Le pía, une spécialité de Soc Trang

Située dans le delta du Mékong, la province de Soc Trang est connue non seulement pour ses festivités et ses belles pagodes mais aussi, et surtout pour ses gâteaux sucrés, le «pía».
Le pía, une spécialité de Soc Trang ảnh 1Photo: Vietnamplus

Située dans le delta du Mékong, la province de Soc Trang est connue non seulement pour ses festivités et ses belles pagodes qui sont révélatrices de l’art bouddhique khmer, mais aussi, et surtout pour ses gâteaux sucrés, le «pía». Délicatement préparé à base de durian, de haricots mungos et de jaunes d’œufs de canard, le «pía»  plaît aux gourmands et fait la joie des commerçants de Soc Trang.

Personne n’est vraiment sûr de l’origine du pía, mais ce gâteau rond est clairement d’origine chinoise. Il serait apparu au XVIIe siècle dans cette localité avec l’arrivée des immigrants du Sud de la Chine.

Fait maison au début, il est confectionné avec des matières premières abondantes sur place et commercialisé plus tard. Durion à petits pépins et à chair pulpeuse, jaune d’œufs de canard salé d’un rouge pur, fécule d’haricots mungo, saindoux en petite quantité, le tout est mélangé et enveloppé dans une pâte à base de farine de blé délayée, puis cuite au four. Cette  spécialité de Soc Trang, très prisée à la fête de la Mi-automne ou à la fête du Nouvel An lunaire.

Actuellement, Soc Trang compte une cinquantaine d’établissements de production du gâteau pia qui s’implantent essentiellement dans les communes de Phu Tam, Thuan Hoa et An Hiep, district de Chau Thanh.

Les ingrédients sont toujours les mêmes, mais chaque entreprise dispose de ses propres astuces pour donner un goût spécial à ses produits. La farine de froment et les haricots mungo sont indispensables, mais aujourd’hui, on ajoute aussi dans les farces du durian, du taro, des graines de lotus, un jaune d’œuf salé et de la graisse de porc déchiqueté.

Pour avoir un bon «pía», parfumé et appétissant, les pâtissiers doivent faire preuve d’adresse et de vigilance à chaque étape de la fabrication. D’abord, la farine de froment doit être mélangée avec du sucre et travaillée de manière à ce qu’elle puisse être disposée en couches minces.

Puis, il faut préparer le centre du gâteau. Les haricots et le taro, après avoir été réchauffés dans une marmite, sont mélangés à du sucre et à du gras pour créer une saveur particulière. Le gras qui sert pour la farce est coupé en filaments et mélangé au sucre pour le conserver plus longtemps. Le jaune d’œuf est placé au milieu du gâteau. Enfin, la dernière étape est de faire cuire le gâteau au four de 170 à 220 degrés. Après 5 ou 7 minutes, lorsque la croûte commence à gonfler, on l’enduit de jaune d’œuf pour lui donner une belle couleur et une saveur parfumée. Ensuite, on remet le gâteau au four pendant 15 minutes.

Toutes les étapes de confection du «pía» sont faites à la main. À l’approche de la fête de la Mi-automne ou du Têt (Nouvel An lunaire), les entreprises de Soc Trang entrent dans une haute saison de production. Elles doivent doubler voire tripler leur effectif pour honorer les commandes domestiques et étrangères.

À présent, cette spécialité de Soc Trang a conquis le marché que se partagent une cinquantaine de marques célèbres comme Tân Huê Viên, My Trân, Quang Trân, Công Lâp Thành et Tân Hung. Truong Minh Nghia, propriétaire de la marque Lâp Hung, qui exerce le métier de production du «pía» depuis 50 ans, a indiqué que chaque pâtissier a sa propre recette et son secret pour donner un goût unique à ses gâteaux.

Jusqu’à nos jours, les paquets de «pía»  gardent encore leur forme cylindrique traditionnelle. Chaque paquet comprend quatre gâteaux. Déguster ce gâteau à la fois sucré, parfumé et légèrement gras en buvant du thé autour d’une table avec des amis est un véritable plaisir. Son goût délicat enchante le palais des amateurs qui n’en font qu’une bouchée!- Vietnamplus

Voir plus

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

La pagode Cuong Xa, connue sous le nom de Quynh Khau Tu (« Monticule de Jade »), située dans le quartier de Tan Hung à Hai Phong, a reçu, le 3 mai, un record asiatique pour son vaste ensemble de murs de pierre gravés du symbole bouddhiste du svastika.

Les Journées européennes de littérature 2026 se tiendront du 7 au 17 mai. Photo : organisateurs

Voyage savoureux à travers Hanoi et les univers de la littérature européenne

Les Journées de la littérature européenne reviennent au Vietnam en 2026 avec un thème central : la solitude et la solidarité. Elles marquent à la fois le retour de l’un des festivals littéraires européens les plus importants au Vietnam et le retour à l’une des préoccupations les plus profondes de la littérature : le désir humain de connexion par-delà la distance et la différence.

Résolution 80 : 70 ans d’excellence du Théâtre national des marionnettes

Résolution 80 : 70 ans d’excellence du Théâtre national des marionnettes

Au cours de 70 années de construction, de renouveau et de développement (1956-2026), le Théâtre national des marionnettes s’est imposé comme le centre phare de cet art traditionnel dans le pays. Sa mission est de développer un art à la fois profondément vietnamien et résolument moderne, en sélectionnant et en intégrant les valeurs avancées de l’art mondial. Par cette approche, le théâtre contribue activement à façonner une culture vietnamienne avancée, imprégnée de l’identité nationale.

Tràng An Marathon 2025, le plus grand événement sportif annuel de la province de Ninh Bình, a réuni plus de 10.000 coureurs sur un parcours au cœur du patrimoine. Photo : VNA

Ninh Binh fait du tourisme sportif un levier de croissance durable

À Ninh Binh, l’organisation d’événements sportifs d’envergure, associée à la valorisation des ressources touristiques, a généré des effets positifs, contribuant à positionner la destination comme dynamique et attractive sur les scènes nationale et internationale.

L’ancien récif corallien de Hang Rai est reconnu par les scientifiques pour sa grande valeur géologique ainsi que pour son intérêt majeur dans l’étude de l’histoire naturelle de la région. Photo : VNA

À la découverte de Hang Rai, joyau naturel de Khanh Hoa

Situé dans la commune de Vinh Hai, dans la province de Khanh Hoa, le site de Hang Rai constitue l’un des joyaux naturels du parc national de Nui Chua, intégré à la Réserve de biosphère mondiale éponyme reconnue par l’UNESCO. Ce paysage d’exception se distingue par son ancien récif corallien fossilisé aux formes spectaculaires, façonné par le temps et les éléments, ainsi que par son relief grandiose mêlant falaises rocheuses escarpées et littoral sauvage.