Tokyo, 12 novembre (VNA) – Le Japon et dix pays membre de l’ASEAN ont récemment mis en place un mécanisme permettant de partager des informations sur les cyberattaques afin d'améliorer l'efficacité du travail de règlement de ce fléau.

Photo d'illustration.

Le journal japonais Nihong Keizai a rapporté le 11 novembre que le Japon et l'ASEAN avaient développé une page d'informations spécialisée destinée à leurs responsables de la cybersécurité afin de leur permettre de partager des informations sur les cyberattaques de plus en plus sophistiquées et sur la manière d'y faire face.

Cette page utilise un mécanisme d'authentification en deux étapes, comprenant un nom d'utilisateur et un mot de passe, ainsi que d'autres informations, afin que les personnes extérieures ne puissent pas y accéder. Dans le cas où un pays est confronté à une cyberattaque, des renseignements concernant la manière dont l'attaque a été perpétrée et les dommages causés seront partagés. Si un autre pays a déjà été attaqué de la sorte, il partagera des informations et donnera des conseils sur la manière de le gérer.

Selon des experts japonais en cybersécurité, certaines pages d'accueil de la région de l'ASEAN ne disposent toujours pas de mesures de sécurité efficaces. Il existe donc de nombreuses menaces potentielles d'attaques pouvant causer de graves dommages.

En outre, il est impossible d’exclure la possibilité que certains enregistrements de dialogues diplomatiques ou d’opérations militaires dans la région aient été divulgués.

Depuis 2009, le Japon et l'ASEAN ont organisé de nombreuses conférences sur la cybersécurité. Lors de ces événements, le Japon a partagé des informations sur la manière de protéger les infrastructures critiques telles que  réseaux électriques et de transport.-VNA