Une victime vietnamienne de l'agent orange. Photo: VNA

 

Ho Chi Minh-Ville (VNA) – Le général de brigade Tran Ngoc Tho, ancien chef d’Etat-major de la 7e Circonscription militaire, a envoyé le 16 avril une lettre ouverte au tribunal américain, lui demandant de traiter à nouveau le procès de la VAVA contre les 37 compagnies de produits chimiques concernées des Etats-Unis, dont Monsanto et Dow Chemical.

Dans sa lettre, le général de brigade Tran Ngoc Tho, vice-président du Comité central de l’Association des victimes vietnamiennes de l’agent orange (VAVA) et président de la VAVA de Ho Chi Minh-Ville, a déclaré que le dernier jugement du tribunal américain était une nouvelle preuve montrant que l’herbicide Roundup de Monsanto avait des impacts négatifs sur la santé des hommes.

Auparavant, le 19 mars 2019, le tribunal de San Francisco a rendu un verdict, estimant que le plaignant, Edwin Hardeman, avait su démontrer "par la prépondérance de la preuve" que son exposition au Roundup était "un facteur substantiel" de son cancer, un lymphome non hodgkinien. Il a en conséquence demandé à la compagnie Monsanto de dédommager le jardinier américain à hauteur de 81 millions de dollars.

En août 2018, le tribunal de San Francisco a considéré que Monsanto, filiale du groupe multinational Bayer, avait agi avec "malveillance" et que son herbicide Roundup, ainsi que sa version professionnelle RangerPro, avaient "considérablement" contribué à la maladie de Dewayne Johnson, le plaignant dans cette affaire, atteint d’un cancer en phase terminale après avoir vaporisé de l’herbicide Roundup pendant plusieurs années. Le tribunal a recommandé à la compagnie Monsanto de dédommager Dewayne Johnson 289 millions de dollars.  

"Ayant subi de lourdes conséquences de la guerre, dont l'agent orange/dioxine, nous demandons à toutes les compagnies américaines ayant fourni des produits chimiques toxiques utilisés par l’armée américaine pendant la guerre, d’avoir la responsabilité d’aider à régler les conséquences de ces produits toxiques sur les personnes et l’environnement au Vietnam", a souligné Tran Ngoc Tho.

Rappelant que le procès de la VAVA contre 37 compagnies de produits chimiques des Etats-Unis avait été rejeté, le général de brigade Tran Ngoc Tho a estimé que les victimes de l’agent orange et la dégradation de l’environnement au Vietnam étaient des preuves les plus convaincantes.

Des scientifiques étrangers et américains ont procédé à des examens, rencontré des témoins et vérifié l’environnement aux aéroports de Bien Hoa, Phu Cat, Chu Lai et Da Nang pour soutenir la désintoxication de l'environnement dans ces zones. –VNA