Au pays du vietnamien calme…

Choi Sung-rak, Choi Jong-rak et Kim Dong-rin font partie tous les trois du Korea Oppa, un groupe qui s’est donné pour mission de réaliser des clips permettant aux Sud-Coréens d’apprendre le vietnamien.

Hanoi, 2 avril (VNA) - Choi Sung-rak, Choi Jong-rak et Kim Dong-rin font partie tous les trois du groupe «Korea Oppa», un groupe qui s’est donné pour mission de réaliser des clips permettant aux Sud-Coréens d’apprendre le vietnamien et découvrir la culture vietnamienne. Grâce à leur créativité et à leur dynamisme, parler vietnamien devient possible, même au pays du matin calme.     

Au pays du vietnamien calme… ảnh 1Le groupe Korea Oppa. Photo: Korea Oppa
«Bonjour, nous sommes Sud-coréens tous les trois. Je m’appelle Sung-rak. Moi, c’est Dong-rin. Et moi, c’est Jong-rak.»

Cette présentation est familière aux jeunes Vietnamiens qui aiment la culture sud-coréenne. Mais elle l’est tout autant aux Sud-Coréens qui sont de plus en plus nombreux à aimer notre langue, grâce notamment à ces fameux clips.     

’est en août 2016 que nos trois jeunes Sud-Coréens ont décidé d’apprendre le vietnamien. Belle initiative, sauf que… Sauf que du côté de Séoul, des gens qui parlent et à plus forte raison enseignent notre langue, il y en a à peu près autant qu’il y a de pingouins dans le Sahara occidental!... Non, allez, un peu plus, tout de même, mais bon, il ne faut pas se cacher que Nguyen Du ne fait pas encore fureur au pays du matin calme.

Sung-rak: «Le vietnamien a six intonations. Beaucoup de ses sons sont difficiles à prononcer. Pour moi qui suis étranger, c’est vraiment difficile de comprendre et de parler le vietnamien, d’autant plus qu’en République de Corée, il n’existe pas de méthodes pour travailler ces savoir-faire en vietnamien.»

Au pays du vietnamien calme… ảnh 2Le groupe Korea Oppa. Photo: Korea Oppa
Eh oui, pour les étrangers, le vietnamien n’est pas facile à apprendre!... On le saura! Que faire pour ne pas être découragé? Sung-rak, encore une fois : «Le truc, c’est de combiner l’apprentissage du vietnamien à quelque chose que tu aimes faire et que tu maîtrises bien. Moi, mon truc, c’est de faire des clips, alors c’est pour ça qu’avec mes copains, on a fait des clips d’apprentissage du vietnamien ou traduit en coréen les paroles de certaines chansons vietnamiennes. C’est une manière comme une autre de pratiquer! Et puis le fait de partager tout ça sur les réseaux sociaux, ça rend l’apprentissage encore plus intéressant et en définitive plus performant!»     
   
L’appétit vient en mangeant, c’est bien connu. C’est en tout cas ce qui est arrivé à ces trois jeunes vietnamophones en devenir qui ont décidé de franchir le pas début 2017 et de venir s’installer chez nous pour six mois au moins.     

«On a vécu de vraies expériences culturelles vietnamiennes tout en apprenant la langue du pays.»

«Même si notre vietnamien n’est pas très bon et que nos connaissances sur la culture vietnamienne sont encore limitées, on est quand même fans du Vietnam!»
«Ah, si vous cherchez ‘Korea Oppa’ sur Internet, vous trouverez nos clips. Vous likez, OK?»

«C’est ‘Korea Oppa’, merci!»

D’accord on va «liker». On n’y manquera pas! D’ailleurs, on «like» déjà. C’est qu’on ne rencontre pas tous les jours trois jeunes Sud-Coréens férus de culture vietnamienne! Au pays du vietnamien calme…  - VOV/VNA

Voir plus

La pièce «Thi Mâu voyage à travers le temps». Photo : hanoi.gov.vn

À Hanoi, l’automne aux couleurs des arts de la scène

Le festival mettra en lumière des œuvres reflétant la richesse culturelle et historique de Hanoi, de son peuple et de son identité, avec des productions exceptionnelles dans un large éventail de genres théâtraux, notamment le cheo (théâtre populaire), le cai luong (théâtre rénové), le théâtre, les comédies musicales, le cirque, le théâtre de marionnettes et le tuông (théâtre classique).

