COVID-19: Des enseignants étrangers épaulés dans les hauts plateaux du Centre

Nombreux sont les enseignants étrangers qui ont décidé de rester dans les hauts plateaux du Centre lorsque l'épidémie de COVID-19 a éclaté.
COVID-19: Des enseignants étrangers épaulés dans les hauts plateaux du Centre ảnh 1Grâce aux cours en ligne, des enseignants étrangers peuvent arrondir leurs fins de mois.
Photo : VNA/CVN

Hanoi (VNA) - Nombreux sont les enseignants étrangers qui ont décidé de rester dans les hauts plateaux du Centre lorsque l'épidémie de COVID-19 a éclaté. Malgré le fait qu’ils ne donnent presque plus cours et que leurs salaires sont au plus bas, ils reçoivent les précieux soutiens de leurs collègues et des locaux.

Kevin Tupas, venu des Philippines, s’est installé dans le district de Cu M’gar (province de Dak Lak, Hauts plateaux du Centre) et y enseigne l'anglais depuis mi- 2019. À peine 7 mois après, la vie de Kevin Tupas se voit chambouler à cause de l'épidémie de COVID-19. L'école où il travaille ferme ses portes réduisant ainsi de manière conséquente sa principale source de revenus.

Kevin fait savoir avoir été inquiet au début. Mais il a reçu par la suite des aides financières mensuelles de son établissement  pour le loyer et les repas, "cela m’a beaucoup rassuré", partage-t-il. Mes collègues ainsi que les locaux sont extrêmement amicaux et chaleureux à mon égard. Les Vietnamiens sont des gens remplis de bonté et de sympathie, c’est pourquoi je souhaite rester aussi longtemps que possible dans ce pays que je considère comme mon pays d’adoption.

Trân Phuoc Dai, directeur du Centre des langues étrangères de Tâm Thành (commune de Quang Phu, district de Cu M'gar, Dak Lak), a déclaré que lorsque la maladie a éclaté, toutes les écoles avec lesquelles son établissement maintenait des coopérations pour donner des cours d’anglais ont fermé leurs portes. Depuis trois mois, le centre n'a donc aucune source de revenus.

"Si j'ai des difficultés, j’ai ma famille à côté, mais Kevin, il est seul ici, je comprends ses soucis. Chaque mois, le centre lui octroie 6 millions de dongs pour le loyer et les frais de subsistance. L’établissement lui a même accordé une avance pour qu’il rembourse son prêt en vue d’obtenir un certificat de pratique d'enseignement de l'anglais dans son pays natal. Nous restons régulièrement en contact, il peut compter sur nous s’il a besoin d’aide. Le centre propose également des cours en ligne, pour que les enseignants arrondissent leurs fins de mois".

Également en provenance des Philippines, John Catti vit dans les hauts plateaux du Centre depuis sept ans et enseigne actuellement à l'école Victory (ville de Buôn Ma Thuôt, Dak Lak). L'épidémie de COVID-19 affecte non seulement sa vie au Vietnam mais aussi celle de ses proches dans son pays d'origine. Il est très inquiet pour sa famille, mais heureusement, ici il est pris en charge par ses collègues et des amis locaux, qui le considèrent comme un membre de la famille.

Gratitude

Le plus important, dit-il, est qu’il est chanceux d'avoir un travail pour gagner sa vie. Bien que son salaire ne soit aussi élevé qu'avant, pour l’instant il suffit de couvrir les dépenses quotidiennes de bases telles que le loyer et la nourriture ... Il se sent également confiant dans la lutte contre l’épidémie du Vietnam. Le personnel médical s'est rendu au domicile de l'enseignant et de ses collègues pour des examens médicaux ainsi que des distributions de gels hydroalcooliques ...

"Au nom des enseignants étrangers, je voudrais exprimer ma gratitude envers l'école et les autorités locales qui nous offrent un environnement sûr. J'espère que cette crise se terminera bientôt afin que nous puissions tous reprendre notre vie normale" , a déclaré M. John.

Truong Van Ty, directeur de l'école Victory, a déclaré que son établissement compte au total dix enseignants étrangers de différents pays tels que les États-Unis, l'Afrique du Sud, les Philippines... Depuis l’apparition de l'épidémie de COVID-19 , l'école est passée à l'enseignement en ligne. Les enseignants locaux et étrangers participent tous à ces cours, l'école leur paie 50% de leur salaire initial.

Les enseignants reçoivent non seulement l’aide de la part de leur employeur, mais également de leur locataire ou propriétaire de leur appartement en location. Par exemple, l'hôtel Dam San (ville de Buôn Ma Thuôt) compte actuellement cinq enseignants étrangers qui bénéficient d'une remise de 10 à 15%.

Selon les statistiques du Service de l'éducation et de la formation de la province de Dak Lak, il existe actuellement six centres de langues étrangères et deux écoles privées qui signent des contrats de travail avec des enseignants étrangers. Parmi les enseignants étrangers en activité dans la province de Dak Lak, 14 personnes travaillant dans des centres de langues étrangères ont reçu un soutien d’un à deux millions de dông/mois ainsi qu’une avance de salaire de quelques millions par mois ; 13 enseignants d’écoles privées ont également reçu 30 à 50% de leur salaire mensuel car ils participent aux cours en ligne. -CVN/VNA

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