Les "sua", partie intégrante de la beauté gracieuse de Hanoi

À côté des lacs, des maisons à l'architecture française, de l'ancien quartier, les arbres "sua" (Dalbergia bouruana gagu) prennent également part au charme de Hanoi qui la distingue de n'importe quelle autre ville du pays.

À côté des lacs, des maisons àl'architecture française, de l'ancien quartier, les arbres "sua"(Dalbergia bouruana gagu) prennent également part au charme de Hanoiqui la distingue de n'importe quelle autre ville du pays.

Il n'est pas aisé de pouvoir admirer les fleurs blanches de l'arbre"sua", car elles s'épanouissent seulement pendant quelques semaines auprintemps, soit du mois de février à celui de mars. Néanmoins, lesheureux chanceux qui ont déjà eu l'occasion de les contempler ontbeaucoup de mal à chasser cette belle image de leur mémoire. Parmi cesprivilégiés, nombreux sont ceux qui comparent les fleurs "sua" duVietnam à celles des cerisiers du Japon, car elles dégagent une beautésimilaire. La beauté des fleurs "sua" est étroitement liée à l'image duHanoi d'antan. Pourtant, en réalité, les arbres "sua" sont menacésd'oubli, la plantation de nouveaux arbres n'apparaissant pas dans lesprojets d'embellissement de la capitale millénaire.

Hanoi est en train de planifier le réaménagement de rues avec laplantation de rangées d'arbres typiques comme flamboyants, alstonia,pancoviers, khayas…, mais nullement d'arbres "sua", absents de laliste. En effet, jusqu'à présent, ces arbres ont été plantés de façonclairsemée dans certaines rues (Phan Dinh Phùng, Hàng Dâu, Trân HungDao, Hoàng Hoa Tham, Phan Chu Trinh, Thanh Niên…), ou espaces verts(Jardin botanique, parc Thông Nhât). Ce qui ne leur permet pas de sedistinguer clairement ou de constituer une particularité de la capitalecomme les fleurs d'alstonia, de pancoviers, de flamboyants, etc.

Selon le directeur adjoint de la Compagnie du parc, des arbres et desplantes, Nguyên Hoà Hop, il y a 2 espèces d'arbres "sua" : blanc etrouge. Si les fleurs du premier s'épanouissent entre février et mars,les 2e apparaissent un peu plus tard, soit en avril. En particulier, lebois de "sua" rouge se vend beaucoup plus cher que son homologue blanc.Car, dans le passé, le bois de "sua" rouge était déjà utilisé dans lafabrication de mobiliers à la Cour du fait de sa résistance auxchangements climatiques. En plus, selon la croyance, quiconque possèdeun objet ou un morceau de "sua" rouge dans sa maison, aura de la chancedans la vie. À présent, la capitale compte environ 1.400 arbres "sua"dont 666 de l'espèce rouge. La sarl précitée continue de cultiver les 2espèces d'arbres "sua" en pépinière afin de remplacer ceux abattus. -AVI

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