Une bête de somme qui ne s'endort pas sur ses lauriers

Le buffle accompagne les familles paysannes vietnamiennes depuis des siècles. À l’occasion du Nouvel An lunaire du Buffle, nous vous présentons certains usages originaux de cet animal emblématique.

Hanoi (VNA) - Le buffle accompagne les familles paysannes vietnamiennes depuis des siècles. Dans certaines régions, c’est même un cadeau de mariage. À l’occasion du Nouvel An lunaire du Buffle, nous vous présentons certains usages originaux de cet animal emblématique. 

Une bête de somme qui ne s'endort pas sur ses lauriers ảnh 1 Touristes étrangers avec un buffle dans la campagne de Hôi An, province de Quang Nam (Centre). Photo : CTV/CVN

Balade en charrettes à buffle

Le buffle d’eau est un animal placide largement utilisé dans le secteur agricole pour labourer les rizières ou comme un animal de bât.

Dans le village de la poterie de Bát Tràng, en banlieue de Hanoï, ou dans la vieille ville de Hôi An de la province de Quang Nam (Centre), on propose des balades en charrettes tirées par des buffles.

Un moyen convivial d’explorer la campagne.

Ces charrettes sont joliment conçues avec un toit de chaume, une décoration rustique en bambou et des sièges confortables. Guidés par des paysans locaux sympathiques, les visiteurs conduisent le placide et discipliné bovidé au milieu des hameaux agricoles et des rizières, avec des haltes dans des familles pour profiter de rafraîchissements. Des expériences inoubliables pour les touristes étrangers.

Course de buffles au Cambodge 

Une bête de somme qui ne s'endort pas sur ses lauriers ảnh 2 Coureurs et buffles lors de la Fête de Pchum Ben - Fête des morts et de la rédemption - au village de Vihear Sour, au Cambodge. Photo : Cambodgemag/CVN

Dans le village de Vihear Sour, à plus de 35 km au nord-est de la capitale cambodgienne Phnom Penh, une course de buffles attire chaque année des milliers de spectateurs. Cet événement est normalement organisé en septembre, afin de marquer la fin de la fête de Pchum Ben - fête des morts et de la rédemption. Pchum Ben est une cérémonie traditionnelle importante, car elle est aussi censée rappeler aux jeunes qu’il faut se souvenir de ses ancêtres et les respecter. Vingt-huit équipages, composés chacun d’un buffle et de son "jockey", s’affrontent dans cette course vieille de près d’un siècle.

Quelque 207 millions de buffles dans le monde 

Une bête de somme qui ne s'endort pas sur ses lauriers ảnh 3 Balade entre les rizières. Photo : CTV/CVN

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la population mondiale de buffles est d’environ 207 millions de têtes : plus de 97% en Asie, 2% en Afrique, surtout en Égypte, 0,7% en Amérique du Sud, et le reste en Australie et en Europe.

Les pays possédant le plus grand nombre de bufflonnes laitières sont la Chine, l’Inde, le Pakistan, l’Égypte et le Népal. Ces trois derniers pays en ont plus que de vaches laitières. Les buffles d’eau sont la principale source de lait en Asie du Sud. Les plus grands producteurs de bufflonnes laitières sont l’Inde et le Pakistan, où ces bêtes produisent plus de lait que les vaches.

Un coureur amateur que l’on compare à Usain Bolt en Inde

Une bête de somme qui ne s'endort pas sur ses lauriers ảnh 4 Srinivas Gowda avec ses deux buffles lors d’une course dans le Sud-Ouest de l’Inde. Photo : AFP/VNA/CVN

Un ouvrier du bâtiment de 28 ans s’est vu comparé au sprinteur médaillé d’or olympique Usain Bolt après une course de buffles particulièrement rapide, dans le Sud-Ouest de l’Inde. 

Depuis sept ans, Srinivas Gowda participe à la Kambala, une course annuelle qui se déroule dans le Sud-Ouest de l’État indien du Karnataka où les participants doivent sprinter 142m à travers des rizières avec deux buffles.  

Cette année, l’homme a complété le parcours en 13,42 secondes, un record pour cette course traditionnelle. Si l’on ramène son résultat sur 100m, il aurait franchi cette distance en seulement 9,55 secondes. Usain Bolt, qui détient le record du monde, parcourt cette même distance en 9,58 secondes.  

Les médias locaux ont rapidement fait la comparaison entre la performance de M. Gowda et celle du champion du monde jamaïcain. -CVN/VNA

Voir plus

Une performance de don ca tai tu. Photo: VNA

Le don ca tai tu, levier du développement touristique à Tây Ninh

Reconnu par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel représentatif de l’humanité, le don ca tài tu (chant des amateurs du Sud) du Vietnam n’est pas seulement une forme d’art populaire, mais aussi la quintessence de la vie spirituelle, de l’identité et du caractère des habitants méridionaux.

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Hanoï érige la culture en pilier de son développement

Après la promulgation par le Bureau politique de la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, la capitale Hanoï s’emploie progressivement à concrétiser les objectifs et orientations qui y sont définis.
Au-delà des déclarations d’intention ou des actions de façade, l’ambition de faire de la culture un pilier du développement est désormais traduite en mesures concrètes, mises en œuvre de manière plus efficace et appelées à produire un large rayonnement.

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

La pagode Cuong Xa, connue sous le nom de Quynh Khau Tu (« Monticule de Jade »), située dans le quartier de Tan Hung à Hai Phong, a reçu, le 3 mai, un record asiatique pour son vaste ensemble de murs de pierre gravés du symbole bouddhiste du svastika.

Les Journées européennes de littérature 2026 se tiendront du 7 au 17 mai. Photo : organisateurs

Voyage savoureux à travers Hanoi et les univers de la littérature européenne

Les Journées de la littérature européenne reviennent au Vietnam en 2026 avec un thème central : la solitude et la solidarité. Elles marquent à la fois le retour de l’un des festivals littéraires européens les plus importants au Vietnam et le retour à l’une des préoccupations les plus profondes de la littérature : le désir humain de connexion par-delà la distance et la différence.