Les vastes plaines alluviales qui bordent la rivière Cà Lô sont un lieu idéal pour camper le week-end. Photo : VNP

La dynamique de développement des villages d’artisanat

Au cœur des profondes mutations de notre époque, où le développement ne se mesure plus seulement à la vitesse de croissance mais aussi à la richesse de l’identité, la Résolution n°80-NQ/TW ouvre une nouvelle perspective : la culture ne suit plus le mouvement, elle l’accompagne et en devient un moteur d’impulsion.

Contrairement aux estampes polychromes, la peinture de Sinh utilise la matrice uniquement pour imprimer les contours, la coloration étant ensuite réalisée à la main, ce qui rend chaque œuvre unique. Photo : VNA

Les derniers gardiens de l'art des estampes populaires du village de Sinh à Hue

Ancré depuis plus de quatre siècles dans la vie spirituelle des habitants de l’ancienne cité impériale, l’art des estampes populaires du village de Sinh (quartier de Duong No, ville de Hue) a longtemps été au bord de l’extinction. Aujourd’hui relancé, ce savoir-faire ancestral ne survit pourtant encore qu’à travers les gestes d’une poignée d’artisans, posant avec acuité la question de la préservation d’un patrimoine populaire intimement lié aux croyances et à l’identité culturelle locale.

Des délégués et des citoyens visitent l'espace d'exposition du Musée de Hanoï. Photo : VNA

Pour faire de la culture un moteur du décollage touristique

Portée par la Résolution n°80-NQ/TW sur le développement de la culture vietnamienne, Hanoï accélère la valorisation de son immense patrimoine afin de faire de la culture un moteur de croissance durable, de dynamisme touristique et de créativité urbaine, malgré des défis persistants liés à la numérisation, aux infrastructures et à l’attractivité des produits culturels.

Dans le processus d’intégration internationale, la culture joue un rôle essentiel, contribuant à préserver l’identité nationale face aux influences extérieures et façonnant l’image du Vietnam dans le monde. Photo: VNA

Culture vietnamienne à l’ère numérique : entre valorisation et nouveaux défis

À l’ère du numérique, la promotion et la protection de l’identité culturelle vietnamienne sur Internet deviennent un enjeu stratégique. Si la technologie offre un second souffle aux valeurs traditionnelles, elle impose également de nouveaux défis face aux contenus inappropriés et à la nécessité de renforcer la « résistance culturelle » des citoyens.

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

Pagode Cuong Xa : record asiatique de murs gravés de svastikas

La pagode Cuong Xa, connue sous le nom de Quynh Khau Tu (« Monticule de Jade »), située dans le quartier de Tan Hung à Hai Phong, a reçu, le 3 mai, un record asiatique pour son vaste ensemble de murs de pierre gravés du symbole bouddhiste du svastika.

Les Journées européennes de littérature 2026 se tiendront du 7 au 17 mai. Photo : organisateurs

Voyage savoureux à travers Hanoi et les univers de la littérature européenne

Les Journées de la littérature européenne reviennent au Vietnam en 2026 avec un thème central : la solitude et la solidarité. Elles marquent à la fois le retour de l’un des festivals littéraires européens les plus importants au Vietnam et le retour à l’une des préoccupations les plus profondes de la littérature : le désir humain de connexion par-delà la distance et la différence.

Résolution 80 : 70 ans d’excellence du Théâtre national des marionnettes

Résolution 80 : 70 ans d’excellence du Théâtre national des marionnettes

Au cours de 70 années de construction, de renouveau et de développement (1956-2026), le Théâtre national des marionnettes s’est imposé comme le centre phare de cet art traditionnel dans le pays. Sa mission est de développer un art à la fois profondément vietnamien et résolument moderne, en sélectionnant et en intégrant les valeurs avancées de l’art mondial. Par cette approche, le théâtre contribue activement à façonner une culture vietnamienne avancée, imprégnée de l’identité nationale.