L’origamiste Nguyên Hùng Cuong, une réputation à l’international

Au Vietnam, Nguyên Hùng Cuong est très connu dans le milieu de l’origami. À la conquête d’un public international, ce jeune Hanoïen de 30 ans dépasse les frontières. Rencontre.
L’origamiste Nguyên Hùng Cuong, une réputation à l’international ảnh 1L’origamiste vietnamien Nguyên Hùng Cuong et son œuvre "Gorilla". Photo: CVN/VNA
Hanoï (VNA) - AuVietnam, Nguyên Hùng Cuong est très connu dans le milieu de l’origami. Àla conquête d’un public international, ce jeune Hanoïen de 30 ansdépasse les frontières. Rencontre.

Deuxième lauréat à l’OrigamiUSA Convention 2009, Nguyên HùngCuong est souvent l’invité d’honneur aux expositions internationalesdédiées à l’art japonais du pliage du papier. Ses œuvres ont étéprésentées à l’exposition Origami Vietnam au musée Zaragoza en Espagne,organisée du 9 mars au 2 juin 2019 ; à Into the fold : the art and science of origami (Dans le pli : l’art et la science de l’origami), tenue du 19 mars 2018au 3 janvier 2019 au Musée des sciences de l’Oklahoma, aux États-Unis.

Le jeune Vietnamien a fait parler de lui dans les médias américains. Sescréations ont été présentées dans plusieurs sites web d’informationtels que HuffPost, ABC News, This is colossal... En particulier, saperformance sur un carré non découpé de papier froissé intitulée Gorilla (Gorille)constitua une prouesse très appréciée par le grand maître américain del’origami Robert J. Lang. Ce dernier considéra cette œuvre marquée par "des lignes géométriques distinctes" comme l’une de ses deux préférées à l’OrigamiUSA Annual Convention 2009. 

L’environnement se plie en quatre

Lors de l’exposition Loài Plastic (Genre plastique), tenue du13 au 15 septembre à Hô Chi Minh-Ville, portant sur le thème de laprotection de l’environnement, Nguyên Hùng Cuong n’a pas arrêté desurprendre le public par sa créativité. "C’est la première fois queje crée des œuvres pour une exposition sur le thème de l’environnement.Il m’a fallu trois mois pour concevoir, plier et finaliser 13 modèlesbasés sur les images 2D proposées par le comité d’organisation", confie l’origamiste hanoïen.

Comme le veut la tradition, Hùng Cuong utilise du papier dó(confectionné à partir de l’écorce de Rhamnoneuron) pour ses créations.La plupart sont pliées chacune uniquement sur une feuille carrée, sansdécoupes ni collages. "J’admire vraiment le talent et le dévouementde Hùng Cuong. Nous lui avons donné des dessins 2D, puis nous avons reçuses créations très vivantes, transmettant des valeurs fortes surl’environnement", commente Pham Hông Ngoc, responsable de l’exposition Loài Plastic.

Hùng Cuong possède "plus de 200 modèles" dont les dessins et les formules sont sauvegardés précieusement sur son ordinateur. "L’origami,c’est presque impossible à répéter ou imiter. Si vous êtes vraimentcréatif, ce que vous créez sera toujours différent des fois précédentes", affirme-t-il.

Parmi ses œuvres, Fly high, dreamers ! (Voler haut, les rêveurs !) est l’une de ses plus grandes fiertés. "Elleme satisfait le plus. Une main tenant une grue sur laquelle est assisun garçon avec aussi dans sa main droite une autre petite grue. Commevous le savez, cet animal important pour le Japon est devenu un symbolede la paix, de la magie et de l’art du pliage du papier. L’œuvre a étéprésentée à l’exposition Paper Héro (Héros du papier) au musée Jaffa à Tel Aviv, en Israël, en 2017", raconte-t-il.

Une passion dévorante

Hùng Cuong a commencé la pratique de l’origami alors qu’il avait 6 ans. Sa mère lui avait acheté le livre Prehistoric origami de John Montroll, qui a fait de lui un passionné. Lorsqu’il a rejointle Vietnam Origami Group (VOG) en 2004, il a eu l’occasion de rencontrerdifférents origamistes nationaux et étrangers. Parmi les plus renommés,il admire l’Américain Robert J. Lang avec son livre Origami Design Secrets qui l’a beaucoup inspiré.

"Ce que j’aime dans cet art, c’est que je peux tout faire à partirde simples morceaux de papier. Comme je ne suis pas doué avec les mots,j’utilise l’origami pour exprimer mes idées, comment je me sens et àquel point ce monde est beau", confie-t-il.

Diplômé de l’Université des sciences et technologies de Hanoï, NguyênHùng Cuong a travaillé pour une entreprise d’électronique et detélécommunications. Mais un an plus tard, il l’a quittée "pour pouvoir me consacrer entièrement à ma plus grande passion". Une décision mal accueillie par ses parents.

Les membres du VOG ne sont pas avares de compliments à son propos. "Pourmoi, Nguyên Hùng Cuong est un prodige de l’origami. Quand il a rejointle VOG, il était le plus jeune, mais il réalisait des œuvres que nousn’étions pas capables de faire. Lors des compétitions au sein del’association, il remportait toujours le premier prix", estime Trân Trung Hiêu, membre du VOG à Hô Chi Minh-Ville.

Maintenant, sa passion lui permet d’en vivre. Le jeune homme a uneclientèle composée de particuliers et d’entreprises qui lui passentcommande régulièrement. - CVN/VNA
source

Voir plus

Dans l’après-midi du 26 janvier, à Hanoï, une rencontre avec la presse dans le cadre du programme « Xuân Quê hương » 2026 a été organisée. Photo: VNA

Renforcer le lien entre la diaspora et la Patrie

Le programme Xuân Quê hương 2026, organisé à Hanoï et dans la province de Ninh Binh, proposera de nombreuses activités culturelles et symboliques, affirmant le rôle de la communauté vietnamienne de l’étranger comme une composante indissociable et une ressource importante de la nation.

Le garde-corps et la structure en acier arborent les deux couleurs emblématiques, le bleu et le jaune. Photo : VNA

Accélération des travaux de rénovation du site historique des deux rives de Hien Luong - Ben Hai à Quang Tri

Après plus de cinq mois de travaux, le projet du Parc de Thong Nhat, situé au sein du site historique national spécial des deux rives de Hien Luong - Ben Hai dans la province de Quang Tri, entre dans la dernière phase d’achèvement. Ce lieu emblématique, incluant le pont Hien Luong et la rivière Ben Hai sur le 17e parallèle, a servi de ligne de démarcation divisant le pays durant 21 ans, de 1954 à 1975. Il demeure un symbole de l’aspiration à la réunification nationale.