Les maisons anciennes de l’îlot de Tân Lôc

La ville de Cân Tho était renommée autrefois pour ses propriétaires fonciers et ses maisons anciennes. Peu savent que dans un lieu éloigné de l’arrondissement de Thôt Nôt, sur l’îlot de Tân Lôc, existe encore une dizaine de vieilles bâtisses à l’architecture des plus originales.
La ville de Cân Thoétait renommée autrefois pour ses propriétaires fonciers et ses maisonsanciennes. Peu savent que dans un lieu éloigné de l’arrondissement deThôt Nôt, sur l’îlot de Tân Lôc, existe encore une dizaine de vieillesbâtisses à l’architecture des plus originales.

L’îlot deTân Lôc se situe à plus de 40 km du centre-ville de Cân Tho (delta duMékong). Une traversée en bac de 15 minutes permet d’y accéder. Sur cetîlot de la rivière Hâu (un des bras du fleuve Mékong), des gens y viventdepuis des centaines d’années.

Selon le Gia Dinh ThànhThông Chi, livre de monographie en hán (écriture chinoise) et hán nôm(alphabet vietnamien inspiré du chinois) de Trinh Hoài Duc (1765-1825),l’îlot de Tân Lôc était appelé Sa Châu ou l’îlot Cat, et relevait duvillage de Tân Lôc, canton de Vinh Trung (district de Vinh An, provincede Vinh Thanh).

En 1816, 15e année du règne du roi Gia Long (1762-1820), le village de Tân Lôc a été renommé village de Tân Lôc Dông.

Beaucoup de riches propriétaires terriens

Bénéficiantde conditions climatiques agréables et d’une bonne situation, l’îlot deTân Lôc a été choisi par de nombreux riches, notamment des officielsdes l’administration coloniale française et des propriétaires terriensdu Sud (bá hô, hôi dông, diên chu) pour construire des villas, dontbeaucoup sont encore debout. Parmi lesquelles, la maison de Nguyên VanHoà, chef des veilleurs de nuit du village de Tân My, a été construiteen 1941. Après sa mort, son fils Nguyên Van Thi en a hérité.

De300 m² de superficie, cet ouvrage dénote une architecture typiquementorientale. Son armature est en bois, son mur en brique et sa toiturecouverte de tuiles. Son arbalétrier est gravé de figures de dragons. Lamaison possède six rangs de colonnes (de huit colonnes chacun avec lepérimètre de 50 à 80 cm). Point particulier : les colonnes, arbalétrierset autres détails sont fixés par des loquets, cliquets et crochets enbois. Aucun clou n’a été utilisé.

À côté, les visiteurspeuvent aussi admirer la maison de Nguyên Van Ti, l’un des plus richespropriétaires terriens de l’îlot de Tân Lôc d’autrefois. Cette maison de100 ans est préservée par Mme Nguyên Ngoc Lên, une de sespetites-filles âgée de près de 80 ans. Sous la domination française,elle s’étendait sur 240 m². Notamment, on y trouve de nombreux objetsanciens, dont un van ngua gô do (lit de planches en bois précieux) de 20cm d’épaisseur, de 2,2 m de large et 3,2 m de long.

Préserver ce patrimoine

L’îlotde Tân Lôc est connu aussi pour la maison de Trân Ngoc Tanh, chef duvillage de Tân Lôc Dông, construite en 1913 et mélange entrel’architecture française et celle du Sud. Ce bâtiment de 510 m² disposede cinq travées et trois appentis. «Les travaux de construction ont durésix ans et ont été pris en charge par des ouvriers du Nord. Sonarmature est en bois précieux. À côté d’elle, on a installé un entrepôtde riz surélevé pour se prémunir des inondations», fait savoir Trân ThiNgoc Vân, 52 ans, héritière.

La plus célèbre maisonancienne de l’îlot appartient à Trân Thiên Thoai, un des membres duConseil colonial du Sud sous l’époque coloniale française, le plus richede cet îlot. Elle a été construite en 1935 sur un hectare. De style«Dông Tây hôi ngô» (Est et Ouest se mélangent), cette maison est deforme carrée. Ses murs sont en brique, sa façade suit l’architecture àla française et ses colonnes sont gravées de motifs raffinés. Il y a unespace libre entre la travée centrale et celle de la cuisine pour unemeilleure ventilation. «M. Thoai a versé 7.000 dôngs Dông Duong(Indochine), une grosse somme à l’époque pour construire cet ouvrage»,confie Trân Bá Thê, son 6e fils.

Actuellement, leshabitants de l’îlot de Tân Lôc vivent de l’élevage des poissons tra(pangasius) pour l’exportation. Même s’ils souhaitent préserver ladizaine de maisons anciennes, les fonds manquent et certaines sont déjàgravement dégradées. Les autorités locales doivent prendre des mesurespour résoudre cette situation. Par ses valeurs historiques etarchitecturales, ce patrimoine bâti pourrait devenir un atout de taillepour développer le tourisme sur l’îlot. -CVN/VNA

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