L’athlétisme vietnamien travaille à l’après Nguyên Thi Huyên

Nguyên Thi Huyên, détentrice de six médailles d’or des SEA Games, a fait part de sa décision de mettre fin à sa carrière d’athlète professionnelle en raison de sa première grossesse.

Hanoï (VNA) - Nguyên Thi Huyên, détentrice de six médailles d’or des SEA Games, a fait part de sa décision de mettre fin à sa carrière d’athlète professionnelle en raison de sa première grossesse. Cette annonce a bouleversé le plan de préparation des ASIAD 18.

L’athlétisme vietnamien travaille à l’après Nguyên Thi Huyên ảnh 1Nguyên Thi Huyên (droite) attend son premier enfant et met fin à sa carrière professionnelle. Photo: Quôc Khanh/VNA/CVN

Elément indispensable de l’équipe nationale d’athlétisme, Nguyên Thi  Huyên  avait déclaré qu’elle participerait aux 18es Jeux asiatiques (ASIAD 18) prévus en août 2018 en Indonésie, avant de renoncer à sa carrière professionnelle pour se consacrer à sa vie de famille (elle s’est mariée en août 2017.

L’entraîneur de l’équipe nationale d’athlétisme, Vu Ngoc Loi, confie avoir été sous le choc en apprenant la nouvelle de la retraite de la jeune femme.

Coup de tonnerre dans le monde du sport

"Quand Nguyên Thi  Huyên a confirmé qu’elle ne s’entraînerait plus, je ne pouvais plus travailler pendant un mois. Elle est une star de l’athlétisme vietnamien. Elle a remporté une médaille d’or aux Championnats d’Asie et six aux Jeux d’Asie du Sud-Est (SEA Games), lui conférant ainsi le statut de pilier de l’athlétisme national aux ASIAD 18. Comme elle avait promis de se donner à 100% pour ses derniers jeux, je pense que nous avions raison de penser que son jubilé serait synonyme d’une nouvelle médaille d’or. Mais en janvier dernier, c’est-à-dire au début des séances de préparation à la compétition, elle m’a fait savoir qu’elle était enceinte et qu’elle ne s’entraînerait plus. J’étais un peu abattu par cette nouvelle mais je suis conscient que donner la vie constitue le bonheur et le devoir sacré d’une femme. Aussi, j’ai dû accepter et respecter cette décision", explique l’entraîneur.

L’athlète confie avoir été elle aussi surprise quelque peu de devoir renoncer à sa profession alors qu’elle était zénith de sa carrière. "J’avais mal au ventre. En pensant que ces douleurs provenaient d’une gastrite normale, j’ai continué à m’exercer de manière intensive. Puis l’échographie a révélé ma grossesse. J’ai donc immédiatement stoppé l’entraînement. Comme je suis fonctionnaire du secteur sportif de Nam Dinh, on m’a nommée entraîneuse de l’équipe junior d’athlétisme de la province", précise-t-elle.

L’athlétisme vietnamien travaille à l’après Nguyên Thi Huyên ảnh 2Enceinte, Nguyên Thi Huyên s’est tournée vers la formation des jeunes athlètes. Photo: Quôc Khanh/VNA/CVN

Nguyên Thi Huyên fait partie des grands artisans des succès remarquables de l’athlétisme vietnamien. Aux SEA Games 29 disputés en août 2017 en Malaise, elle a défendu avec succès ses trois médailles d’or (400 m haies, 400 m et relais 4 x 100 m féminin) qu’elle avait remportées aux SEA Games 28 à Singapour en 2015. Cette confirmation s’est accompagnée par ailleurs d’une amélioration de son temps de course sur le 400 m haies (56 sec 06 en 2017 contre 56 sec 15 en 2015). L’année dernière fût manifestement fructueuse pour l’athlète étant donné qu’elle remporta également une médaille d’or lors des Championnats d’Asie d’athlétisme, organisés en juillet 2017 en Inde.

"Nguyên Thi Huyên a déjà largement contribué au rayonnement du sport vietnamien. Sa décision de se consacrer à sa famille l’honore et les instances sportives du pays devraient lui permettre de quitter le monde de la compétition en la récompensant pour son implication passée", souligne Hoàng Manh Cuong, directeur adjoint et secrétaire général de la Fédération vietnamienne d’athlétisme. Notons qu’en plus de son poste dans l’équipe d’encadrement de Nam Dinh, la jeune femme vient d’achever avec succès ses études à l’Université de l’éducation physique et des sports de Bac Ninh (Nord).

Quach Thi Lan, espoir pour les ASIAD 18

"Les responsables de la discipline doivent maintenant établir une stratégie viable pour compenser le départ de Huyên", estime Hoàng Manh Cuong. Dans le domaine de la course féminine, les yeux se sont tournés vers Quach Thi Lan, revenue des États-Unis pour s’entraîner avec le coach Vu Ngoc Loi.

"À mon avis, Lan peut remplacer Huyên sauf pour le relais 4 x 400 m, qui a rapporté deux médailles d’or aux derniers SEA Games. Il faudrait chercher une autre athlète pour cette discipline", confie le directeur adjoint et secrétaire général de la Fédération vietnamienne d’athlétisme.

Les responsables sportifs se sont donc tournés vers Nguyên Thi Hang, 21 ans, formée à Hanoï en vue des ASIAD 18. Membre de la sélection nationale, elle s’entraîne actuellement sous la coupe d’un expert bulgare. Hoàng Manh Cuong a proposé d’envoyer Quach Thi Lan et l’équipe de relais dames en Chine et au Japon dans le but de suivre un stage en 2018 afin de les “affûter”.

Le Vietnam vise une médaille d’or aux ASIAD 18


Selon les responsables du Département général de l’éducation physique et des sports, l’athlétisme vietnamien s’est donné pour objectif de décrocher une médaille d’or aux ASIAD 18. Le plus grand espoir repose sur les épaules de l’athlète Bùi Thi Thu Thao, championne de saut en longueur lors des derniers SEA Games 29 avec 6,68 m. Cette performance la désigne comme rivale principale de l’Indonésienne Maria Natalie Londa, grande gagnante de la précédente édition des ASIAD (2014 à Incheon, République de Corée). Dans les temps à venir, Bùi Thi Thu Thao sera envoyée à l’étranger pour suivre des entraînements poussés. L’objectif est de lui donner des moyens à hauteur de son potentiel. -CVN/VNA

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