Le titre de "Héros desforces armées populaires" a été attribué vendredi dans la ville de BaRia, province de Bà Ria-Vung Tau (Sud) aux collectifs et individusrévolutionnaires de la prison de Côn Dao.
Le président duVietnam Truong Tân Sang, des dirigeants du Parti, de l'Etat et 350anciens prisonniers politiques de Côn Dao venus de 35 provinces etvilles du pays ont assisté à la cérémonie de ce titre.
Le chef de l'Etat a rappelé des exploits de ces hommes et femmes qui avaient sacrifié toute leur vie à la libération du pays.
Le collectif de prisonniers de Côn Dao est un modèle d'organisation dessoldats révolutionnaires pendant leur lutte anti-française. La prisonétait une école de théorie et de pratique et a formé de nombreuxdirigeants de haut rang du Parti et de l'Etat du Vietnam comme Trân Phu,Lê Hông Phong, Ha Huy Tâp, Nguyen Van Cu, Lê Duân, Nguyên Van Linh, TonDuc Thang, Pham Hung...
Le vice-secrétaire permanent duComité du Parti communiste du Vietnam de la province de Bà Ria-Vung Tàu,Pham Quang Khai, a souligné que cet événement répondait aux aspirationscomme aux attentes de l'organisation du Parti, des autorités et dupeuple de Bà Ria-Vung Tàu et constituait la grande joie, le grandhonneur ainsi que la fierté des révolutionnaires de la prison, dessoldats et des habitants de Côn Dao.
Situé au sud duVietnam à environ 180 km au large de Bà Ria-Vung Tàu, la prison de CônDao a été construite en 1862 par les Français et ne fut fermée que le 30avril 1975, date de la libération du Sud du Vietnam et de laRéunification nationale. Elle comprend huit blocs de détention d'unesuperficie de 10.000 à 25.000 mètres carrés, outre des dizaines decellules auxiliaires, d'une capacité totale de dizaines de milliers depersonnes.
Durant la guerre contre les colonialistesfrançais puis les agresseurs américains, quelque 20.000 révolutionnairesvietnamiens ont trouvé la mort en ce lieu également connu sous le nomd'"Enfer terrestre". - VNA
Le village de Lung Tam : quand les fibres de lin content l’histoire du plateau karstique de Dong Van
Niché au cœur du rude plateau karstique de la province de Tuyên Quang, le village de Lung Tam préserve avec une résilience farouche le métier ancestral du tissage du lin de l’ethnie H’Mông. À partir de fibres rustiques, les mains habiles des femmes locales façonnent des étoffes qui transcendent leur simple usage utilitaire pour devenir de véritables réceptacles de l’identité culturelle, de la mémoire collective et du rythme de vie de cette région de l’extrême Nord. Chaque étape de cette transformation témoigne d’un savoir-faire méticuleux, transmis de génération en génération avec une fidélité intacte.