Devenu milliardaire grâce au maraîchage bio

À Ninh Binh, il trace son sillon bio et s’enrichit

Cinq ans après ses débuts dans la culture maraîchère biologique, Pham Van Dung, 42 ans, a fait fortune. Sa serre lui rapporte chaque année plus d’un milliard de dôngs de bénéfices.

Ninh Binh (VNA) - Cinq ans après ses débuts dans la culture maraîchère biologique, Pham Van Dung, 42 ans, a fait fortune. Sa serre lui rapporte chaque année plus d’un milliard de dôngs de bénéfices.

À Ninh Binh, il trace son sillon bio et s’enrichit ảnh 1Pham Van Dung dans sa serre. Photo: CVN

Avant de devenir un agriculteur high-tech, Pham Van Dung était ingénieur en mécanique. Il travailla pendant dix ans pour une entreprise de construction navale à Hai Phong (Nord). Un métier bien payé grâce à ses compétences issues de sa formation universitaire. Cependant, il y a cinq ans, Dung a pris une décision surprenante: revenir sur sa terre natale - la commune de Khanh Thành, district de Yên Khanh, province de Ninh Binh (Nord) - pour s’engager dans la culture maraîchère. Une idée qui n’a pas manqué d’étonner ses proches et ses amis.

"Lorsque j’ai annoncé la nouvelle, tout le monde a pensé que j’étais fou de quitter mon travail d’ingénieur, qui me permettait de gagner une douzaine de millions de dôngs chaque mois, pour devenir paysan. C’était un projet qui me trottait dans la tête depuis longtemps quand je voyais le besoin croissant en produits agricoles de qualité, non seulement en ville mais aussi dans les régions rurales comme la mienne". 
 
Chose promise, chose due

En 2014, Pham Van Dung commence à concrétiser sa belle initiative. Il rencontre les autorités de sa commune pour louer à long terme plus de 5 ha de rizières peu productrices. Les champs sont ensuite réaménagés pour devenir une plantation maraîchère. Un modèle de serre est élaboré sur la base du respect des critères de bonnes pratiques vietnamiennes (VietGAP).
 
Dung investit beaucoup d’argent dans les serres et les treillis, l’aménagement des planches et notamment le système d’arrosage automatique. Le démarrage ne fut pas facile. La concurrence est rude. Du fait de son manque d’expérience, le paysan produit ses fruits et légumes de faible rentabilité, et de qualité médiocre. De plus, l’emballage est peu esthétique. Dung subit alors un gros déficit entre l’investissement et le bénéfice. "Il y avait des mois pendant la première année où j’ai perdu des dizaines de tonnes de fruits et légumes parce qu’ils n’ont pas été vendus. Des centaines de millions de dôngs se sont évaporés. Beaucoup de paysans ont pensé que j’allais faire faillite", se souvient-il.

Heureusement, sa détermination et sa persévérance l’aident à surmonter les difficultés et voir le bout du tunnel. Un an après, son exploitation commence à avoir le vent en poupe. La qualité et la sécurité sanitaire de ses produits finissent par être un atout vis-à-vis de la concurrence. Bon nombre de partenaires sont prêts à payer un prix plus élevé pour établir un approvisionnement stable. Par ailleurs, des contrats d’exportation sont signés.

Un milliard de dôngs de bénéfices par an

À Ninh Binh, il trace son sillon bio et s’enrichit ảnh 2Le concombre et le melon amer de la ferme de M. Dung offrent une bonne qualité, satisfaisant aux normes VietGAP. Photo: CVN

Actuellement, l’agriculteur développe 1.500 m² de serre de concombres et des milliers de mètres carrés de terres couvertes par des treillis réservés aux courges, melons amers (momordica charantia) et légumes… Les emballages ont été améliorés avec des informations sur la provenance du produit. Sa ferme emploie 15 travailleurs locaux. Chaque jour, 20 tonnes de fruits et légumes s’écoulent sur le marché au prix moyen de 7.000-8.000 dôngs le kilo. Grâce à des commandes stables, il encaisse au moins un milliard de dôngs de bénéfices chaque année.
 
"La culture maraîchère aux normes VietGAP n’est pas la même que celle traditionnelle. Vous devez investir une somme d’argent plus importante dans la ferme et la main-d’œuvre. Il faut également respecter rigoureusement les critères et techniques de culture. L’utilisation de pesticides chimi-ques est prohibée. Mon eau d’arrosage est prise à la source au lieu des canaux ou rivières. Je fais de la sécurité sanitaire des aliments ma priorité", assure-t-il.

D’une décision jugée "folle", Pham Van Dung est devenu l’un des agriculteurs high-tech exemplaires de la province de Ninh Binh. Il est fier d’apporter aux consommateurs des produits sains et bons pour la santé. – CVN/VNA

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