiatique. Au contraire, il appréciait beaucoup et accordait beaucoup d’importance aux valeurs léguées par les générations japonaises précédentes.»

Linda Le compte parmi les femmes écrivains les plus connues en France. Auteur d’une bonne vingtaine de livres, dont le roman «Lame de fond» nommé au prix Goncourt 2012, elle est née au Vietnam d’un père vietnamien et d’une mère française. Linda Le a suivi sa mère en France alors que son père est resté au Vietnam. Cette séparation est à l’origine de souffrances et de tourments infinis qui transparaissent dans ses écrits.

 Une «vietnamité» profonde ảnh 2Linda Lê. Photo: Internet

«Les souvenirs de mon enfance au Vietnam ont beaucoup influencé certains de mes livres, surtout dans l’évocation de la figure du père. Toute mon enfance est liée à mon père avec tout ce qu’il m’a appris.», nous confie Linda Le. Elle n’écrit qu’en français. Elle se dit tiraillée entre la fidélité à l’Orient représenté par son père et la tentation de l’Occident incarnée par sa mère.

Une autre femme de lettres francophone est Kim Thuy, vivant au Canada. Son premier roman, «Ru», sorti aux éditions Libre Expression, a obtenu le prix du gouverneur général du Canada, le Grand prix RTL 2010, le Grand prix du Salon du livre de Montréal 2010. Ce roman a été publié dans 11 pays.

 Une «vietnamité» profonde ảnh 3Kim Thuy. Photo: Internet

Vietnamienne résidant au Canada et écrivant en français, Kim Thuy se dit heureuse de vivre dans une diversité linguistique et culturelle remarquable. «Ru» a été écrit en français mais ses images et sa musicalité sont probablement très vietnamiennes, nous dit-elle.

«Pour moi, la musicalité de l’œuvre est aussi importante que l’intrigue elle-même. C’est le cas avec ‘Ru’. Moi je ne suis pas poète, je ne sais pas composer de poèmes, mais j’accorde de l’importance à chaque mot, et ce n’est pas pour l’histoire, mais pour la présence même du mot. En fait, chaque mot a une qualité, une couleur, une mélodie, un parfum qui lui sont propres.», nous explique-t-elle.

Dans la littérature anglophone d’auteurs vietnamiens, les représentants éminents sont entre autres Nguyen Thanh Viet, Monique Truong et Lai Thanh Ha. Là encore, leur point commun est une «vietnamité» - osons le néologisme! - très forte qui émane de leurs écritures, cette identité nationale qui fait partie de leur ADN, comme le souligne Giap Van Chung. -VOV/VNA

Voir plus

Lors du programme éducatif international Aerokos tenu le 16 avril à Hanoï. Photo : baoquocte

Aerokos inspire les aspirations spatiales des jeunes vietnamiens et russes

Leprogramme éducatif international «Aerokos» vise à renforcer la coopération et à connecter les potentiels scientifiques et technologiques des deux pays, tout en construisant un environnement d’apprentissage avancé où les élèves peuvent accéder aux connaissances modernes, nourrir leur passion pour la recherche et développer progressivement une solide expertise technique.

La vice-présidente du Groupe de la Banque mondiale pour les Ressources humaines, Radi Anguelova, remet le titre à l’ambassadeur du Vietnam aux États-Unis, Nguyên Quôc Dung. Photo : VNA

La BM loue le Vietnam pour son développement et son utilisation du capital humain

La reconnaissance accordée au titre de l’Indice de capital humain plus (HCI+) 2026 confirme les efforts déployés par le Vietnam pour placer l’humain au cœur de sa stratégie de développement, améliorer la qualité de l’éducation et des soins de santé, renforcer les liens entre la formation et le marché du travail et promouvoir une croissance inclusive et durable.

La vice-Première ministre Pham Thi Thanh Trà présente un souvenir au PDG du groupe japonais Erex, Honna Hitoshi. Photo : VGP

La vice-PM Pham Thi Thanh Trà reçoit le PDG du groupe japonais Erex

Selon la vice-Première ministre Pham Thi Thanh Trà, des programmes de coopération internationale concrets, tels que celui mené avec le groupe Erex, ont contribué à améliorer la qualité de la main-d’œuvre et à répondre aux exigences de développement dans la nouvelle ère.

Manuel de lutte contre les fausses informations en ligne. Photo: VNA

📝Édito : Ne laissez pas les fausses nouvelles manipuler la confiance et la stabilité sociale

Ces derniers temps, de nombreuses rumeurs infondées concernant la santé ou la vie privée des dirigeants et anciens dirigeants du Parti et de l'État, ainsi que des spéculations sur l’organisation du système politique ou la modification de politiques, ont été délibérément propagées. Ces actes ne sont pas de simples erreurs d'appréciation, mais constituent une véritable attaque contre la confiance sociale.

Un cours de mathématiques dispensé en langue étrangère au lycée Hong Quang, quartier Le Thanh Nghi. Photo : VNA.

Hai Phong modernise son modèle éducatif

À Hai Phong, la mise en œuvre de la Résolution n°71-NQ/TW impulse une transformation en profondeur du système éducatif, axée sur l’apprentissage des langues, le numérique et l’ouverture internationale, afin de former une génération d’élèves capables de s’affirmer comme de véritables citoyens du monde.

Grâce à l'accès à des prêts à taux préférentiels, Mua Thi La, une femme de l'ethnie Hong originaire du village de Ban My A, a ouvert un atelier de confection de costumes traditionnels, créant ainsi des emplois et des revenus stables et contribuant à l'élimination progressive et durable de la pauvreté. Photo : VNA

Le décaissement des fonds pour les programmes cibles nationaux s’accélère

2026 est une année charnière pour la réalisation des objectifs de développement socio-économique de la nouvelle période, les programmes nationaux ciblés continuent de jouer un rôle essentiel pour garantir la sécurité sociale et réduire les disparités régionales. Au-delà de l’accélération des décaissements, il est primordial de veiller à ce que les fonds parviennent aux bénéficiaires prioritaires et produisent des résultats concrets.

L’atelier de broderie Len Art de l’artiste Nguyen Thi Hong Van (au centre de la photo) aide les personnes handicapées à s’intégrer en toute confiance dans la communauté.

Quand l’art se met au service de l’inclusion et de l’accompagnement

​Au cœur du vieux quartier de Hanoï se trouve un petit espace nommé « Len Art ». Depuis dix ans, l’artiste-artisane Nguyên Thi Hông Vân y guide discrètement des enfants autistes, sourds ou souffrant de retards de développement. Avec patience, ils brodent chaque fil de laine, ravivant ainsi leur foi en la vie.

Source: Département de la sécurité publique de la province de Gia Lai

Deux personnes recherchées pour entraves à la mise en œuvre des politiques de solidarité

Les fugitifs, Di (également connu sous le nom de Siu Di), né en 1941, et Dinh Yum (également connu sous les noms de Dinh Jum ou Ba Koih), né en 1963, issu de l’ethnie minoritaire Ba Na de la province de Gia Lai et sont de nationalité vietnamienne. Ils sont inculpés en vertu de l’article 116, paragraphe 1, du Code pénal pour entraves à la mise en œuvre des politiques de solidarité.