Les épopées Ede continuent de résonner

 Les épopées Ede sont le produit de la culture des champs en montagnes. Ce sont de longs contes en vers récités et illustrés par des gestes du corps. Les plus connues sont Dam San et Xinh Nhã.
 Les épopées Ede sontle produit de la culture des champs en montagnes. Ce sont de longscontes en vers récités et illustrés par des gestes du corps. Les plusconnues sont Dam San et Xinh Nhã.

Dam San est l’épopée laplus populaire des Ede, qui vivent sur les Hauts Plateaux du Centre.Elle raconte l’histoire de Dam San, un héros insoumis et arrogant qui amême tenté d’enlever la déesse du soleil pour l’épouser. L’épopée XinhNhã honore, quant à elle, ce héros ayant la force des ouragans qui acombattu les méchants pour rapporter la paix au village. Ces deuxépopées sont enseignées à l’université. Selon la chercheuse Linh Nga NieKdam, les épopées sont de longs romans créés depuis très longtemps parles artistes aux "pieds nus". Il y en a qui font des milliers de pages,avec des centaines de personnages qui apparaissent aux quatre niveaux del’espace : dans les airs, sur terre, sous terre et sous l’eau. Cesromans en vers sont interprétés en musique avec différentes mélodies,différents rythmes. A travers ces œuvres, on voit apparaître la vievillageoise typique des Ede, avec tous ses us et coutumes.

D’origine populaire, les épopées Ede se transmettent par voie orale ouécrite. Il y en a qui se racontent en une ou deux nuits, mais il y en aaussi qui nécessitent quatre ou cinq nuits. Tout dépend de l’imaginationet de l’inspiration du conteur-chanteur. Celui-ci recrée l’œuvre en larecontant. C’est pourquoi parallèlement aux épopées, lesconteurs-chanteurs constituent un autre patrimoine précieux des Ede.Linh Nga Nie Kdam a indiqué qu'auparavant, les minorités ethniques duTay Nguyen, dont les Ede, vivaient dans un certain isolement. Leur seuleactivité culturelle importante était de se raconter les épopées. Lesjours de pluie, les jours fériés et à n’importe quelle fêtecommunautaire, on se livrait à cette activité. Il arrivait qu’en pleinesaison de récolte, on invite des conteurs-chanteurs pour les paysans.

Les chanteurs-conteurs sont respectés par les Ede qui croient que leurtalent vient directement des divinités. Ces "trésors vivants del’ethnie" sont des artistes polyvalents qui recréent l’œuvre, mettent enscène des situations et incarnent tous les rôles. Ils sont capablesd’imiter des voix féminines, masculines, diaboliques ou angéliques. Ilscommentent aussi le caractère de chaque personnage et l’évolution del’histoire. C’est grâce à eux que chaque épopée Ede existe en plusieursversions différentes et que l’ensemble constitue un trésor folkloriqueénorme.

En 2007, le ministère de la Culture, des Sportset du Tourisme a procédé à une grande collecte d’épopées auprès detoutes les ethnies vivant sur les Hauts Plateaux du Tay Nguyen. 33épopées Ede ont ainsi pu être répertoriées et classifiées. Les servicescompétents ont commencé à restaurer les fêtes et les espaces typiquesdes récitations d’épopées. Ces contes épiques continuent de résonnerdans les maisons longues des Ede, de toucher le cœur des jeunes et donc,de se transmettre. -VNA

Voir plus

Une démonstration d’écriture calligraphique. Photo : VNA

Hai Phong célèbre la tradition du respect des maîtres au Van Mieu Mao Dien

Le festival, qui se déroule du 4 au 6 avril, propose de nombreux rituels, activités culturelles et jeux populaires, dont la cérémonie d’offrande des caractères sacrés autour du thème « Tôn su trong dao » – qui exprime le respect et la reconnaissance envers les enseignants ainsi que l’attachement au savoir et aux valeurs morales.

La couleur rose de la pagode se détache harmonieusement sous le ciel bleu, au cœur des rizières de la région de Bay Nui, à An Giang. Photo : Thanh Sang / VNA

Pagode Hang Cong : un édifice rose unique à An Giang

Située dans la commune de Tri Ton, dans la province d’An Giang, dans le Sud du Vietnam, la pagode Krang Kroch, également connue sous le nom de pagode Hang Cong, est un temple bouddhiste theravada khmer vieux de plus d’un siècle. Étroitement liée à la vie culturelle et spirituelle de la communauté khmère de la région de Bay Nui, elle se distingue par sa rare teinte rose et son architecture traditionnelle khmère. Plus qu’un simple lieu de culte, elle constitue aujourd’hui une destination prisée des visiteurs désireux de découvrir l’identité culturelle singulière de la province d’An Giang.

Au cœur de cette conception graphique figure une colombe, symbole universel de la paix, tenant dans son bec un épi de riz et accompagnée de trois rubans de soie multicolores. Photo: VNA

Quang Tri dévoile l’identité visuelle du Festival pour la Paix 2026

Placée sous le thème "De la mémoire vers l’avenir – Quang Tri pour la paix", l’édition 2026 du festival ambitionne de souligner la valeur de la paix, d’honorer l’esprit de solidarité et d’amitié, tout en rendant hommage aux héros et martyrs tombés pour l’indépendance et la liberté.

Cérémonie d’ouverture de l’écriture (Khai bút) au temple dédié à Chu Van An, à Chí Linh, Hai Phong. (Photo : VNA)

La culture au cœur de la stratégie de développement du Vietnam

La culture s’affirme comme un pilier central du développement du Vietnam, contribuant à la fois à la croissance économique et au rayonnement international. En mobilisant ses ressources endogènes et en accélérant la transformation numérique, le pays entend renforcer sa puissance douce et sa compétitivité.

Certaines œuvres du concours. Photo: CVN

Le Danemark dans mes yeux, les artistes en herbe voient l’avenir en vert

Pour marquer son 10e anniversaire, le concours de cette année a enregistré une participation record avec plus de 130.000 dessins et œuvres artistiques réalisés par des élèves à travers tout le pays. Ce chiffre impressionnant reflète non seulement l’intérêt des enfants pour le thème "Vivre vert", mais aussi la prise de conscience croissante et l’engagement actif de la jeune génération dans la recherche de solutions créatives pour répondre aux défis environnementaux selon leur propre regard.

La rencontre à Vienne entre l’ambassadeur du Vietnam et la famille de l’écrivaine Mira Lobe. Photo: VNA

La littérature jeunesse, passerelle entre les cultures vietnamienne et autrichienne

La rencontre à Vienne entre l’ambassadeur du Vietnam et la famille de l’écrivaine Mira Lobe met en lumière le rôle de la littérature jeunesse comme vecteur de rapprochement culturel entre le Vietnam et l’Autriche, dans un contexte marqué par la reconnaissance croissante des œuvres autrichiennes auprès du public vietnamien.