Un Vietnamien au Conseil des normes IEEE

Le Dr. Nguyên Van Duong de la société Panasonic Automotive Systems Europe s’est vu conférer le titre de membre senior du Conseil des normes IEEE.
Un Vietnamien au Conseil des normes IEEE ảnh 1Nguyên Van Duong avec des voitures autonomes développées par Panasonic. Photo : NVCC/CVN

Hanoï (VNA) - LeDr. Nguyên Van Duong de la société Panasonic Automotive Systems Europes’est vu conférer le titre de membre senior du Conseil des normes IEEE,la commission responsable, entre autres, de la conception des normes ISOpour les véhicules.

En 2016, après seulement 19 mois de travail chez Panasonic, le Dr.Nguyên Van Duong et son équipe ont développé le logiciel et le matérielpermettant à une voiture d’agir comme un robot autonome.

C’est pour la qualité de ses découvertes dans ce domaine que leresponsable du système avancé d’aide à la conduite (ADAS) de la sociétéPanasonic Automotive Systems Europe (PASEU) s’est vu décerner, en avrildernier, ce titre d’un célèbre institut de technologie, accordé àd’éminents professeurs et chercheurs qui ont apporté des contributionsexceptionnelles au monde de la recherche.

Ses collègues en font l’éloge

Le Dr. Petros Kapsalas, directeur technique chez ADAS, a déclaré qu’il travaillait avec le Dr.Duong depuis 2013. Il a été impressionné par sa réussite malgré sontrès jeune âge. Succès amplement mérité grâce à son expertiseexceptionnelle et sa vision stratégique à long-terme.

"Il est très rare de donner le titre de membre senior de l’IEEE à un candidat spécialisé dans le secteur industriel, mais le Dr. Nguyên Van Duong y est parvenu. Ce n’est pas surprenant dans le monde académique et professionnel car Duong en vaut la peine", a-t-il estimé.

Né en 1984, à Hô Chi Minh-Ville, Duong est également membre du Conseileuropéen de la recherche - une commission spécialisée dansl’établissement des normes de l’industrie automobile de l’Unioneuropéenne.

En 2008, alors que le concept de voitures autonomes était encore de lascience-fiction pour le monde entier, il a courageusement choisi unnouveau sujet de recherche stimulant : les robots autonomes.

Grâce à son approche révolutionnaire et à sa détermination pour traiterun sujet aux multiples applications possibles, il a convaincu le comitéd’examen des bourses internationales allemandes. Il a eu le privilègede passer du baccalauréat au doctorat à l’Institut de technologie MosesZess (Université de Siegen), constituant ainsi la première et la seuleexception dans le système de bourses fédérales allemandes.
Un Vietnamien au Conseil des normes IEEE ảnh 2Le Dr. Nguyên Van Duong souhaite consacrer plus de temps à des activités pour la communauté vietnamienne. Photo : CTV/CVN


Seulement quatre ans plus tard, en 2012, après avoir pris connaissancedu projet de voiture en libre-service Park4you de la société françaiseValeo en Irlande, il décida de terminer sa thèse de doctorat plus tôt,prenant un risque dans le but de décrocher un poste d’expert enrecherche chez Valeo.

Une fois cet objectif atteint, il est devenu membre de l’équipe derecherche responsable du premier logiciel d’auto-stationnement au monde,logiciel encore utilisé dans de nombreux modèles de voitures denombreux fabricants, tels que Mercedes, BMW, VW, GM, Renault, etc.

Ne s’arrêtant pas en si bon chemin et à la recherche de nouveaux défisconcernant le développement des voitures autonomes, Duong a rejoint lasociété japonaise Panasonic en tant que responsable d’ADAS. Il est encharge de toutes les opérations de Panasonic en Europe, dont le "cœur"est le groupe Global Research Hub - spécialisé dans le développement du"cerveau" des voitures autonomes pour Panasonic.

"La passion pour les voitures et l’automatisation m’est venue à la fois comme une bénédiction et une chance", se souvient Duong à propos de son parcours professionnel.

En plus de son travail chez Panasonic et au Conseil européen de larecherche, il est également membre de comités de rédaction de journaux,de comités consultatifs et des structures organisatrices des principalesconférences mondiales sur la robotique et le transport intelligent.

Actuellement, il possède 13 brevets, a écrit des dizaines d’articlesscientifiques et a reçu trois subventions de recherche et d’innovation,CARAMEL (2019), CPSoSAware (2020) et TRUSTEE (2022), du Conseil européende la recherche.

Duong a partagé que lorsqu’il était enfant, en dehors de ses heures declasse, il aimait lire des livres sur la nature et les phénomènesphysiques. Cette habitude d’auto-apprentissage s’est avérée être unavantage lorsqu’il est devenu étudiant puis chercheur.

Partageant le secret de son succès, il n’a mentionné que deux chosessimples : une bonne gestion du temps et un soutien familial sans faille."Ma famille n’est pas aisée, mon père est professeur de lycée, mamère s’occupe des tâches ménagères et s’occupe de quatre enfants. Maisje me suis toujours heureux car je ressens la confiance absolue de mesparents envers moi", a-t-il confié.

En tant que membre senior de l’IEEE, Duong a partagé qu’à partir decette année, il souhaite consacrer plus de temps à des activités pour lacommunauté vietnamienne.

Par exemple, dans l’enseignement, il vient de mettre fin à un certainnombre de contrats en tant que professeur en Europe et en Chine pour seconcentrer sur l’orientation des étudiants diplômés et la coopérationavec des universités vietnamiennes. Il a partagé qu’il avait l’intentionde contacter prochainement certaines écoles vietnamiennes.

En ce qui concerne les activités de l’IEEE, Duong a soutenu laConférence internationale de l’IEEE sur l’électronique et lacommunication au Vietnam. "Je vais me pencher sur d’autresactivités, notamment liées aux voitures et à l’intelligenceartificielle. Ce sont des domaines importants mais relativement nouveauxpour les Vietnamiens", a-t-il déclaré.

Quand un refus génère de la confiance

Vers 2017, le monde technologique mondial était réservé vis-à-vis du "deep learning",c’est-à-dire l’apprentissage profond - une branche de l’intelligenceartificielle. À cette époque, certains clients ont demandé à Duong dedévelopper une technologie logicielle de véhicule autonome du plus hautniveau (niveau 5), technologie grâce à laquelle une voiture pourraitfonctionner entièrement seule sans aucune assistance humaine.

Ce dernier a refusé, pensant que l’autonomie totale des voitures était un problème hors de portée du "deep learning",la quantité de données à "charger" étant trop importante. En 2019, unpanel composé d’experts mondiaux de premier plan a confirmé que pourdisposer de suffisamment de données pour évaluer la sécurité desvéhicules autonomes de niveau 5, ces véhicules devraient parcourir unedistance d’exactement 34 fois celle de la Terre au Soleil - une vraieutopie. Désormais, les clients comprennent et respectent le "refus" queDuong leur a opposé par le passé.

"Maintenant, les clients d’autrefois ont tous compris que je disaisla vérité à ce moment-là. L’histoire est terminée et leur confiance estmon plus gros gain", s’est-il enthousiasmé. - CVN/VNA
 
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