Au Vietnam, les fêtes printanières confrontées à l’ère moderne

Certaines fêtes printanières font l’objet de critiques pour les rites que l’on y perpétue. Des critiques reprises par le bureau gouvernemental et le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, qui soulignent la nécessité de mettre fin à ces pratiques d’un autre âge.
Certaines fêtesprintanières font l’objet de critiques pour les rites que l’on yperpétue. Des critiques reprises par le bureau gouvernemental et leministère de la Culture, des Sports et du Tourisme, qui soulignent lanécessité de mettre fin à ces pratiques d’un autre âge.

* Abandonner les cultes qui n’ont plus leur place dans une société civilisée.

- Nguyên Van Nên, ministre, président du bureau gouvernemental:


Les fêtes traditionnelles, dont la majorité intervient au printemps,après le Têt ou Nouvel An lunaire, sont des événements forts auservice de la vie spirituelle de la communauté. Ces activités setiennent partout dans le pays et sont ancrées dans le patrimoineculturel vietnamien. De très nombreuses fêtes se perpétuent depuis descentaines, voire des milliers d’années.

L’organisation de ces manifestations populaires se base sur le respectde la volonté d’une communauté d’habitants à laquelle cette fêteappartient. Mais, modernité et intégration mondiale obligent, la tenuedes fêtes vietnamiennes doit satisfaire de nouvelles exigences. Ils’agit de mettre en avant les belles valeurs culturelles traditionnelleset humaines tout en se conformant aux pratiques mentionnées dans lesConventions internationales sur la protection de la diversité culturellede l’UNESCO, dont le Vietnam est signataire.

Lorsde la réunion périodique du gouvernement tenue le 2 mars, le Premierministre Nguyên Tân Dung a demandé au ministère de la Culture, desSports et du Tourisme de travailler avec les autorités des villes etprovinces pour organiser des colloques traitant de la réévaluation desfêtes, dans l’optique de préserver et de valoriser celles porteuses detraditions culturelles authentiques et, à l’inverse, de limiter - voiretout simplement d’abandonner - celles dans lesquelles interviennent desrites d’un autre temps, reposant sur des superstitions ou des sacrificesd’animaux à caractère choquant.

* Il y aura des critères précis pour la gestion des fêtes.
- Phan Dinh Tân, porte-parole du ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme :


Le ministère de la Culture, des Sports et du Tourisme n’apporte jamaisson soutien aux fêtes printanières dans lesquelles des cultes d’unautre temps ou des sacrifices d’animaux à caractère barbare sont encoreperpétrés. Les fêtes doivent prôner les belles valeurs culturelles,progressistes, plutôt que de garder avec un esprit conservateur leshabitudes ou coutumes qui, au final, nuisent au développement moral del’humanité.

Nous avons donné des consultationsauprès du Secrétariat du Comité central du Parti communiste du Vietnamau service d’une prochaine directive sur la gestion des fêtesprintanières. Nous recueillerons les avis des scientifiques et expertsafin de définir des critères concrets.

Les fêtesdans lesquelles sont encore observées des sacrifices rituels de cochons,de buffles devant un large public doivent être revues et corrigées. Eneffet, les cultes de sacrifice d’animaux peuvent être acceptables pourvuque le contexte s’y prête. C’est le cas par exemple de l’abattage auservice du culte des ancêtres, avec un nombre restreint de participants.En revanche, il faut mettre fin aux pratiques d’une ère révolue, quel’on peut observer ça et là au centre d’une maison communale, sous lesacclamations de milliers de personnes.

Le Vietnammène, comme chacun sait, une politique d’intégration internationale.Raison pour laquelle il est nécessaire de procéder à une remise enquestion pour nous adapter aux évolutions de l’humanité et du mondemoderne, ce qui commence par le renoncement à ces rites choquants. - VNA

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