Cette décision a été prise lors de la 5e réunion plénière du Programme Mémoire du monde pour l'Asie et le Pacifique de l'UNESCO tenue le 16 mai à Bangkok (Thaïlande).
La pagode millénaire de Vinh Nghiêm abrite 3.050 gravures sur bois utilisées pour imprimer les sutras de lasecte bouddhique Truc Lâm. Leur qualité exceptionnelle montre que lesartisans, en plus d'être d'excellents sculpteurs, maîtrisaient lechinois et le nôm (écriture démotique sino-vietnamienne).
Ces gravures xylographiques ont permis aux chercheurs de leverle voile sur certains mystères du passé, comme l'histoire du bouddhismevietnamien, les sciences et les techniques, la philosophie, lasociologie et la linguistique.
Les linguistes ont pu aussi mieux comprendre le processus de développement de l'écriture du peuple vietnamien, en particulier le passage du chinois au Nôm (un type de script pictographique créé par les Vietnamiens sur la base du chinois).
Le Vietnam compte désormais trois patrimoines documentaires reconnus par l'UNESCO que sont les stèles des Docteurs dans le temple de la Littérature de Hanoi , les tablettes en bois de la dynastie des Nguyên et celles de la pagode de Vinh Nghiêm. -AVI
L’art du thé au lotus de Hué : quand la fleur sublime l’infusion
Pour confectionner le thé au lotus, l’artisan doit faire preuve d’une minutie extrême. Il se lève à l’aube afin de sélectionner des fleurs répondant à des critères particulièrement rigoureux, privilégiant celles qui n’ont pas encore pleinement éclos et dont la fraîcheur est irréprochable. Avec une infinie délicatesse, il insère ensuite le thé au cœur de lotus blancs anciens, véritable écrin naturel aux parfums subtils. Le thé y repose durant toute une journée, exposé aux éléments, absorbant patiemment l’essence florale et la fragrance délicate du lotus, jusqu’à atteindre une harmonie aromatique d’une grande finesse.